Abdelkader Belhadj Tieb (Abdouna, Maroc, 1870 – Beni Chiker, 1950) est un chef tribal rifain, caïd de la tribu de Beni Chiker, dans le nord-est du Maroc.
D’abord opposant armé à la tutelle espagnole sur le Rif, il devint à partir de la défaite rifaine de 1909 un loyal collaborateur de l’Espagne, y compris lors de la débâcle espagnole d’Anoual de juillet-, et jusqu’à la fin de la guerre du Rif en 1927.
Biographie vignette|gauche|redresse|Abdelkader Belhadj Tieb en 1923. Né probablement en , Abdelkader Belhadj Tieb (Abdelkader Hach Tieb dans la graphie espagnole) lutta contre la pénétration espagnole pendant la Seconde guerre de Melilla (1909) et, après s’être bientôt hissé à la tête des forces rifaines jusque-là dispersées, opposa une forte résistance à l’avancée militaire espagnole en territoire marocain. À la suite de la charge de cavalerie de Tajdirt, menée sous l’impulsion de José Cavalcanti le , et le repli des milices rifaines, suivi de la percée des forces du général Tovar sur le cap des Trois Fourches et sur le bourg (douar) de Souk-el-Had de Beni Chiker le , Abdelkader fit acte de soumission devant le général Marina, à l’époque commandant-général de Melilla.. À partir de cette date, Abdelkader Belhadj Tieb , se mit à collaborer étroitement avec les autorités espagnoles, d’abord lors des subséquentes campagnes de pénétration espagnole, ensuite après l’instauration du Protectorat espagnol dans la partie nord du Maroc..
Au cours de la débâcle militaire espagnole d’Anoual de juillet-, Abdelkader Belhadj Tieb était l’un des rares notables rifains à ne pas manquer à son serment de fidélité à l’Espagne. et à refuser de suivre les ordres du chef rifain Abdelkrim el-Khattabi, de sorte que la kabila de Beni Chiker fut la seule, en dépit de la pression des kabilas insurgées voisines, à ne pas se rebeller contre l’autorité espagnole. Lorsque la place de Melilla était menacée à son tour par les harkas rebelles, il avait adressé au commandement de Melilla de pressantes demandes de renfort pour la position de Souk-el-Had, où lui et ses partisans avaient été contraints de se réfuger en compagnie du régiment Sevilla commandé par le général Neila, demandes auxquelles les Espagnols allaient accéder par l’envoi le d’un tabor (bataillon) de Regulares (supplétifs). et d’un autre supplémentaire quelques jours après. Abdelkader Belhadj Tieb résista à l’avance des troupes d’Abdelkrim sur Melilla, donnant ainsi le temps à la ville d’accumuler des forces en quantité suffisante pour empêcher l’invasion par les harkas rifaines ennemies. Vers la fin de la guerre du Rif, en , il entreprit même de recruter des combattants dans le but de mettre sur pied une harka amie..
En , Abdelkader Hadj Tieb fut nommé délégué du grand vizir de la zone orientale du Maroc espagnol et faisait figure désormais de symbole de l’amitié hispano-marocaine. Vers 1920, Abdelkader Belhadj Tieb était l’un des adjudicataires de lots de terrain cultivable appartenant au domaine Terrenos de Zeluán, dans les environs de Sélouane., et possédait sur le territoire de la kabila Ouled Settout de terrain.
À sa mort, survenue en , à l’âge de , la ville de Melilla, qui avait pu compter sur son appui dans les semaines difficiles de l’été 1921 où elle s’était trouvée sans défense., décida, neuf jours après son décès, de rebaptiser à son nom (Calle Abdelkader Ben Hach Tieb) une rue centrale de la ville.
Références
Bibliographie . . .
Liens externes .
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