Le soulèvement indigène de 1990 en Équateur est un mouvement social impliquant principalement les peuples indigènes de l'Équateur. Le mouvement a eu lieu du 4 au , quelques jours avant les élections générales du . Ce mouvement marque une rupture dans l'histoire du mouvement indigène en Équateur, propulsant la Confédération des nationalités indigènes de l'Équateur (CONAIE) et son bras politique le Pachakutik au premier plan de la scène politique équatorienneCustodio Arias, Ascenso y crisis del movimiento indígena ecuatoriano: 1990 - 2006. In Investigaciones sociales, Vol. 10, Num. 17 (2006).

Le soulèvement a été très intense dans sept provinces andines (Azuay, Cañar, Chimborazo, Bolívar, Cotopaxi, Tungurahua, Imbabura). Il s'est traduit par des incendies, des blocages de routes et des dizaines d'arrestations de manifestants indigènes. Les manifestants ont quant à eux pris en otage une douzaine de militaires. L'Église Catholique s'est caractérisée par un rôle de médiation dans ce conflitAnne-Claire Defossez et Didier Fassin, La colère des Indiens de l’Équateur (Le Monde Diplomatique, Août 1990, page 3).

Parmi les revendications du mouvement, on peut citer la réforme agraire pour redistribuer les terres appartenant aux haciendas, le blocage des prix pour les produits de première nécessité, ou la suppression des impôts fonciers municipaux.

Bibliographie Roberto Santana, Actores y escenarios étnicos en Ecuador : el levantamiento de 1990. In Caravelle, cahiers du monde hispanique et luso-brésilien, 1992, 59, pp. 161-188 Ileana Almeida et al., Indios. Una reflexión sobre el levantamiento indígena de 1990 (1992), . Custodio Arias, Ascenso y crisis del movimiento indígena ecuatoriano: 1990 - 2006. In Investigaciones sociales, Vol. 10, Num. 17 (2006)

Références

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