Yvon Michiels, alias « Jean Sarment » pour la résistance, né et mort en 1982, est un chef d'entreprise, un tailleur qui est un membre de la résistance durant la Seconde Guerre mondiale. Tout d'abord au sein du Groupe Zéro et par la suite, au sein du Réseau Comète dont il assure, en succédant à Antoine d'Ursel « grillé » à Bruxelles, la coordination pour la Belgique, de à .

Éléments biographiques Yvon Michiels nait dans une famille de commerçants, le Ministère de la Justice. Dossiers relatifs à l'octroi de la Croix des Evadés 40-45, Michiels Yvon (26/06/1909), dossier 2458., de Joseph Ernest Michiels et de Blondine Christophe qui s'étaient mariés, à Bruxelles, le . Le , son frère, Georges, nait à Bruxelles.

Il épouse Suzanne Dujardin et est père de cinq enfants. Il est le fils ainé d'une famille qui tient une grande enseigne de confection installée depuis le milieu du , rue Haute à Bruxelles.

Seconde Guerre mondiale Officier de réserve, le major Yvon Michiels entre de bonne heure dans la résistance. En , il intègre le Service de renseignement Zéro et rencontre William Ugeux. Il reçoit l'indicatif « 0.17 ». William Ugeux l'affecte en priorité au renseignement militaire. En , Yvon Michiels a tellement développé son sous-réseau à travers toute la Belgique que l'on parle désormais du « secteur 0.17 ». À son apogée, le secteur 0.17 a compté 430 membres. Lorsqu'Yvon Michiels sera contraint de rallier Londres, le , c'est Fernand Vuylsteek qui reprendra la coordination du secteur 0.17 qui restera actif jusqu'à la libération de la Belgique.

Après guerre, interrogé sur les raisons de son implication précoce dans le service Zéro, il répond : .

En via Jacques Donny, il croise la route du Réseau Comète et collabore avec Jean Greindl puis son successeur, Antoine d'Ursel. Lorsqu'il collabore avec Jean Greindl qui est en train de structurer le réseau pour drainer vers de grandes villes les aviateurs alliés tombés en territoire occupé et, de là, vers Bruxelles où démarre la filière, Yvon Michiels le seconde et crée des têtes de pont dans plusieurs villes du royaumeComète Kinship Belgium, Yvon Michiels, (lire en ligne)..

En , après l'arrestation de Frédéric De Jongh à Paris et le fait qu'Antoine d'Ursel soit « grillé » à Bruxelles, le réseau est, une nouvelle fois, totalement désorganisé. Jean-François Nothomb, le chef du réseau Comète depuis l'arrestation d'Andrée De Jongh, accepte qu'un agent du SOE soit envoyé à Paris depuis Londres, Jacques Le Grelle. À Bruxelles, c'est Yvon Michiels qui reprend la coordination assisté de Jules Dricot, « Deltour », et avec l'aide précieuse de Micheline Dumon, « Lily », la sœur d'Andrée Dumon, « Nadine », arrêtée en 1942. Yvon Michiels recrute également de nombreux résistants de son précédent réseau dont Albert Mattens, « Jean-Jacques ».

Début , Yvon Michiels rencontre pour la première fois le chef du réseau, Jean-François Nothomb à Orval. Antoine d'Ursel et Théodore d'Oultremont sont également présents. Face à la recrudescence des contrôles nazis, il est de plus en plus difficile de continuer à prendre les moyens de transport empruntés jusqu'ici pour traverser la frontière franco-belge. L'objectif de la réunion est de mettre en place de nouveaux points de passage pour la filière pour éviter les endroits critiques.

Le , il rencontre Jean de Blommaert et José Grimar, adjoint d'Yvon Michiels, à Paris pour jeter les bases de la Mission Marathon. Le , José Grimar est arrêté. Yvon Michiels est désormais trop exposé, le , Yvon Michiels est à son tour contraint de rejoindre l'Angleterre.

Après la guerre Dans l'immédiat après-guerre, il accompagne Jacques Le Grelle qui, de retour des camps, mène une enquête à Paris à propos de deux délateurs du réseau, Jacques Desoubrie et Maurice Grapin qui ont fait tomber des dizaines de résistants. 320px|vignette|droite|Yvon Michiels en septembre 1953 (au centre avec les lunettes), à sa droite Michèle Morgan et à sa gauche, Maurice Chevalier. Très investi dans la vie de son quartier de Bruxelles, les Marolles, et dans son groupement de commerçants, il organise ainsi, en une quinzaine du cinéma français et parvient à y attirer de grands noms de l'époque.

Reconnaissances Major ARA. .

Notes et références Notes

Références

Bibliographie

Yves-William Delzenne et Jean Houyoux (dir.), Le Nouveau Dictionnaire des Belges, t. 2, Bruxelles, 1998, p. 115.

Archives CEGES, AA 1333, Archives de la Sûreté de l'État, dossier personnel d'Yvon Michiels. Interview d'Yvon Michiels, par Jean Vanwelkenhuyzen et Daniel Vercauteren, . Son dossier U.S. déclassifié - (voir les documents en lignes) - NAID: 262453432 - (47 scans).

Liens externes Site de la filière d'évasion Comète Association pour l'histoire et le souvenir des pilotes et hommes d'équipage alliés, « Le réseau d'évasion « Comète » »

Catégorie:Résistant belge Catégorie:Naissance en juin 1909 Catégorie:Décès en 1982 Catégorie:Décès à 73 ans Catégorie:Membre du réseau Comète Catégorie:Couturier belge