Jean Warindès 1630, Jean signe ses œuvres et ses manuscrits Warin. dit Jean Varin, né à Liège le et mort probablement à ParisSource : La Grande Encyclopédie, Volume 31 (vers 1900) le , est un sculpteur, graveur en médailles ou médailleur originaire de la principauté de Liège. Nommé en récompense de sa réalisation du sceau de l'Académie française, par le cardinal Richelieu, à la fonction de garde général des monnaies, il y dirige la refonte des monnaies légères d'or et d'argent, et grave les nouveaux poinçons en tant que graveur général des monnaies du royaume de France. L'ingénieur spécialiste de la frappe de monnaies et médailles poursuit la série de médailles qui perpétuent le règne glorieux du monarque Louis XIII. En 1664, il figure parmi les premiers membres choisis de l'Académie de peinture et de sculpture. L'académicien exécute en marbre la statue de son bienfaiteur, Louis XIVEntrée "Jean Varin", Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, dirigé par Pierre Larousse, Tome 15, volume Testam-Z, Paris, 1876, en particulier page 789..
Biographie Origines Issu d'un milieu protestant, Jean Varin est né à Liège le Archives de l’Etat à Liège: Registre des naissances de l'église Notre-Dame Aux-Fonts à Liège en date du 6 février 1607, paroisse sainte Catherine, de parents Jean Varin et de Catherine Hovius, les témoins : Suscip : Andréa Maijbais et Anne Legally, femme à Guillaume Wijpar, T17, microfilms YL 142 et 143, volumes 56, 57, de Catherine Hovius[son] et Jean Varin ; son père, né à Reims, était graveur des monnaies du prince-évêque de Liège Ferdinand de Bavière ; le couple a au moins cinq enfants..
Installation à Paris vignette|Jean Varin par Adolphe Varin (1821-1897)Ce graveur serait un lointain descendant de Jean Varin.. Il va s'installer à Paris en 1626Première mention de Jean Varin à Paris, il est dans sa vingtième année d’existence, comme « Maistre Orfèvre »..
La famille Varin ou Warin a été accusée de faux-monnayage dans l'atelier de Cugnon qui appartenait à Jean-Théodore, comte de Löwenstein Rochefort (1584-1644), seigneur souverain de Chassepierre-Cugnon, mais aussi dans les ateliers de Château-Regnault et de La Tour-à-Glaire pour Louise-Marguerite de Lorraine, princesse de Conti. Claude Warin et son père, Jean I Warin, se seraient enfuis en Angleterre après l'arrestations de porteurs de fausse monnaie, en . Jean Varin a été accusé d'avoir participé à ce faux-monnayage par Gédéon Tallemant des Réaux dans ses Historiettes.
Il se marie le avec Jeanne Desjours, veuve de René Olivier, petit-fils d'Aubin Olivier, conducteur de la Monnaie du Moulin des Étuves et assassiné quelques semaines plus tôt ; le couple avait eu plusieurs enfants. Le , Varin il confirme qu'il n'est pas protestantF. Mazerolle (1932), .Jean Varin a été baptisé dans une église catholique à Liège et n'a donc pas besoin d'abjurer la foi protestante. Cette confirmation était nécessaire car depuis la paix d'Alès, le protestantisme est toléré dans le royaume mais interdit à Paris.. Il obtient sa naturalisation en 1650, après l’avoir sollicitée dès 1646Archives nationales, Zip 592 : Louis, par la grâce de Dieu, Roy de France et de Navarre, à tous présens et à venir, Salut. Nostre cher et amé Jean Varin, Maistre, Garde et Conducteur des engins de la Monnoye au Moulin de Paris et Graveur général des Monnoyes de France, faisant profession de la religion catholique, apostolique et romaine, nous faict dire et remonstrer qu’estant sorti dès l’année MVIc XXVI de la ville de Liège, lieu de sa naissance pour venir s’habituer en France ... . Donné à Libourne, au mois d’août, l’an de grâce MVIc cinquante, de nostre règne, le huitième.. Il grave des médailles, art dans lequel il excelle et obtient la protection de Richelieu qui le nomme « Conducteur Général des Monnaies et Graveur des poinçons ».
Monnaie du Moulin des Étuves En 1636, Jean Varin persuade le roi de lui attribuer un quart de la Monnaie du Moulin des Étuves fondée par Aubin Olivier<ref>1636, . Saint-Germain-en-Laye: Lettres patentes qui accordent au sieur Warin la quatrième par et portion de la conduite du moulin de la Monoye de Paris in Monnaie de Paris : ms. 4° 56, f° 19r°-20v°, Monnaie de Paris : ms. 4° 157</ref>. Les propriétaires des trois-quarts restant sont : Pierre Regnier, Pierre Olivier et Aubin II Olivier, représenté par son beau-père. Jean Varin devient à cette date conducteur principal de la Monnaie du Moulin, il rachètera ensuite les parts des enfants de Jeanne Desjours nés de son premier mariage.
En 1639, Jean Varin rachète sa part de la monnaie du Moulin à Pierre Regnier, homme d’un certain âge à l’époque. À partir de ce moment, Varin dirige seul la Monnaie du Moulin. Il rachète ensuite la part d’Aubin III Olivier en 1648Minutier central, 26, R 73, 13 jan. 1648, cité par Mazerolle, doc. 149, Arch. Nat. E658B, f° 290-293. Jean Varin est assigné à titre définitif, comme seul dirigeant de la Monnaie du Moulin.
Consécration Richelieu saura reconnaître, encourager et mettre en pleine valeur celui qui campait, dans un buste célèbre, l‘effigie souveraine d’Armand du Plessis, Jean Varin gravera dès 1630 une médaille superbe à la gloire de son protecteur. Cette médaille est suivie par celle reproduite ci-après, datée de 1631.
En 1640, il est choisi pour orner les nouvelles monnaies de la réforme de Claude de Bullion.
En 1646, il devient graveur des sceaux et tailleur général. En 1647, il devient contrôleur et graveur général des monnaies de France, reprenant la charge de Jean Darmand. En il devient contrôleur général des poinçons. En 1664, il est reçu membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture. En 1660, il acquiert la charge de « Conseiller et Secrétaire du roi, Intendant et Ordonnateur des bâtiments royaux ».
Le un arrêt de la cour des Monnaies fait de Jean Varin le seul maître de la Monnaie : .
vignette|François Lemaire : Jean Warin avec le jeune Louis XIV (1654), huile sur parchemin, Monnaie de Paris. Jean Varin est le premier à généraliser la frappe au balancier des monnaies françaises. Cette technique mécanique remplace la frappe au marteau manuelle et permet de produire des pièces d'une qualité plus régulière.
D'ailleurs, Voltaire dira de lui, dans Le Siècle de Louis XIV : Le Siècle de Louis XIV, sur Wikisource..
Expérimentée dans les années 1550, sous le règne de Henri II, la frappe au balancier permet à Jean Varin de produire la série des Louis d'or, le magnifique écu de 60 sols (ou écu blanc) et ses sous-multiples avec le portrait de Louis XIII. Varin gravera par la suite une partie des monnaies de Louis XIV, les portraits enfantins et juvéniles du roi-soleil, qui sont considérés parmi les monnaies de l'âge d'or de la numismatique française.
Il a orné aussi de nombreuses médailles. Son art de la statuaire est moins connu. On peut voir quelques-unes de ses œuvres au château de Versailles. Son fils François Varin lui succède au poste de graveur général, qu'il occupe de 1672 à 1681.
Œuvre
Buste du cardinal de Richelieu, plâtre bronzé, au Musée des beaux-arts de Liège. Statue en marbre de Louis XIVEntrée Jean Varin, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, dirigé par Pierre Larousse, Tome 15, volume Testam-Z, Paris, 1876, en particulier page 789. Galerie
Famille Jean I Warin ou Varin, graveur du prince-évêque de Liège, marié à Catherine Hovius, fille de Guillaume Hovius, imprimeur. Georges de Froidcourt a trouvé les actes des baptêmes de six de leurs enfants : Adrien Varin, baptisé le , Guillaume Varin, baptisé le , modeleur en cire, Catherine Varin, baptisée le , Jean II Varin''', baptisé le , Anne Varin (1631- ), mariée à Anne Jubert de Brécourt, Jeanne Varin (1632-1651), mariée en 1651 à Michel Oulry, Charlotte Varin (1633- ) Catherine Varin (1636- ) Henri Varin (1637-avant 1692/1699), sieur de Forges, marié en 1676 à Jeanne Luillier, François Varin (1644 - après 1705), graveur général de la Monnaie de 1673 à 1681, marié après 1670 à Jacqueline Gobillon. Jeanne Varin, baptisée le , Anne Varin, baptisée le .
Claude Warin, frère de Jean II Varin d'après Jean Tricou, est-il Guillaume Varin né le à Liège, graveur ordinaire en 1651 à la Monnaie de Lyon où il est mort en mars 1654 comme l'affirme Didier Jacquemin ? Pour Jean Tricou, Claude Warin est l'aîné des enfants de Jean I Warin et pourrait être né ailleurs qu'à Liège, peut-être en France, ce qui expliquerait qu'il n'ait pas eu besoin de lettre de naturalité.
Lignée supposée Amédée Varin (1818-1883), Adolphe Varin et la lignée des Varin de Chalon-sur-Saône
Hommages alt=Photographie d'un buste placé sur un piédestal.|vignette|Monument Jean Varin, par le sculpteur Louis Dupont, dans la roseraie du parc de la Boverie, à Liège. Rue Varin à Liège, une rue du quartier des Guillemins porte son nom.
Notes et références Notes
Références
Annexes
Bibliographie . Jean Varin, conducteur et graveur général des Monnoyes de France, dans Charles Perrault, Des hommes illustres qui ont paru en France pendant ce siècle, avec leurs portraits au naturel, tome 2, , A. Dezallier, Paris, 1700 (lire en ligne) Saumery, Les Délices du Païs de Liège, tome 5, Les hommes illustres du Pays de Liège, , à Liège chez Everard Kints, 1738 (tome 5).
Fernand Mazerolle, Jean Varin, conducteur de la monnaie du Moulin, tailleur général des monnaies, controleur général des poinçons et effigies : sa vie, sa famille, son oeuvre (1596-1672), Ét. Bourgey J. Schemit, Paris, 1932 (2 volumes) — t. 1 (lire en ligne), t. 2 (lire en ligne).
Jean-Luc Desnier, Rector orbis ou le cardinal de Richelieu sur une médaille de Jean Varin, , dans Mélanges de l'École française de Rome. Italie et Méditerranée'', 1994, tome 106, (lire en ligne)
Articles connexes Graveur général des monnaies Liste de sculpteurs belges
Liens externes
Voir des médailles de Jean Varin au Musée des Beaux-Arts de Lyon La Gazette Drouot : Philippe Dufour, Un enfant roi, Louis XIV, et un graveur virtuose, Jean Varin, 2020
Catégorie:Sculpteur liégeois Catégorie:Numismatique en France Catégorie:Sculpteur français du XVIIe siècle Catégorie:Membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture Catégorie:Naissance en février 1607 Catégorie:Décès en août 1672 Catégorie:Naissance à Liège Catégorie:Décès à 65 ans Catégorie:Personnalité inhumée dans l'église Saint-Germain-l'Auxerrois de Paris