Jérôme Bisson, né le à Toulon et mort le à Toulouse, est un général de division français, grand-croix de la Légion d'honneur.
Officier sorti du rang, il se distingue durant la conquête de l'Algérie, puis, général, il commande une brigade lors de la guerre de Crimée, et est blessé à la bataille de Malakoff lors de la prise de Sébastopol en . Il commande une division au cours de la guerre de 1870 et s'illustre notamment à la bataille de Rezonville en sous les ordres du maréchal Canrobert.
Biographie Famille Il est le fils de Jacques Bisson, capitaine de l'infanterie de marine, né en 1760 à Issoudun et de Fleurine Brun.
Carrière militaire Entré comme soldat au 17e régiment d'infanterie en 1826, il fait ses premières campagnes en Algérie en 1830, région dans laquelle, sauf deux interruptions, il demeure jusqu'en 1848« Le général de division Bisson » dans Revue du Cercle militaire, Paris, 14 avril 1889, p. 346. Il est affecté en au bataillon de zouaves où il reste jusqu'en . Il est nommé sous-lieutenant en , fait chevalier de la Légion d'honneur le , lieutenant en , capitaine en et chef de bataillon en au 2e régiment d'infanterie légère. Il commande brièvement le 3 bataillon de chasseurs à pied de janvier à avec lequel il est blessé trois fois dans la même journée au combat des Beni-Menasser en . Lieutenant-colonel au 53e de ligne en 1844, il devient en 1848, colonel du 11e régiment d'infanterie légère. Il est cité neuf fois à l'ordre de l'arméeCarnet de la Sabretache, Berger-Levrault, 1er janvier 1926, p. 46. Lire en ligne, notamment par les maréchaux Clauzel, Valée et Bugeaud, pour sa conduite lors des nombreuses expéditions (expéditions des Hadjoutes, expédition de Mascara, prise de Constantine, expédition des Bibans, combats des Oliviers, des Beni-Menasser, bataille d'Isly (1844), etc.). Il est promu officier de la Légion d'honneur le .
En , il est nommé général de brigade. Il prend ensuite part à la guerre de Crimée en 1854 au commandement d'une brigade d'infanterie de la division (général Dulac) du corps (général Bosquet). Lors de l'assaut de Malakoff le , il remplace le général Dulac à la tête de sa division et est blessé d'un coup de biscaïen. Il est promu commandeur de la Légion d'honneur le .
Il rentre en France en puis est nommé général de division en juillet. Il occupe les fonctions d'inspecteur général d'arrondissements d'infanterie et de commandant de divisions militaires jusqu'en 1870. Il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur le .
Il participe à la guerre de 1870 contre l'Allemagne au commandement de la d'infanterie du d'armée commandé par le maréchal Canrobert. Il se distingue notamment à la bataille de Rezonville le où il a plusieurs chevaux tués sous lui et reste à pied pour commander le combatDick de Lonlay, Français & Allemands : histoire anecdotique de la guerre de 1870-1871. Gravelotte, Rézonville, Vionville, Mars-la-Tour, Saint-Marcel, Flavigny, Garnier frères, 1887-1891, p. 139. Lire en ligne.. Il est fait prisonnier après le siège de Metz le et emmené en captivité. Libéré en , il rentre en France et reçoit le commandement de la division militaire à Bordeaux.
En récompense de ses anciens services et de sa conduite en 1870, il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur par arrêté du , en même temps que les généraux Bourbaki et de CisseyMichel Wattel et Béatrice Wattel, « Bisson, Jérôme Louis » in Les Grand’Croix de la Légion d’honneur : De 1805 à nos jours, titulaires français et étrangers, Paris, Archives et Culture, 2009..
Il est placé dans la section de réserve en et prend sa retraite en .
Le général Bisson vu par les historiens de son temps
Dick de Lonlay dresse le portrait suivant du général Bisson alors qu'il combat durant la guerre de 1870 : Dick de Lonlay, Français & Allemands : histoire anecdotique de la guerre de 1870-1871. Gravelotte, Rézonville, Vionville, Mars-la-Tour, Saint-Marcel, Flavigny, Garnier frères, 1887-1891, pp. 137-140. Lire en ligne.
Germain Bapst écrit dans sa biographie du maréchal Canrobert à propos de Bisson, sous les ordres du maréchal durant la guerre de 1870 : Germain Bapst, Le maréchal Canrobert : souvenirs d'un siècle, t.4, pp. 349-350. Lire en ligne..
Décorations Françaises
Grand officier le Commandeur le Officier le Chevalier le Médaille commemorative de Crimée
Étrangères Chevalier de l'ordre du Bain (Royaume-Uni) Médaille de la valeur militaire de Sardaigne Commandeur de l'ordre du Médjidié (Turquie)
Références
Bibliographie Sources contemporaines « Le général de division Bisson » dans Revue du Cercle militaire, Paris, , p. 346. Lire en ligne. Germain Bapst, Le maréchal Canrobert : souvenirs d'un siècle, t.4, pp. 349-350. Lire en ligne. Le général Brisson est cité dans de nombreux ouvrages sur la guerre de 1870 et sur la guerre de Crimée notamment dans : Dick de Lonlay, Français & Allemands : histoire anecdotique de la guerre de 1870-1871. Gravelotte, Rézonville, Vionville, Mars-la-Tour, Saint-Marcel, Flavigny, Garnier frères, 1887-1891, pp. 137-140. Lire en ligne.
Sources modernes . « Bisson (Jérôme Louis) » dans Dictionnaire de biographie française, t.6, Letouzey et Ané, 1954, p. 529.
Voir aussi Articles connexes Armée du Rhin (1870)
Liens externes
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