Le bombardement de l'école de Minab est une attaque menée le contre une école primaire pour filles située à Minab, en Iran, lors de la première journée des frappes israélo-américaines contre le pays. Au moins 168 personnes sont tuées, principalement des écolières âgées de 7 à 12 ans selon l’Unicef, et 95 autres blessées. L'armée américaine est à l'origine du massacre.
Contexte Pendant les négociations entre l'Iran et les États-Unis, menées sous l'égide d'Oman, le , Israël et les États-Unis bombardent l'Iran.
Déroulement Le au matin, dans le cadre de la vague de frappes aériennes israélo-américaines menées à travers l'Iran, l'école primaire pour filles Shajareh Tayyebeh, située à Minab dans le Hormozgan, est touchée par plusieurs missiles.. Les frappes, qui débutent vers , heure locale, coïncident avec le moment où les familles iraniennes conduisent habituellement leurs enfants à l'école, le samedi étant un jour ouvrable en Iran (le premier jour de la semaine). Selon l'organisation de défense des droits humains Hengaw, environ 170 élèves se trouvaient dans l'établissement au moment de l'attaque, principalement des filles âgées de sept à douze ans.
La frappe survient à , heure locale, au moment du changement de cours dans l'établissement. Elle détruit les murs du bâtiment et provoque l'effondrement du toit, ensevelissant plusieurs personnes sous les décombres. Les secours mobilisent des grues et des pelles pour dégager les victimes, sous les yeux de nombreux témoins, parmi lesquels des parents d'élèves.
Les premiers secours arrivent rapidement sur les lieux, tandis qu'un périmètre de sécurité est mis en place. Les corps des victimes sont ensuite remis à leurs proches dans un point de rassemblement situé à proximité. Des images authentifiées par la BBC prises immédiatement après les frappes montrent des scènes de panique : des familles hurlent tandis que des personnes recherchent des victimes dans les décombres.
L'établissement se trouvait apparemment à proximité d'une base navale du Corps des gardiens de la révolution islamique, elle-même visée par une autre frappe aérienne le même jour. Selon une association d'enseignants, le bâtiment avait auparavant servi de site militaire avant d'être reconverti en établissement scolaire.
Des vidéos montrant la destruction de l'école Shajareh Tayyebeh immédiatement après l'attaque sont authentifiées par le New York Times, Reuters et l'organisation iranienne de vérification des faits Factnameh. De son côté, Drop Site News recueille et publie les témoignages de plusieurs parents dont les enfants figurent parmi les victimes. Les images pointent la responsabilité des États-Unis dans ce bombardement meurtrier.
Bilan L'UNICEF a confirmé, au , qu'au moins 168 personnes avaient été tuées dans le bombardement, en grande majorité des écolières âgées de sept à douze ans. Les autorités iraniennes ont fait état de 175 morts, dont 14 enseignants.
Responsabilité Une grande partie de la presse internationale s'abstient d'attribuer formellement l'attaque à Israël ou aux États-Unis, les deux pays niant toute implication.. Certaines sources avancent néanmoins l'hypothèse d'une responsabilité israélienne., tandis que d'autres avancent une responsabilité américaine.., et expliquent le bombardement par une erreur de ciblage due à l'ancien usage de ce bâtiment, soit par un dommage collatéral du à sa proximité avec un bâtiment militaire contrôlés par le corps des gardiens de la révolution islamique. Le vice-gouverneur Ahmad Nafisi accuse Israël.. Interrogé au sujet de cette frappe, le porte-parole du Commandement central américain (Centcom) déclare à la presse avoir pris connaissance des informations faisant état de dommages causés aux civils par les opérations militaires en cours, et mener une enquête.
Parallèlement, plusieurs fausses informations diffusées sur les réseaux sociaux ont cherché à imputer le bombardement aux forces iraniennes.. Une fausse preuve contre le régime iranien, détournant une photo ancienne prise à plus de , circule notamment sur les réseaux sociaux. Des internautes accusent néanmoins le gouvernement iranien de partager la responsabilité de ce drame en n'ayant pas fermé cette école située à côté d'un site militaire.
Une enquête détaillée du New York Times établit que l'armée américaine est vraisemblablement l'auteur de l'attaque.. Des responsables américains anonymes ont également admis auprès de Reuters qu'il était « probable » que les forces américaines soient « responsables »..
Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l'Homme, Volker Türk, dit espérer que l’enquête américaine « sera rapide et qu’elle se déroulera en toute transparence ».
L'analyse et la géolocalisation par Bellingcat d'une vidéo d'un bombardement par un missile Tomahawk proche de l'école, montrant également de la fumée s'élevant dans le quartier de l'école, semble également pointer la responsabilité des frappes sur ce quartier vers les États-Unis, seuls belligérants à posséder ces missiles. Bellingcat écrit .. Étienne Marcuz, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique et spécialiste des armes de guerre confirme l'hypothèse du Tomahawk..
L'Iran accuse nommément , d'avoir ..
Références
Voir aussi Frappe aérienne sur un mariage à Kuhestak Bombardement du gymnase de Lamerd Makan Nasiri
Bombardement école de Minab Catégorie:Bombardement aérien Catégorie:Février 2026 école de Minab école de Minab Catégorie:2026 en Iran Catégorie:Crime de guerre des Forces armées des États-Unis