Les céramiques des Ryūkyū (, ) regroupent les objets en terre cuite et en grès traditionnellement fabriqués dans les îles Ryūkyū, en Asie orientale.
Histoire Les céramiques des Ryūkyū apparaissent pour la première fois durant l’époque des gusuku (vers les ), lorsqu’elles sont introduites depuis la Chine.
Tsuboya devint le principal centre de production en 1682, lorsque les fours de Chibana, Wakuta et Takaraguchi furent regroupés sur décision du gouvernement du royaume des Ryūkyū. La céramique de Tsuboya se divisait alors en deux grandes catégories : l’ara-yachi, généralement non émaillée, et le jō-yachi, recouvert d’une glaçure.
Après la fin de la guerre du Pacifique, la plupart des fours durent quitter Tsuboya en raison de la fumée qu’ils produisaient. La production fut transférée dans les villages de Yomitan et d’Ōgimi, où la tradition du yachimun se poursuivit. En 1954, le potier Jiro Kinjo, originaire de Tsuboya, devint le premier Okinawaïen à être désigné Trésor national vivant.
Outre la vaisselle, les récipients et les tuiles de toiture, les céramiques des Ryūkyū sont particulièrement réputées pour la fabrication d’urnes funéraires ainsi que des shisa, créatures protectrices semblables à des lions, placées sur les toits ou à l’entrée des propriétés afin de protéger les habitations et les autres lieux contre les mauvais esprits.
Voir aussi Artisanat japonais Céramique japonaise
Références
Catégorie:Style de céramique japonaise