Les élections générales québécoises de 1998 ont lieu le afin d'élire les députés de la à l'Assemblée nationale du Québec. Il s'agissait de la générale depuis la confédération canadienne de 1867. Les brefs ont été émis le . Le Parti québécois (PQ), dirigé par Lucien Bouchard et au pouvoir depuis l'élection de 1994, est reporté au pouvoir. Le gouvernement est dissous le 14 novembre 1998 en prévision des élections, le tout par décret dans la Gazette officielle du Québec.

Contexte et enjeux Après la défaite serrée du projet d'indépendance du Québec et d'union économique avec le reste du Canada proposé par le Parti québécois lors du référendum de 1995, le chef péquiste Jacques Parizeau démissionne. Lucien Bouchard, alors chef du Bloc québécois à la Chambre des communes du Canada, quitte la politique fédérale pour prendre la direction du Parti québécois et devenir d'office premier ministre du Québec en 1996.

Jean Charest, qui mène les troupes du Parti libéral du Québec depuis le 30 avril 1998, arrive également de la scène fédérale, où il avait été chef du Parti progressiste-conservateur du Canada. Il est d'abord perçu comme mal adapté à son nouveau parti et à la politique provinciale ; il réussira plus tard à surmonter cette perception.

Bouchard s'engage à tenir un autre référendum pendant son mandat si les « conditions gagnantes » sont réunies. Les sondages lui donnent une bonne marge, mais celle-ci « s'envol[e] en fumée, page 79. » le jour du scrutin « dans ce que et Bouchard et Charest ont diagnostiqué comme une réticence de l'électorat à offrir au chef du PQ la condition gagnante que serait une vraie victoire ». Le PQ l'emporte en nombre de sièges, mais obtient moins de voix que le PLQ. En définitive, le nombre de sièges remportés par les deux partis principaux est quasiment identique à celui de l'élection précédente de 1994. Le Parti québécois conserve donc un gouvernement majoritaire.

Mario Dumont, chef de l'Action démocratique du Québec, réussit à se faire réélire dans sa propre circonscription. Il demeure toutefois, comme à l'élection de 1994, le seul député élu de son parti.

Campagne Report de l'élection dans la circonscription de Masson Exceptionnellement, dans la circonscription de Masson, le vote a été reporté au 14 décembre en raison du décès durant la campagne du candidat du Parti québécois, Yves Blais..

Soutiens de la presse En 1994En 1998 Le Devoir Parti québécois Parti québécois Le Soleil Pas de soutien Parti libéral La Presse Pas de soutien. Parti libéral. The Gazette Parti libéral Parti libéral

Contrairement aux élections précédentes, tous les principaux journaux francophones font le choix de soutenir explicitement un parti. Seul Le Devoir soutient le Parti québécois, tous les autres journaux supportant le Parti libéral du Québec. Dans son éditorial du 26 novembre intitulé « Nous n'avons pas confiance » (en référence au slogan du Parti québécois) le président du Soleil rejette l'approche du PQ voulant atteindre des conditions gagnantes pour tenir un troisième référendum, ce qui fait du Parti libéral le seul choix retenu pour cette élection.

L'éditorial du président de la Presse publié le même jour reprend un argumentaire similaire. Il souligne que si le gouvernement est parvenu au déficit zéro, cela aura été au prix de compressions sévères dans les services publics et critique durement le bilan du gouvernement envers la région métropolitaine de Montréal et sa politique linguistique (notamment la recréation de la Commission de protection de la langue française). Malgré un jugement mitigé sur la campagne libérale et la qualité de l'équipe entourant Jean Charest, l'éditorial se conclut par un appui au Parti libéral.

Sondages

Résultats

76 sièges 48 sièges 1 siège ^ majorité

Résultats par parti politique center

Résultats par circonscription

Voir aussi Notes et références Notes

Références

Sources

Section historique du site de l'Assemblée nationale du Québec

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