Pierre Boudreaux, né le dans le et mort pour la France près de Flirey dans le département de la Meurthe-et-Moselle le , est un philologue français du . Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.
Biographie Pierre Eugène Maurice Boudreaux, né le au n 28 de la rue Monsieur-le-Prince à Paris est le fils de Louis, François, Joseph Boudreaux (1849-1921), galvanoplaste, et d'Ursule, Marie, Angette Noury (1859-1927).
Scolarisé au collège Jacques Amyot de Melun, il obtient une licence ès lettres avant de s'inscrire à 19 ans à l'École des hautes études. Nommé membre de l'École française de Rome en 1905, il séjourne au Palais Farnese pendant deux ans où il côtoie Léonce Celier, Louis Halphen et Jérôme Carcopino, et prépare une édition des Cynégétiques d'Oppien en s'appuyant sur des manuscrits de la bibliothèque du Vatican.
Il fait son service militaire de à au 102 régiment d'infanterie et le termine avec le grade de caporal, avant de passer dans la réserve où il est nommé sergent en 1904. Le , il épouse Marcelle Vuillemot (1888-1964) à la mairie du arrondissement de Paris.
Avec son frère ainé René Boudreaux (1880-1915), il pratique le rugby au Sporting Club Universitaire de France et fait partie de l'équipe IV qui gagne le championnat de Paris en 1911, avant de s’incliner en finale du championnat de France face au Stade Toulousain à Colombes.
Comme il n'est pas agrégé, il ne peut pas enseigner à l'université, mais il est choisi en 1913 par Alexandre-Marie Desrousseaux, élu député de la Seine, comme suppléant en philologie grecque à l'École des hautes études et chargé des conférences sur Les Oiseaux d'Aristophane et les Helléniques de Xénophon, que suit notamment Georges Méautis.
Mobilisé en comme adjudant au 369 régiment d'infanterie, il est promu sous-lieutenant de la compagnie en octobre et tué au combat du bois de Mort-Mare près de Flirey le .
La citation qui accompagne son distinction dans l'ordre de la Légion d'honneur en précise les circonstances : « officier très brave. Tué le , en entraînant sa section à l'assaut d'une position ennemie ».
Œuvres principales Cynégétique, d'Oppien d'Apamée, traduction commentée, 1908 Le texte d'Aristophane et ses commentateurs, publié par Georges Méautis, 1919
Distinctions , à titre posthume, décret du 1910 : Académie des inscriptions et belles-lettres - Prix Saintour pour Cynégétiques d'Oppien 1910 : Association pour l'encouragement des études grecques en France - Prix Zographos pour Cynégétiques d'Oppien 1913 : Académie des inscriptions et belles-lettres - Prix Saintour pour Catalogus astrologorum Graecorum
Hommages Le nom de Pierre Boudreaux est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France. Son nom figure sur les plaques commémoratives 1914-1918 de la Sorbonne, de la mairie du 6e arrondissement de Paris, de la Société nautique de la basse Seine à Courbevoie et sur le monument commémoratif du collège Jacques Amyot à Melun.
Bibliographie
Références
Liens externes
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