L'aéroport de Limoges-Bellegarde est un aéroport international situé à Bellegarde, dans la commune de Limoges (région Nouvelle-Aquitaine). En plus de la desserte de Limoges, il sert aussi de porte d'entrée au Limousin. Il est à du centre-ville de Limoges et à de Saint-Junien, deuxième ville du département de la Haute-Vienne. Dans un rayon d'une heure et demie en voiture, on trouve les agglomérations de Poitiers, Périgueux, Angoulême, Châteauroux, Guéret, Tulle et Brive.

C'est un des aéroports les plus élevés parmi ceux ayant une piste de plus de (2440 m). C'est également sur le site que se trouve la station météo donnant les prévisions pour la ville de Limoges. L'aéroport étant situé plus haut que la ville, sa température est en moyenne inférieure de 2°.

C’est de même l’aéroport français avec un taux de présence des compagnies à bas prix dans le trafic le plus important (près de 89 %). C’est en raison de sa configuration au centre du pays mais aussi avec sa longue piste et son ILS CAT III que de nombreux avions insolites y atterrissent : avions militaires (AWACS, A400M...) et avions d’essais (A321neo, A350, A380...).

Histoire Le premier aéroport

vignette|gauche|upright=0.5|1er logotype d'Air Limousin, compagnie Limougeaude. Le premier aérodrome de Limoges, l'aérodrome de Limoges-Feytiat, fut ouvert au Mas de l'Age dans la commune de Couzeix dans les années 1920 puis a été transféré à Feytiat, sur le terrain de l'actuel golf municipal, en 1933.

La compagnie Air Limousin y assura ses premiers services d'avion taxi à partir de 1967 avant d'offrir ses premières lignes régulières à Bellegarde.

C'était en 1969 que la compagnie Air Limousin (dont le siège était à Limoges) inaugurait la liaison La Rochelle - Limoges - Clermont Ferrand - Lyon en Beechcraft 70 Queen Air, immatriculé F-BRNI.

Les débuts de l'actuel aéroport Le , les travaux débutent. L'aéroport prend forme en 1971. Le projet est alors soutenu par le maire Louis Longequeue.

La piste est aménagée en dur longue de 2 280 m et large de 45 m. Elle est dotée d'un balisage de basse intensité pour les atterrissages de nuit.

Une Caravelle se pose sur le tarmac limougeaud pour la première fois le qui rassemble près de 3.000 personnes à 9 h 30 du matin. L’avion immatriculé F-BJTO d'Air Charter International amène sur Limoges les personnalités et les journalistes parisiens venus assister aux championnats de France de labour organisés à Nexon. Cet atterrissage correspond à l’ouverture de l’aéroport à la circulation aérienne publique.

Le site actuel est totalement aménagé en 1972 avec l'ouverture d'une aérogare et deux compagnies.

Air Inter inaugure sa ligne vers Paris le comme Air Limousin (qui disparaissait en 1978 en fusionnant avec Air Alpes et qui renaissait en 1978 en devant Air Limousin Transports Aériens - ALTA dont le siège et la base opérationnelle se trouvaient sur le site de l'aéroport) ouvre la ligne Nancy - Dijon - Limoges - Bordeaux.

Air Limousin ouvrira des lignes intérieures vers Châteauroux, Nantes, Agen, Brive, Lyon, Angers, Marseille, Toulouse ou Nice.

En 1973, la piste est équipée d'un atterrissage tout temps et TAT (Touraine Air Transport) ouvre le une ligne entre Limoges et Bergerac.

Air Limousin fusionne avec Air Alpes le .

Entre-temps, la Compagnie Aérienne du Languedoc (CAL) avait, à la demande des Chambres de commerces respectives, exploité dès 1976 les lignes Limoges - Poitiers - Nantes en Twin Otter, Bergerac - Périgueux- Limoges et Brive - Limoges, confiées fin 1978 à la nouvelle compagnie Air Limousin-TA.

La ligne Agen - Bergerac - Limoges par TAT est suspendue en .

Une nouvelle aérogare est construite puis livrée le .

En 1982 s'installe un détachement de la gendarmerie qui opère aujourd'hui avec un Écureuil et pendant cette décennie un seuil d'approche artificiel est aménagé au nord de la piste pour sécuriser les atterrissages aux instruments, .

En 1984, Air Limousin ALTA, toujours basée à Limoges, exploitait des Nord 262 de 27 places. Elle exploitait alors les lignes Limoges-Agen et Limoges-Brive assurant une correspondance directe avec les vols Air Inter Limoges-Paris Elle desservait également Paris au départ d’Aurillac.

Après la faillite d'Air Limousin TA en 1989, la compagnie TAT reprenait 100 des salariés et 4 avions d'Air Limousin et reprenait à son compte les lignes de Limoges vers Brive, Lyon et Paris..

En 1992, la Poste ouvre une ligne de fret aérien vers Paris via Clermont-Ferrand qui transporte en moyenne de courrier par an avec un Fokker 27 de la compagnie Europe Airpost. A cette époque, Airbus fait de nombreux touch-and-go sur le site avec la famille A320 pour le qualifier. Airbus a également pratiqué cet exercice pour qualifier l'A380.

Au rachat d'Air Inter par Air France en 1997, cette compagnie reste la seule à exploiter des lignes intérieures soit avec ses filiales Brit Air et Régional soit en affrétant Airlinair.

La ligne de fret aérien exploitée par la Poste est finalement arrêtée en 2012, à cause de la baisse du courrier à transporter.

L'aéroport international Depuis 1994, l'aéroport est la propriété du Syndicat Mixte de l'Aéroport Limoges-Bellegarde (SMALB) composé de la Région Nouvelle-Aquitaine(49.60%) qui s'est substituée à la région Limousin (ancienne région administrative) lors de leur fusion le , le département de la Haute-Vienne (25.2%) et Limoges Métropole (25.2%). Le Syndicat Mixte est présidé par François Vincent, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine et dirigé par Christophe Castellarnau, ingénieur territorial en chef et ancien directeur des opérations sol de la compagnie XL Airways France. Le budget général (section fonctionnement + section fonctionnement), hors budget de financement des missions régaliennes est d'environ 13 millions d'euros pour 2025.

En 2004, deux compagnies à bas prix, Ryanair et FlyBe, ont commencé à ouvrir des lignes vers le Royaume-Uni. gauche|vignette|302x302px|La tour de contrôle Une nouvelle tour de contrôle a été construite dans les années 1990 et avec le succès des vols internationaux et une troisième aérogare, capable de recevoir , a été édifiée puis ouverte le .

Devant le succès de l'aéroport et avec les stationnements anarchiques, un parking payant a été créé en 2008.

Brit’Air, filiale d’Air France souhaite mettre fin à la ligne vers Roissy le malgré un taux de remplissage moyen de 56% avec une progression de 5%. La ligne aérienne Limoges-Paris est néanmoins préservée au nom du service public jusqu’en .

En février 2009, les aéroports de Limoges, Poitiers et Bergerac ont signé une convention de partenariat pour mettre en commun un maximum de services (mutualisation des matériels et personnels en cas de besoin, achats groupés, offre globale aux Low Cost...). En , l'aéroport d'Angoulême a rejoint cette convention qui dorénavant s'appelle Les Aéroports du Centre-Ouest (ACO).

En été, deux à six navettes bus par jour relient l'aéroport à la chambre de commerce en mini bus climatisé.

De nombreuses destinations régulières en France ont existé (Brive, Toulouse, Rennes, Marseille, Clermont-Ferrand, La Rochelle, Bordeaux, Pau, Agen, etc.). Aujourd'hui, celles-ci s'orientent beaucoup vers le Royaume-Uni.

La compagnie TwinJet reprend la liaison vers Paris en Beechcraft 1900 de 19 places en 2010.

En février 2012, le directeur de l'aéroport, Jean-Philippe Gaillard, nommé depuis 3 mois a été démasqué pour usurpation. En effet, il avait menti sur ses diplômes, son expérience dans le domaine aéronautique mais également sur son casier judiciaire qui comptait déjà des cas d'usurpation. Paradoxalement son travail aurait été de bonne qualité.

La compagnie normande Chalair Aviation a pris la succession de Hop ! pour la liaison entre Limoges et Lyon depuis le et ouvre la ligne saisonnière Limoges-Avignon-Ajaccio.

En 2018, la ministre des transports Elisabeth Borne annonce deux obligations de service public afin de pérenniser les lignes de Lyon et Paris. La compagnie retenue est la compagnie française Chalair Aviation qui assurera ces lignes en ATR42-500 ou même occasionnellement en ATR72-500. Ces annonces seront un coup de pouce pour les habitants, les vols commençant désormais à 58€ l’aller contre plus de 300 auparavant.

En 2019, à la suite d'un accord avec la direction de l’aéroport, la compagnie Chalair investit à Limoges : elle y base 3 ATR42 et un ATR72 et y maintient sa plateforme de maintenance tout en recrutant de nombreux mécaniciens, PNC et pilotes. Elle crée de même une école de personnel navigant commercial (hôtesses et stewards) qui formera plusieurs dizaines de personnes par an.

La liaison régulière Paris-Limoges, assurée par Chalair Aviation est pourtant arrêtée à partir de en raison d'un trafic jugé insuffisant par les collectivités qui la subventionnaient (5 passagers par vol en moyenne).. Celle de Lyon est pérennisée, Chalair exploitant un ATR de 42 places sur cette ligne.

Ryanair ouvre une ligne intérieure saisonnière vers Marseille en .

En , la liaison vers Paris est rouverte, et assurée par la compagnie Volotea avec deux aller-retours par jour. Elle bénéficie de différentes subventions publiques pour un montant total de 5,6 millions d'euros sur 14 mois..

Galeries photographiques Vues aériennes

Photographies

Accidents Le , un Boeing 737 de Ryanair, assurant la liaison Charleroi/Limoges, est sorti de la piste à l'atterrissage à la suite d'une mauvaise gestion de l'atterrissage par les pilotes. Cet accident a fait quelques blessés légers. Le à 23 h 30, un Boeing 737 de Ryanair, assurant la liaison Bristol/Barcelone, a atterri en urgence à Limoges à la suite d'une dépressurisation. Dix-sept passagers ont été acheminés aux urgences du CHU et de la clinique Chénieux pour des blessures légères aux tympans. Le un voyant indiquant un départ de feu sur le moteur gauche de l'ATR postal a obligé l'équipage à effectuer un retour d'urgence. Aucune conséquence ni pour les passagers ni pour l'appareil. Le , un Airbus A350 XWB assurant la formation des équipages étrangers est sorti de la piste après des pluies torrentielles. Aucun blessé n'est à déplorer mais l'avion aura conduit à la fermeture de l'aéroport jusqu'au lendemain tôt dans la matinée, bloquant ainsi plusieurs vols.

Trafic Cet aéroport est ouvert 24 heures sur 24 au trafic commercial national et international, régulier ou non, aux avions privés, tant en vols aux instruments IFR qu'en vols à vue VFR.

Bénéficiant de produits diversifiés (lignes nationales, bas prix international, aviation d'affaires et de loisir, vol à voile), sa fréquentation a été en hausse jusqu'en 2007. Depuis, sa fréquentation a baissé de 20 %. En 2015, après 7 ans de baisse continue du trafic, on enregistre une hausse de la fréquentation de l'ordre de 0,6 % par rapport à 2014.

Dès l'ouverture des lignes low cost en 2005, le trafic international a dépassé le national (près de 87 % en 2015). Le trafic 2017 a été de 309 641 passagers classant l'aéroport à la place des aéroports de France métropolitaine.

Au trafic commercial s'ajoute un trafic d'affaires (+ 80 % en 2008 avec 1 052 passagers) réparti ainsi : 45 % par les entreprises, 30 % pour le sanitaire, 20 % pour les VIP et 5 % pour le fret. Ce trafic d'affaires justifie sur l'aéroport la présence d'une compagnie d'avions taxi (Air N. Solutions) et d'Hélicolim Service, entreprise de travail aérien et de transport exploitant un Bell 206 B Jetranger II immatriculé F-GHIO.