Louis Bocqueraz, connu sous le nom d'abbé Bocqueraz, né le au Bocage à Chambéry et mort le à Châlons-sur-Marne, est un prêtre séculier, officier et journaliste français.

Biographie Début de vie Louis Antoine Bocqueraz est né le , à Chambéry, dans le département de la Savoie. Il est le dernier d'une fratrie de : François, Antoine, Benoît, Péronne, Claudine, Jean-Marie (décédé à l'âge de deux ans) et Marie, avec qui il avait quatre ans d'écart. L'orthographe du nom de famille diffère entre sa famille et lui à cause d'une erreur faite par la mairie de Chambéry, qui a changé son nom de famille Bocquerat en Bocqueraz. Son père, Louis Bocquerat, était un cultivateur âgé de au moment de sa naissance. Il a été marié trois fois, ses deux premières femmes étant décédées, la dernière en couche. Sa troisième femme, Charlotte Morat, est la mère de ses . Ménagère, elle est âgée de au moment de la naissance de leur dernier fils.

Il a étudié au petit séminaire de Saint-Pierre-d'Albigny, ainsi qu'aux facultés de Grenoble et de Lyon.

Carrière Il rentre au grand séminaire de Chambéry en 1899. Il est ordonné prêtre en et est ensuite nommé professeur dans son ancien collège par Louis Termier, évêque de Tarentaise, qui le voulut comme collaborateur. Tout en enseignant, il suit des cours de lettres à la faculté de Grenoble pour préparer la licence ès-lettres qu'il obtient avec mention. Il étudie ensuite aux facultés catholiques de Lyon entre 1905 et 1906 où il obtient son diplôme en licence de philosophie.

Afin d'utiliser ses talents de journaliste et de conférencier, l'archevêque de Chambéry François-Virgile Dubillard le nomme en 1910 directeur des œuvres diocésaines, poste qu’il tiendra jusqu'à sa mort, et du journal La Croix de Savoie.

En , il est mobilisé comme brancardier divisionnaire lors de la Première Guerre mondiale. Le , à sa demande, il est affecté comme aumônier au régiment d'infanterie de Savoie.

Il obtient la médaille militaire à six reprises. Le , la première fois, elle lui est décernée, avec la citation . La deuxième citation, le , il obtient la deuxième médaille militaire le , la troisième le , la quatrième le et la cinquième , lorsque sa santé est déjà précaire. La sixième lui est desservi à titre à titre posthume.

Henry Bordeaux écrira de lui en 1915

Il a, durant toute la guerre, rapporté les faits de guerre dans le journal La Croix de Savoie sous le titre .

Mort Il décède le à la suite des effets du gaz moutarde et d'épuisement, quelques semaines avant l'armistice du 11 novembre 1918. Il est médaillé de la Légion d'honneur à titre posthume en et est cité dans plusieurs journaux de l'époque, tels que Le Petit Dauphinois, le Journal du Loiret ou encore le Journal officiel de la République française. Cette décoration a été remise par intermédiaire de la gendarmerie à sa sœur, Marie Bocqueraz.

Distinctions

Notes et références

Voir aussi Bibliographie .

Journal Le Petit Dauphinois, édition de . Journal officiel de la République française Lois et décrets, édition du .

Liens externes

Catégorie:Prêtre catholique français du XXe siècle Catégorie:Aumônier militaire français du XXe siècle Catégorie:Journaliste français du XXe siècle Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Titulaire de la médaille militaire Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1919 Catégorie:Personnalité liée à Chambéry Catégorie:Naissance à Chambéry Catégorie:Naissance en février 1880 Catégorie:Décès à Châlons-en-Champagne Catégorie:Décès à 38 ans Catégorie:Décès en septembre 1918