Le d'artillerie () est régiment d'artillerie français, créée en 1834 pendant la monarchie de Juillet au moyen d'éléments provenant de divers régiments d'artillerie.

Création et différentes dénominations 1834 : 1854 : 1860 : 1872 : 1883 : d'artillerie de campagne 1919 : d'artillerie de campagne porté 1923 : dissous 1939 : d'artillerie divisionnaire 1940 : dissous

Chefs de corps : François Ignace Delort de La Flotte : Charles Edmé François Xavier Michel Mariez : Louis Étienne Thouvenin : Jean Louis Auguste Olry : Edmond Le Bœuf : Gaëtan de Rochebouët : Antoine Adolphe Chautan de Vercly : Henri Jean Maigné : Joseph Jules Saint-Rémy : François Amédée de Franchessin : Eugène Jean René Pontgérard 1879 : colonel Zoegger 1884 : colonel Séard 1886 : colonel Gros 1891 : colonel Heintz 1895 : colonel Armand 1896 : colonel Bernard ? (avant ) : Vincent du Portal : colonel Ducrocq : lieutenant-colonel Delmas : lieutenant-colonel Bellier : commandant, chef d'Escadron () puis lieutenant-colonel () Chartier

Historique des garnisons, combats et bataille De 1834 à 1848 Le est créé par l'ordonnance du Historique des corps de troupes 1569-1900.

Il est formé en à Toulouse, avec 1 batterie à cheval du et 1 batterie à cheval du , 4 batteries montées des , , et , et 6 batteries à pied provenant des , et . Ces 6 batteries furent immédiatement montées* Batteries à pied : tout le monde est à pied* Batteries montées : conducteurs à cheval et servants à pied.* Batteries à cheval : tout le monde est à cheval.Louis Susane :Histoire de l'artillerie Française]..

Les garnisons qu'il a occupées sont : Toulouse en 1834, Valence en 1839, Lyon en 1843, et Strasbourg en 1848.

De 1837 à 1839, la est envoyée en Algérie, et participe au siège de Constantine en 1837.

De 1840 à 1844, les et sont envoyées en Algérie et participent aux expéditions de Miliana, de Médéa, Le Chétif, de Tlemcen et à la bataille d'Isly.

Second Empire Il est en garnison à Douai en 1850 et à Vincennes en 1858.

En 1854-1855 le régiment est envoyé en Crimée et participe au siège de Sébastopol et à la bataille de Traktir.

Il est devenu, dans l'organisation du , le « ». Il n'avait, en conséquence, conservé que son état-major et ses 2 batteries à cheval, avait reçu 6 batteries à cheval, dont 3 batteries à cheval du , 2 batteries à cheval du et 1 batterie à cheval du , et avait versé toutes ses batteries à pied, montées ou non montées : 4 batteries au , 1 batterie au , 1 batterie au et 6 batteries au .

En 1859, durant la Campagne d'Italie, il participe à la bataille de Magenta.

Le décret impérial du , qui prescrivait la formation de 3 nouveaux régiments montés, mit celui-ci sous le nom de . Par ce même décret, le nouveau est formé à Rennes et composé avec 5 batteries du et 5 batteries du .

Le régiment a tenu garnison à Rennes en 1860, à Auxonne en 1866, et à Toulouse en 1868.

Lors de l'expédition de Chine en 1860, il participe à l'attaque des forts du Peï-Ho, à l'attaque Tien Tsin à la prise de Pékin, au combat de Tchang-Ki-Ouang Combat de Tchang-Ki-Ouang 18 septembre 1860. et à la bataille de Palikao.

L'année suivante, il est envoyé en Cochinchine et il participe à la bataille de Ky Hoa, à la prise de Mỹ Tho et de « Tong Kéan ».

Revenu en France, il fait partie du corps expéditionnaire envoyé à Rome, de 1867 à 1870 pour soutenir la République romaine Le corps expéditionnaire français à Rome. vignette|La à la bataille d'Héricourt (15 janvier 1871). En 1870, les batteries du régiment sont éclatées dans plusieurs armées qui participent à divers engagements : Armée du Rhin : défense de Metz, bataille de Rezonville, bataille de Saint-Privat, bataille de Ladonchamps. Armée de Châlons : bataille de Beaumont, bataille de Mouzon, bataille de Bazeilles, bataille de Sedan. Défense de Paris : Bataille de Chatillon, bataille de La Malmaison, bataille de Champigny et de Villiers, bataille du Bourget, bataille de Buzenval. Armée de Vosges : bataille de Cussey Bataille de Cussey-sur-l'Ognon (1870), bataille de La Bourgonce, bataille de Dijon, combat de Saint-Apollinaire 30 octobre 1870 : Ce jour où la résistance de Dijon est entrée dans l'Histoire Armée de la Loire : bataille de Ladon Ladon : 150 ans après la bataille Ladon, un paisible village du Loiret en novembre 1870 par Jacqueline Besson-Le Huédé, bataille de Beaune-la-Rolande, bataille de Loigny, bataille de Patay Lieux de mémoire, Patay, Loiret, bataille d'Orléans, bataille de Beaugency Histoire de la ville et du canton de Beaugency pendant la guerre de 1870, bataille de Chambord L’affaire de Chambord en 1870, histoire oubliée Loir-et-Cher : décembre 1870 sous le feu des Prussiens, bataille de Morée Les chasseurs à pied et la campagne de 1870-1871. Décembre-1870 Monument du combat de Morée des 14-16 décembre 1870, bataille de Montoire Gino Segrais : Chronologie de la Guerre de 1870 : Décembre, bataille du Mans, bataille de Sillé-le-Guillaume Commémoration à Sillé de la guerre 1870-1871.« Elle est à l'origine de 80 millions de morts ! » Guerre 1870-1871 en Sarthe : les combats oubliés de Crissé Armée de l'Est : bataille de Villersexel, bataille d'Héricourt

De 1871 à 1914 Il se trouve à Tarbes de 1872 à 1914.

Lors de la réorganisation de 1872, il garde 9 batteries, reçoit 2 batteries à cheval du , et cède 1 batterie à pied au , 3 batteries montées au et 2 batteries montées au .

La réorganisation de 1873 place le dans la , et il perd ses batteries à cheval qui vont ; l'une au et l'autre au .

Première Guerre Mondiale

En casernement à Tarbes

Affectation , artillerie de la .

Composition : 3 groupes de 9 batteries de 75 (36 canons).

1914 Le , le quitte sa garnison à Tarbes et s'embarque les 7, 8 et pour aller en Lorraine où se concentrait le . Appelé en Belgique avec les autres éléments du corps d'armée le régiment s'embarque de nouveau à Toul. Il débarque à Avesnes, Fourmies et Anor et marche en avant jusqu'à Thuin et Gozée, situés en territoire belge. Le contact avec l'ennemi a lieu le .

Pendant toute cette journée, les 3 groupes exécutent des tirs violents sur l'infanterie et sur l'artillerie ennemie mais est contraint de se replier par Clairfayts, Liessies, Buironfosse et Villers-le-Sec.

Le , l'infanterie de la lance une offensive sur la rive droite de l'Oise et refoule l'ennemi avec l'aide des 3 groupes du RAC. Malgré le succès de ces opérations, la division d'infanterie reçoit l'ordre de repli. Le régiment poursuit alors son mouvement en rétrogradant par étapes, qui s'effectue par Sissy, Renansart, Monceau-lès-Leups, Crépy-en-Laonnois, Bucy-lès-Cerny, Foucaucourt, puis il franchit le canal de l'Ailette à Anizy-le-Château puis l'Aisne à Vailly.

Le , le régiment est pris sous de violents feux d'artillerie et de mitrailleuses sur la route de Mont-Notre-Dame.

Les jours suivants, le régiment continue son repli par Sergy, Courmont, Jaulgonne où la Marne est franchie sur un pont suspendu, puis Courtemont et Connigies.

Le , le régiment est relevé et sedirige sur Meillerav et stationne le lendemain à Saint-Martin-des-Champs.

Le , la division se porte sur Rupéreux ou, bousculé l'ennemi bat en retraite.

Talonnant l'envahisseur, le régiment se porte rapidement en avant par Augers et Pierrelez. Le , les et bombardent le village de Marchais-en-Brie où l'ennemi s'accroche désespérément et, après une lutte acharnée, l'infanterie enlève le village. La Marne est franchie et la poursuite continue par Essômes, Fère-en-Tardenois, Cierges, Coulonges, Dravegny, Mont-sur-Courville et Unchair.

Le , les avant-gardes appuyées par le franchissent l'Aisne à Maizyet et poussent rapidement vers Craonne. Mais l'ennemi a reçu l'ordre de tenir coûte que coûte sur cette position. Il y creuse des tranchées et les réactions de son artillerie se font de plus en plus violentes. Les reconnaissances du qui se portaient en avant pour préparer l'attaque de Craonne sont arrêtées au carrefour d'Oulches et de Craonnelle par l'infanterie ennemie. Le lendemain, la bataille continua, elle fut très dure mais le plateau de Vauclerc est enlevé et la pût s'établir solidement à 6 kilomètres au nord de l'Aisne.

Le marque la fin de la guerre de mouvement. Dans la période du au , le régiment est engagé constamment.

La Division solidement établie au nord de l'Aisne doit soutenir des combats très durs notamment le où l'ennemi essaye d'enlever la ferme d'Hurtebise et durant lesquels la est citée à l'ordre du corps d'armée :

Le , le front est complètement stabilisé. Le est en position au nord de Beaurieux, le à Le Blanc-Sablon le au nord de la ferme Cuissy.

Pendant les mois de septembre, octobre et novembre, de violentes attaques locales ont lieu dans les régions d'Hurtebise et du moulin de Vauclerc.

Divers changements de position sont effectués qui amènent le dans la région de Jumigny-Vassogne, le dans la région de Blanc-Sablon et le au nord de Beaurieux.

1915 C'est dans cette situation qu'une attaque violente surprend les groupes le . C'est la bataille de la Creute également appelée bataille de Craonne 25 janvier 1915, La bataille de la Creute. Cette attaque avait pour objet de rejeter les troupes Françaises au sud de l'Aisne. Les combats sont meurtriers, et malgré une résistance de fer, les assaillants parviennent à enlever la ferme d'Hurtebise et la creute située au nord de Vassogne. Le 27 au matin, les Allemands sont maîtres de la totalité des anciennes positions françaises sur le plateau du Chemin des Dames.

Le secteur étant ensuite généralement calme, le régiment augmente, les positions défensives, la protection des casemates et d'organise un système complet de positions en vue d'une offensive prochaine.

En , le Colonel Ducrocq prend le commandement du régiment.

1916 Le , la est relevée du secteur de l'Aisne, et est dirigé par étapes sur Épernay par Loupeigne et Cuisles. Arrivé à Cuisles, il reste quelque temps sur place et exécute des manœuvres au camp de Fère-en-Tardenois. Les 28 et , il s'embarque à Épernay et débarque dans la région de Sommeilles-Nettancourt. Le régiment stationne jusqu'au dans la région de Rancourt et se dirige sur Verdun par Louppy-le-Petit, Seraucourt où il séjourne à nouveau et manœuvre jusqu'au .

Après cette période de repos, il rejoint la zone des combats et se porte par Seraucourt et Landrecourt dans le secteur de Souville où il relève l'artillerie de deux autres divisions, les et .

L'appui du d'artillerie s'exécute depuis les environs du fort de Douaumont jusqu'au bois de la Caillette. Le est en position sur la croupe ouest de Fleury, le est en position sur le versant nord de la croupe du fort de Souville et le est en position au fort Saint-Michel.

L'ennemi se montre très mordant pendant cette période, exécutant plusieurs fois par jour des attaques locales avec de gros effectifs. À partir du , les attaques ennemies deviennent de plus en plus fréquentes et plus puissantes. La relève du régiment commencée dans la nuit du 7 au est interrompue par suite d'une forte attaque ennemie commencée le 7 qui réussit à enlever le fort de Vaux et qui s'étendit le 8 vers l'ouest de la zone d'action du régiment. La gauche fléchit à la ferme Thiaumont et l'infanterie française est refoulée jusqu'à Fleury. Après de violentes contre-attaques, les troupes finissent par arrêter l'ennemi et la situation se stabilise légèrement, permettant de terminer la relève du régiment le .

Les 9 batteries du régiment ont tiré une moyenne de par jour, soit en tirs de barrage, soit en tirs systématiques de harcèlement, soit en tirs de peignage sur les premières lignes ennemies. Toutes les batteries du régiment ont été systématiquement contrebattues par l'artillerie allemande recevant chacune, une moyenne de 800 à de 150. Durant cette période le régiment a perdu 15 tués et 57 blessés.

Après, relève, le régiment est regroupé à Dampierre-le-Château où il stationne jusqu'au , quand il est dirigé vers le secteur de Sainte-Menehould. Du au