Proses lyriques est un cycle de mélodies pour voix et piano de Claude Debussy composées en 1892-1893 sur des poèmes écrits par le compositeur.

Présentation Proses lyriques est un cycle de quatre mélodies composées entre 1892 et .

Textes Essai littéraire à l'origine, deux des poèmes qui constituent les Proses lyriques sont publiés en dans les Entretiens politiques et littéraires de Vielé-Griffin.

Contrairement à ce que laisse penser le titre, les textes ne sont pas des proses mais des vers libres, .

Mélodies Les Proses lyriques comprennent quatre mélodies, :

De rêve ( « La nuit a des douceurs de femme... »), en si mineur, « modéré », dédié à Vital Hocquet (Narcisse Lebeau), page ; De grève (« Sur la mer les crépuscules tombent... »), en ré majeur, « modéré, mais sourdement agité », dédié à Raymond Bonheur, ; De fleurs (« Dans l'ennui si désolément vert... »), en ut majeur, « lent et triste », dédié à Ernest Chausson ; De soir (« Dimanche sur les villes... »), en sol dièse mineur, « modérément animé », dédié à Henry Lerolle.

Les Proses 3 et 4 sont créées à Paris le à la Société nationale de musique, par Thérèse Roger accompagnée au piano par Debussy. Le cycle complet est possiblement donné en première audition à Lyon, le chez Mauvernay.

La partition est publiée par Fromont en .

Dans une orchestration de Jean Roger-Ducasse, l'œuvre est donnée en première audition le à Paris, salle Gaveau, aux Concerts Lamoureux, avec Suzanne Balguerie, sous la direction de Paul Paray. Cette version, non publiée, est disponible en location chez Jobert.

Analyse Pour la musicologue Marie-Claire Beltrando-Patier, le recueil, .

Éric Lebrun relève que les Proses lyriques contiennent en germe tout l'univers de Pelléas et Mélisande, .

La première mélodie, De rêve, . La pièce est constituée de trois strophes qui s'enchaînent par retour des éléments thématiques. Musicalement, l'harmonie, .

La deuxième mélodie, De grève, , dans laquelle . Sur une musique , .

La troisième mélodie, De fleurs, est un . Dans la partition, . Vladimir Jankélévitch rapproche la partition des Serres chaudes d'Ernest Chausson : .

La quatrième et dernière mélodie du recueil, De soir, qui évoque des images verlainiennes (fêtes, gares, banlieues), , dégage deux atmosphères musicales : .

La durée moyenne d'exécution de l’ensemble est de dix-neuf minutes environ.

Dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par le musicologue François Lesure, Proses lyriques porte le numéro L 90 (84).

Discographie

Debussy Songs vol. 2, (soprano), Malcolm Martineau (piano), Hyperion Records CDA67883, 2012. Claude Debussy : intégrale des mélodies, 4 CD, Liliana Faraon et Magali Léger (sopranos), Marie-Ange Todorovitch (mezzo-soprano), Gilles Ragon (ténor), François Le Roux (baryton), Jean-Louis Haguenauer (piano), Ligia Digital, 2014 ; Claude Debussy : The complete works, CD 21, Warner Classics, 2018 : version originale : Elly Ameling (soprano) et Dalton Baldwin (piano) ; orchestration Roger-Ducasse : Marie Atger (soprano), Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, Marius Constant (dir.).

Bibliographie . . . .

Références

Liens externes

Catégorie:Mélodie de Claude Debussy Catégorie:Mélodie française Catégorie:Œuvre musicale composée en 1893