La ville de BruxellesNom utilisé dans l'article 194 la constitution belge.Nom utilisé sur le site de la ville (prononcé ., ; ) est la capitale de la Belgique composée de https://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK. Elle accueille également les sièges des Communautés française et flamande, de plusieurs institutions internationales liées ou non à l'Union européenne – dont la Commission européenne et les commissions, lobbies et groupes politiques du Parlement européen, ainsi que celui de l'OTAN dans la section de Haren.

La commune porte le titre honorifique de ville. Elle est située au centre de la région de Bruxelles-CapitaleVoir l'article 194 de la Constitution belge, la FAQ bruxelles.be et cette publication officielle, et est entourée par d'autres communes qui constituent avec elle cette région de 19 communes peuplée de au et dotée de l'autorité supra-communale d'un gouvernement et d'un parlement. À l'extérieur s'étend la périphérie bruxelloise débordant dans la Région flamande dans laquelle la région bruxelloise est enclavée pour former l'agglomération bruxelloise.

La commune de Bruxelles proprement dite est constituée de plusieurs territoires : d'abord le Pentagone qui délimite le centre historique, ensuite les anciennes communes de Laeken, Haren et Neder-Over-Heembeek, et enfin les parties de communes voisines annexées qui sont le quartier Nord-Est avec l'extension moderniste du quartier nord et ses immeubles tours, le « quartier européen » (partie informelle du quartier Léopold) et le quartier de l'avenue Louise ainsi que le bois de la Cambre et une partie de la forêt de Soignes..

La ville de Bruxelles s'étend sur et compte au , soit une densité de .

Territoire communal

La ville de Bruxelles est composée de : la section de Bruxelles, proprement dite, qui comprend : le centre historique de la ville, plus ou moins délimité par l’emplacement des anciennes murailles de la seconde enceinte, aujourd'hui constitué par les boulevards de la petite ceinture. La forme géométrique de cette partie de la commune la fait également désigner sous le nom de Pentagone ou de Cœur de Bruxelles ; des territoires annexés durant la seconde moitié du : à l'est, en 1853, à la suite de la faillite de l'administration communale de Saint-Josse-ten-Noode, la ville de Bruxelles rachète la moitié de cette commune. C'est aujourd'hui le « quartier des squares », la seule partie de la section de Bruxelles à avoir le même code postal (1040) que la commune d'Etterbeek ; au sud, en 1860, 123 hectares de la forêt de Soignes sont annexés pour en faire le bois de la Cambre, aménagé en parc « à l’anglaise », destiné à devenir la promenade de l'aristocratie de la ville. Simultanément est créée, pour y accéder, une large et prestigieuse avenue, l’avenue Louise, également annexée à Bruxelles, qui coupe en deux parties la commune d’Ixelles (et qui exclave un petit secteur au nord-est de la commune de Saint-Gilles) ; à l’est, en 1880, un champ de manœuvre de l’armée et les terrains alentour, situés dans la commune d’Etterbeek, sont rattachés à Bruxelles-ville pour y créer le parc du Cinquantenaire, lors de la commémoration du jubilé de l’indépendance. On y installe musées et lieux de manifestations commerciales. Les quartiers situés entre le parc et le centre-ville, également annexés à cette époque, accueillent aujourd’hui les bâtiments de l’Union européenne ; au nord, les anciennes communes de Laeken, Neder-Over-Heembeek et Haren, fusionnées en 1921 à la ville de Bruxelles et devenues aujourd'hui des sections de la commune.

Le Pentagone

thumb|left|upright|Les quartiers.

Quartier du Centre

C’est au cœur du quartier de l’île Saint-Géry, formé par la Senne et sur lequel aurait été construit un premier donjon vers 979, qu’on situe l’origine de la ville. Aujourd’hui, le quartier autour des halles Saint-Géry, ancien marché couvert, est l’un des quartiers branchés de la capitale. Le quartier du Centre conserve quelques vestiges de la première enceinte de Bruxelles du , qui englobait le premier port de Senne, la collégiale romane, remplacée ultérieurement par la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, et le château ducal du Coudenberg (quartier Royal). Au centre de ce triangle se trouvent la Grand-Place de Bruxelles, le quartier de l’Îlot Sacré (qui tire son nom de sa résistance aux projets de démolition), lui-même traversé par les galeries royales Saint-Hubert, le quartier Saint-Jacques qui accueillait les pèlerins en route vers Compostelle et le quartier de la Bourse, construit à l’emplacement d’un ancien couvent dont les vestiges ont été mis au jour.

Quartier royal

Ainsi nommé parce qu’il abrite, d'une part, la place Royale, construite sous Charles-Alexandre de Lorraine sur la colline du Coudenberg, à l’emplacement de l’ancien palais des ducs de Brabant et dont certains niveaux de soubassement existent toujours, d'autre part, le palais royal de Bruxelles, qui fait face au parc de Bruxelles de l’autre côté duquel se trouve le Parlement. En contrebas, la gare centrale et le Mont des Arts où se trouvent la Bibliothèque royale de Belgique, la Cinémathèque royale de Belgique, le palais des beaux-arts de Bruxelles, le Musée du Cinéma, le Musée des instruments de musique, le Musée BELvue et les musées royaux des beaux-arts de Belgique.

Quartier des Sablons

De la place Royale, la rue de la Régence traverse les quartiers des petit et grand Sablons, quartier huppé où se trouve l'église Notre-Dame du Sablon et où se tient le marché des Antiquités au sein duquel les antiquaires, marchands d’art et autres commerces de luxe ont leurs magasins, non loin duquel se trouvait la Maison du Peuple de Victor Horta. S'y trouvent également le palais d'Egmont et le Conservatoire royal de Bruxelles.

Quartier des Marolles

À l’ombre du gigantesque palais de justice s’étend le vieux quartier populaire des Marolles (à ne pas confondre avec « la Marolle » que les puristes délimitent à 7 rues seulement). De la place de la Chapelle à la place du Jeu de Balle, où se tient depuis 1873 le marché aux puces quotidien, le long des rues Haute et Blaes, les brocanteurs et les commerces populaires cèdent depuis des années la place aux antiquaires, entraînant une profonde mutation du quartier. On y découvre la Cité Hellemans, remarquable exemple des premiers ensembles de logements sociaux collectifs du début du , construite en lieu et place des nombreuses impasses insalubres que comptait le quartier. La rue Haute, l'une des plus longues et des plus anciennes voiries de la ville qui suit le tracé d'une ancienne voie gallo-romaine, longe ensuite l'hôpital Saint-Pierre, situé à l'emplacement d'une ancienne léproserie, pour aboutir à la porte de Hal, seule rescapée de la série de portes qui permettaient le passage à l'intérieur de la seconde enceinte de Bruxelles.

Quartier Midi-Lemonnier

C’est au cœur de ce quartier, à l’endroit où se trouve aujourd’hui la place Rouppe, qu’était située dès 1839 la première gare bruxelloise à destination du sud, terminus de la ligne du Midi, appelée gare des Bogards, en souvenir du couvent du même nom à l’emplacement duquel elle était construite et auquel la rue des Bogards est de nos jours seule à faire référence. La présence d’une gare à cet endroit est l’explication de la largeur inhabituelle de l’actuelle avenue de Stalingrad, qui va de la place Rouppe à la petite ceinture, débarrassée de ses voies ferrées depuis l’inauguration de la gare du Midi construite en dehors du Pentagone en 1869. À la même époque, à la suite du voûtement de la Senne, le quartier voit la construction dans un style haussmannien des grands boulevards du centre, dont le boulevard Maurice Lemonnier, bordé par les places Fontainas et Anneessens (emplacement de l’ancien Vieux Marché) et par le palais du Midi (nombreuses salles de sport…). Aux alentours de la gare du Midi et de son célèbre marché hebdomadaire du dimanche midi et de la Foire du Midi, c'est un quartier très vivant et multiculturel, avec les grands boulevards du Midi et Lemonnier, la place Stalingrad, etc. Il est en pleine mutation et rénovation avec notamment le projet d'une nouvelle station pour le Métro 3, baptisée Toots Thielemans.

Quartier de la Senne

Les terrains alors humides et marécageux des alentours des actuelles rues de la Senne et des Fabriques étaient dès le Moyen Âge occupés par des artisans. Un bras de la rivière traversait les remparts de la seconde enceinte à hauteur de la porte de Ninove par la Petite Écluse qui servait de porte maritime. Une impasse de l’écluse a subsisté à cet endroit jusque dans les années 1960. Plus tard s’y sont installées des petites industries et de nombreuses brasseries artisanales, aujourd’hui disparues, dont attestent encore les noms de la rue du Houblon et des deux Marchés aux Grains, l’ancien et le nouveau. La Tour à Plomb, qui servait à la fabrication de plomb de chasse, calibré au travers d'un gabarit et refroidis durant leur chute, et la rue de la Poudrière témoignent également d’anciennes activités du quartier. Longtemps délaissé à la suite de la délocalisation des entreprises en dehors du centre, le quartier fait depuis quelques années l’objet d’un nouvel intérêt dû à la mode des lofts aménagés dans les nombreux locaux industriels désaffectés. Les environs de la rue Antoine Dansaert, nouveau quartier branché, attirent une nouvelle population jeune et aisée, en majorité néerlandophone. Ces deux nouvelles situations, qui ont pour conséquences la hausse des loyers, ne sont pas sans poser certains problèmes aux habitants moins favorisés du quartier.

Quartier des Quais

Ce quartier correspond à l'ancien port de Bruxelles, qui fut longtemps le « ventre de la ville ». Les bateaux venant de l'Escaut entraient par la porte du Rivage, à l'emplacement de l'actuelle place de l'Yser, pour rejoindre un des canaux dont chaque quai était dédié à un type de marchandises. Comblés au lors de l'ouverture du nouveau port, ces canaux furent remplacés par de larges boulevards, dont les deux côtés conservent dans leurs noms le souvenir de leur ancienne fonction : quai aux Briques, au Bois à Brûler, au Foin, à la Houille, à la Chaux, etc. ; ou évoquent les activités commerciales du quartier : rue du Magasin, des Commerçants, Marché aux Porcs, marché aux Poissons ou quai du Commerce. Le long des quais, de nombreuses maisons bourgeoises ayant appartenu à de riches marchands ont gardé leurs entrées cochères menant aux entrepôts. Sur le boulevard d'Ypres on rencontre encore des grossistes en produits alimentaires, aujourd'hui approvisionnés par camions plutôt que par bateaux. Le quartier abrite aussi l'ancien béguinage de Bruxelles, avec l'église Saint-Jean-Baptiste et le remarquable Grand Hospice Pachéco.

Quartier Marais-Jacqmain