La Commission des États-Unis sur la liberté religieuse internationale (USCIRF) est une commission du gouvernement fédéral américain créée par la loi de 1998 sur la liberté religieuse internationale (IRFA). Ses principales responsabilités sont d'examiner les faits et les circonstances des violations de la liberté religieuse au niveau international et de faire des recommandations politiques au président, au secrétaire d'État et au Congrès.
Les commissaires de l'USCIRF sont nommés par le président et les dirigeants des deux partis politiques au Sénat et à la Chambre des représentants.
Histoire vignette| Rapport annuel de la Commission des États-Unis sur la liberté religieuse internationale (2008) L'USCIRF a été autorisée par la loi de 1998 sur la liberté religieuse internationale, qui a instituéGPO Public Law 105 - 292 - International Religious Freedom Act of 1998 Page accessed June 3, 2016GPO International Religious Freedom Act of 1998 text Page accessed June 3, 2016 :
Un Bureau de la liberté religieuse internationale au sein du département d'État des États-Unis, dirigé par un ambassadeur itinérant pour la liberté religieuse internationale. Un mandat demandant au département d’État de préparer des rapports annuels sur la liberté religieuse internationale. L’obligation de désigner les pays les plus gravement touchés par les violations de la liberté religieuse comme des pays particulièrement préoccupants (CPC) et de prendre des mesures politiques en réponse à toutes les violations de la liberté religieuse en tant qu’élément spécifique des programmes de politique étrangère des États-Unis, des échanges culturels et de la radiodiffusion internationale. La Commission des États-Unis sur la liberté religieuse internationale (USCIRF).
La législation autorisant l'USCIRF stipulait que la Commission prendrait fin le , à moins qu'elle ne soit reconduite ou qu'elle ne bénéficie d'une prolongation temporaire. Après plusieurs prolongations accordées par le Congrès, la Commission a été reconduite pour une durée de sept ans (jusqu'en 2018), en , grâce à un nouveau projet de loi de reconduction adopté par les deux chambres après deux amendements. Ceux-ci précisent que le mandat des commissaires serait limité à deux ans et que ces derniers seraient soumis aux mêmes restrictions de voyage que les employés du département d'ÉtatAuthorizing Legislation & Amendments, United States Commission on International Religious Freedom. Accessed on-line June 4, 2010..
En 2016, le Congrès américain a adopté et le président Barack Obama a signé la loi Frank R. Wolf sur la liberté religieuse internationale, qui a modifié la loi de 1998 de diverses manières, notamment en ajoutant une procédure de désignation pour les intervenants non étatiques.
Fonctions et responsabilités La Commission sur la liberté religieuse internationale étudie et surveille les questions internationales de liberté religieuse. Elle est autorisée à effectuer des missions d’enquête dans d’autres pays et à tenir des réunions publiques.
Elle publie un rapport annuel qui comprend des recommandations politiques au gouvernement américain, basées sur l'évaluation des faits et des circonstances des violations de la liberté religieuse dans le monde.
Commissaires La loi de 1998 sur la liberté religieuse internationale prévoit que la Commission sera composée de dix membres :
Trois membres sont nommés par le président des États-Unis. Trois membres sont nommés par le président pro tempore du Sénat : deux sont nommés sur recommandation du chef du parti politique au Sénat qui n'est pas celui du président, et un est nommé sur recommandation du chef de l'autre parti politique au Sénat. Trois membres sont nommés par le président de la Chambre des représentants : deux sont nommés sur recommandation du chef du parti politique à la Chambre qui n'est pas celui du président, et un est nommé sur recommandation du chef de l'autre parti politique à la Chambre. L'ambassadeur itinérant pour la liberté religieuse internationale, en tant que membre d'office sans droit de vote.
La loi sur la liberté religieuse internationale (IRFA) dispose que « les membres de la Commission seront choisis parmi des personnalités reconnues pour leurs connaissances et leur expérience dans les domaines liés à la question de la liberté religieuse internationale, notamment les affaires étrangères, l'expérience vécue à l'étranger, les droits de l'homme et le droit international ». Les commissaires ne sont pas rémunérés pour leur travail au sein de la Commission, mais ils disposent d'un budget de déplacement et d'un personnel de 15 à 20 membres. Le mandat de chaque commissaire dure deux ans et il est renouvelable.
Au , les commissaires actuels sont : CommissaireNommé parFin du mandat DétailsStephen Schneck (Président)Joe BidenMai 2026Directeur exécutif retraité du réseau d'action franciscain ; ancien professeur associé à l'Université catholique d'Amérique (UCA) ; ancien directeur de l'Institut de recherche politique et d'études catholiques de l'UCA ; ancien membre du conseil consultatif du Bureau des partenariats confessionnels et de voisinage de la Maison-BlancheEric Ueland (Vice-Président)Mitch McConnellMai 2026Ancien sous-secrétaire d'État par intérim pour la sécurité civile, la démocratie et les droits de l'homme ; ancien directeur du Bureau des ressources d'assistance étrangère au Département d'Etat des Etats-Unis ; ancien conseiller de Trump à la Maison- Blanche ; ancien collaborateur du CapitoleMohamed ElsanousiJoe BidenMai 2026Directeur exécutif du réseau des artisans de paix religieux et traditionnels, ancien directeur des relations interreligieuses et gouvernementales de la Société islamique d'Amérique du NordMaureen FergusonMike JohnsonMai 2026Membre senior de l'Association catholique ; co-animatrice de l'émission de radio nationale Conversations with Consequences ; membre du conseil d'administration du National Catholic Prayer Breakfast (petit-déjeuner national de prière catholique)Susie GelmanJoe BidenMai 2025Présidente du conseil d'administration (2016-2023), Israel Policy Forum ; ancienne présidente de la Fédération juive du Grand Washington ; membre du conseil d'administration de l'Université hébraïque ; ancienne présidente de la Fondation Goldman pour l'environnementVicky HartzlerMike JohnsonMai 2026Ancienne membre (2011-2023) de la Chambre des représentants des États-Unis (MO-4)Asif MahmoodHakeem JeffriesMai 2026Président de l'Organisation pour la sécurité dans les médias sociaux (OFSSMS) ; membre du conseil d'administration de Hope the Mission ; médecin, militant des droits de l'homme, organisateur communautaire interracial et interreligieux, et philanthropeMeir SoloveichikMitch McConnellMai 2026Rabbin de la Congrégation Shearith Israël ; directeur du Centre Straus pour la Torah et la pensée occidentale à l'Université de Yeshiva ; chercheur principal au Tikvah Fund(poste vacant)Chuck Schumer L'ambassadeur itinérant du département d'État pour la liberté religieuse internationale est membre d'office, sans droit de vote, de la Commission. Le 14 septembre 2026, le président Donald Trump nomme à ce poste, vacant depuis janvier 2025, Jane "Cissie" Lynch, fille de l'évangéliste et missionnaire Franklin Graham et petite-fille du prédicateur baptiste Billy Graham. Le même jour, Trump nomme trois nouveaux commissaires : Robert Barron, Andrew Brunson et Joe Grogan. Ces trois nominations, ainsi que celle de Jane Cissie Lynch, doivent cependant être confirmées par le Sénat .
Parmi les anciens présidents et commissaires, on peut citer : Nury Turkel (président), Abraham Cooper (président), Nadine Maenza (présidente), Frank Wolf, Sharon Kleinbaum, Tom Reese, SJ, Khizr Khan, Katrina Lantos Swett (présidente), Tony Perkins (président), David Saperstein (président)"US Senate approves rabbi as freedom of faith envoy", The Times of Israel, December 15, 2014. Retrieved December 15, 2014., Michael Cromartie (président), Preeta D. Bansal (présidente), Gayle Conelly Manchin (présidente), Gary Bauer, John Hanford, Khaled Abou El Fadl, Charles J. Chaput, Michael K. Young (président), Firuz Kazemzadeh, Shirin R. Tahir-Kheli, John R. Bolton, Elliot Abrams (président), Felice D. Gaer (présidente), Azizah Y. al-Hibri, Leonard Leo (président), Richard Land, Tenzin Dorjee (président) et Kristina Arriaga de Bucholz.
Désignations alt=A map of the world with Afghanistan, China, Cuba, Eritrea, India, Iran, Myanmar, Nicaragua, Nigeria, North Korea, Pakistan, Russia, Saudi Arabia, Syria, Tajikistan, Turkmenistan, and Vietnam colored blue (indicating a Country of Particular Concern) and with Algeria, Azerbaijan, Central African Republic, Egypt, Indonesia, Iraq, Kazakhstan, Malaysia, Sri Lanka, Turkey, and Uzbekistan colored green (indicating a country on the Special Watch List)|vignette|350x350px| Pays désignés dans le rapport annuel 2023 de l'USCIRF comme pays particulièrement préoccupants (CPC) ou inclus dans la liste de surveillance spéciale (SWL) La loi sur la liberté religieuse internationale impose au président, qui a délégué cette fonction au secrétaire d’État, de désigner comme « pays particulièrement préoccupants » ("CPC"), les pays qui commettent des violations systématiques, permanentes et flagrantes de la liberté religieuse. Conformément à la Loi de 1998 (IRFA), la Commission des États-Unis pour la liberté religieuse internationale (USCIRF) recommande les pays qui, à son avis, répondent au seuil des pays particulièrement préoccupants et devraient être désignés comme tels.
En plus de recommander des pays pour la désignation "CPC", l'USCIRF recommande également d'ajouter des pays à la liste de surveillance spéciale du département d'État (SWL). La "SWL" est destinée aux pays dont les gouvernements commettent ou tolèrent de graves violations de la liberté de religion, mais qui ne répondent pas aux trois critères du CPC, à savoir « systématiques, permanentes et flagrantes ». Les violations dans les pays figurant sur la liste SWL doivent répondre à deux de ces trois critères.
Dans son rapport de 2023, l'USCRIF a recommandé que les pays suivants soient déclarés comme pays particulièrement préoccupants : Afghanistan, Chine, Cuba, Érythrée, Inde, Iran, Myanmar, Nicaragua, Nigéria, Corée du Nord, Pakistan, Russie, Arabie saoudite, Syrie, Tadjikistan, Turkménistan et Vietnam. En outre, l'USCIRF a recommandé que l'Algérie, l'Azerbaïdjan, la République centrafricaine, l'Égypte, l'Indonésie, l'Irak, le Kazakhstan, la Malaisie, le Sri Lanka, la Turquie et l'Ouzbékistan soient inclus dans la liste de surveillance spéciale (SWL) du Département d'État.
Inde L'USCIRF a mentionné à plusieurs reprises l'Inde comme un pays particulièrement préoccupant ou sur la liste de surveillance spéciale. Ces rapports ont été critiqués par la presse indienne . Dans un éditorial, le Pioneer l'a qualifié de « fiction », « biaisé » et « surpassant Goebbels ». Il a critiqué l'USCIRF pour avoir fait passer le massacre de 58 passagers hindous pour un accident. Il a également accusé l'USCIRF d'avoir indirectement légitimé le meurtre de Swami Lakshamananda, un religieux hindou et activiste social.
Les dirigeants chrétiens d'Odisha ont défendu l'Inde : l'archevêque Raphael Cheenath a déclaré que l'Inde restait laïque, le président du Forum des minorités d'Odisha a affirmé que, malgré une petite campagne de haine contre les minorités, la majorité de la société avait été « cordiale et solidaire », et le Front laïc d'Orissa a indiqué que, malgré les émeutes de 2002 et 2008, l'Inde avait une base laïque solide.