Lucy Prenant, née Lucy Soto le à Paris (8e arrondissement), morte le à Paris (13e arrondissement), est une philosophe et enseignante française.
Épouse de Marcel Prenant, elle est directrice de l'École normale supérieure de jeunes filles de 1944 à 1956.
Biographie Lucy Rachel Soto, née le 10 juillet 1891 à Paris (8e arrondissement) au 63, avenue de l'Alma, est issue d'une famille d'origine séfarade.. Son père, Joseph Soto, époux de Rosalie Malvina Bloch, est négociant.
Elle fait ses études à la Sorbonne, où elle obtient en 1910 une licence de philosophie et, en 1912, un diplôme d’études supérieures, avec un mémoire intitulé et une licence ès sciences. Elle est infirmière durant la Première Guerre mondiale, rattachée à une ambulance parisienne puis dans des hôpitaux, dans les Vosges et à la Salpêtrière. Elle enseigne d' à dans un collège de garçons d'Étampes, dans des classes de première et de terminale.
En 1917, Lucy Soto épouse, à Paris (17e arrondissement), Marcel Prenant. De leur union naissent deux enfants : la philosophe et résistante Jeannette Colombel ; née en 1919. et le géographe André Prenant né en 1926.
En 1920, Lucy Soto est reçue, la deuxième, à l'agrégation de philosophie. Elle enseigne dans plusieurs établissements, puis est nommée professeure de khâgne au lycée Fénelon à Paris en . En , elle enseigne en hypokhâgne et khâgne au lycée de jeunes filles de Bordeaux où son poste a été transféré, tandis que son mari est mobilisé dans l'Aisne. Elle retrouve son poste au lycée Fénelon en , cependant, elle est mise à la retraite le après la publication du statut des juifs.
À la Libération, après la suspension d'Edmée Hatinguais, Lucy Prenant est « chargée des fonctions de directrice de l’École normale supérieure de Sèvres » par un arrêté du , confirmé le . Elle est une candidate idéale pour cette fonction, à la fois sur le plan scientifique, mais également sur le plan politiqueFrédérique Mattonti, « Quelques fragments de Lucy Prenant » dans L’archicube, , , .. Elle gère l'installation de l'école dans des bâtiments pérennesMarie-Christine Cavigneaux, « L’École normale supérieure de jeunes filles 1940-1986 », Bulletin de la Société des amis de l’École normale supérieure, , juin-juillet 1996, . , notamment au 48 boulevard Jourdan à Paris à partir d'. Elle est mise à la retraite en 1956, année de ses 65 ans, malgré sa demande de prolonger son mandat au-delà, en raison de son éviction par le gouvernement de Vichy, mais cela lui est refusé car elle n'a pas eu trois enfants. Par ailleurs, elle n'a jamais été nommée directrice en tant que telle, et ne peut prétendre qu'à une retraite de professeure. Une partie de ses ennuis administratifs peut être imputée à ses sympathies communistes, bien qu'elle n'ait jamais été membre au Parti communiste.
Elle meurt à Paris le ...
Références
Liens externes
Catégorie:Philosophe française du XXe siècle Catégorie:Naissance en juillet 1891 Catégorie:Naissance dans le 8e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en janvier 1978 Catégorie:Décès dans le 13e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 86 ans