Les élections générales québécoises de 1973 ont lieu le afin d'élire à l'Assemblée nationale du Québec les députés de la . Il s'agit de la générale dans cette province du Canada depuis la confédération de 1867. Le gouvernement libéral de Robert Bourassa est réélu, défaisant l'Union nationale et le Parti québécois et remportant la plus importante majorité parlementaire dans l'histoire du Québec.
Contexte Le Parti libéral de Robert Bourassa est au pouvoir depuis . Cinq mois plus tard, la crise d'Octobre ébranle la société québécoise. En 1971, le premier ministre annonce un ambitieux projet de développement hydro-électrique à la Baie-James. La même année, il fait échouer le projet de refonte constitutionnelle du premier ministre canadien Pierre-Elliott Trudeau.
Après sa défaite du , l'Union nationale est reléguée au troisième rang, derrière le Parti québécois en nombre de voix. Gabriel Loubier est élu chef le et tente de repositionner le parti comme « troisième voie » autonomiste entre le fédéralisme libéral et l'indépendantisme péquiste. Il rebaptise brièvement la formation Unité‑Québec et engage une réforme organisationnelle et programmatique, avant de revenir en au nom traditionnel d'Union nationale dans l'espoir de freiner une chute continue des appuis à la veille du scrutin.
En 1972, une crise éclate au Ralliement créditiste du Québec et trois personnes, Armand Bois, Camil Samson et Yvon Dupuis, luttent pour le poste de chef du parti.
Réforme électorale En , une refonte du système électoral québécois est adoptée ; en particulier les « circonscriptions privilégiées » garanties aux anglophones sont supprimées.
Une réforme de la carte électorale (projet de loi 62) est adoptée en avec entrée en vigueur prévue au . Le projet de loi est adopté sur division avec abstention des députés d'Unité-Québec. La nouvelle carte délimite 110 circonscriptions et remplace celle adoptée en 1965 et utilisée pour les élections de 1966 et 1970.
Déroulement Déclenchement En , le premier ministre déclenche des élections anticipées, espérant prendre de surprise les partis d'opposition, et en particulier le Parti québécois.
Dates importantes : émission du bref d'élection. : scrutin : ouverture de la session.
Analyse des résultats Robert Bourassa espérait profiter de l'effet de surprise lié au déclenchement des élections. Le résultat dépasse ses attentes : l'Union nationale, qui avait formé le gouvernement avant l'élection précédente, est complètement balayé de la carte électorale (le parti réussit néanmoins à revenir à l'Assemblée nationale avec l'élection de Maurice Bellemare lors d'une élection partielle de Johnson en 1974). Il ne réussira cependant plus jamais à former l'opposition officielle. Le Parti créditiste (nouveau nom du Ralliement créditiste) est déchiré par les dissensions internes, et perd 10 de ses sièges, tombant à seulement 2. Le Parti québécois de René Lévesque ne perd qu'un seul siège, tombant de 7 à 6 sièges (perdant la circonscription de Gouin). Toutefois, grâce à la déroute totale de deux autres partis d'opposition, il parvient à former l'opposition officielle. René Lévesque ne réussit cependant toujours pas à se faire élire à l'Assemblée nationale dans la circonscription de Dorion.
Résultats 102 sièges 6 sièges 2 sièges ^ majorité Résultats par parti politique center
Résultats par circonscription
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Liens externes Section historique du site de l'Assemblée nationale du Québec
1973 Quebec Catégorie:1973 au Québec Catégorie:Octobre 1973