La galerie Vivienne (anciennement appelée galerie Marchoux) est un passage couvert situé dans le de Paris.

Le passage appartient à une copropriété privée. L'accès libre est toutefois laissé aux piétons en journée aux horaires d'ouverture au public.

Situation et accès D'une longueur de pour une largeur de , la galerie est inscrite au titre des monuments historiques depuis le ..

Les façades des immeubles sont 4, rue des Petits-Champs ; 5-7, rue de la Banque ; 6, rue Vivienne.

Ce site est desservi par la ligne à la station de métro Bourse.

Description

thumb|left|Vidéo d'une visite de la galerie.

François-Jacques Delannoy conçoit un décor de style pompéien néo-classique recouvert d'une verrière élégante, fait de mosaïques, peintures et sculptures exaltant le commerce. Les travaux de restauration permettent de réhabiliter les caducées, ancres et cornes d'abondance qui ornent les fenêtres en demi-lunes ainsi que les déesses et les nymphes qui décorent la rotonde.

Les mosaïques du sol, avec fond en terrazzo, sont signées Giandomenico Facchina et Mazzioli. Leur sobriété soulignée par la répétition de formes géométriques simples n'est pas sans rappeler le style des mosaïques de la rue de Rivoli. La grande galerie de de long est suivie d'une rotonde vitrée avec une coupole en verre hémisphérique, l'ensemble étant d'origine.

Origine du nom Cette voie tient son nom de la rue Vivienne qui, elle-même, prend le nom de Louis Vivien, seigneur de Saint-Marc, échevin de Paris (1599).

Historique

Elle est construite en 1823 par le président de la Chambre des notaires, Marcoux. né Louis-Auguste Marchoux (1768-1854), à l'emplacement de l'hôtel Vanel au rue des Petits-Champs, de l’hôtel Baudru de Serrant qu'il achète aux de la rue ViviennePanneau Histoire de Paris, rue des Petits-Champs. et d'une autre dans le passage des Petits-Pères. L'architecte en est François-Jacques Delannoy. Inaugurée sous le nom de « Marchoux », elle est rebaptisée « Vivienne » en 1825. Cette galerie tire profit de son emplacement exceptionnel : elle relie les boulevards et un quartier très industrieux. On y trouve tailleurs, bottiers, marchands de vin, la librairie Petit-Siroux fondée en 1829, merciers, opticiens (la maison Soleil.), bonnetiers, verriers, restaurateurs, confiseurs, marchands d'estampes. On y trouve aussi du spectacle avec le Cosmorama, transféré là en 1828 depuis l'ancienne galerie de bois du Palais-Royal.. Cependant selon Kermel (1833) son plafond bas brise la perspective, elle est étroite et les marchandises ne sont pas de luxe. Pourtant c'est l'un des passages les plus fréquentés de la ville..

Elle est léguée par Anne Sophie « Ermance » Marchoux en 1859 à l'Institut de France, pour que ses revenus subventionnent les artistes titulaires du prix de Rome. Ermance Marchoux (1809-1870) était artiste et sculptrice, elle est l'auteure des deux statues qui encadrent l'entrée de la galerie. Elle avait épousé en 1836 Camille Decaen, le fils du général Decaen.

Situé entre le Palais Royal, en déclin, la Bourse et les Grands Boulevards, ce passage connaît un succès considérable jusqu'à la fin du Second Empire. Mais la galerie perd un peu de son attrait avec le déménagement des commerces prestigieux vers la Madeleine et les Champs-Élysées et notamment à cause de la révolution haussmannienne.

Aucun autre ne se trouve mieux placé que lui pour être un foyer brûlant de circulation et d'activité. L'escalier monumental du conduit à l'ancienne demeure de Vidocq après sa disgrâce. Cet ancien bagnard était devenu chef d'une brigade de police formée d'anciens malfaiteurs La galerie Vivienne et l'escalier de Vidocq : 5 anecdotes sur le bagnard devenu super flic.

La galerie Vivienne résiste au départ du duc d'Orléans, devenu Louis-Philippe, pour les Tuileries. Toutefois, en 1880 s'installe une épicerie qui deviendra les caves Legrand, ouvertes sur la galerie et sur la rue de la Banque La galerie Vivienne.

En 1882, au 32-34, se tient le siège du Journal des artistes fondé par Alphonse Bouvret ; en 1888, Maurice Bouchor y inaugure le Petit-Théâtre de marionnettes« Recueil d'articles. Petit théâtre des marionnettes de Maurice Bouchor », sur Gallica. ; puis le lieu devient après 1894, le théâtre lyrique de la galerie VivienneNécrologie par Arthur Pougin, Le Ménestrel, Paris, 13 mars 1898, — sur Gallica'..

En 1891, un incendie au 43 de la galerie cause la mort de trois personnes..

En 1926, un arrêté déclasse la galerie de l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, la menaçant ainsi de démolition. Elle subsiste néanmoins.

Il y a une concurrence historique avec la galerie Colbert se trouvant à proximité.

Divers travaux sont entrepris à la fin du , menés par l'architecte Marc Saltet.

Une rénovation d'ampleur en 2016 suscite la polémique, notamment chez des commerçants de la galerie et dans le milieu de l'art ; l'ancien ministre de la Culture Jack Lang dénonce son caractère destructeur ne respectant pas l'intégrité du lieu..

Le , la galerie est jumelée avec les célèbres Galeries royales Saint-Hubert de Bruxelles..

Les entrées de la galerie Vivienne

Décoration L’architecte reprend le vocabulaire du style Empire : pilastres, arcs et corniches. Il ajoute une décoration symbolisant la richesse (cornes d'abondance), la réussite (couronnes de laurier, gerbes de blé, palmes) et le commerce (caducée d’Hermes). Le sol, qui n’est pas d’origine est de Giandomenico Facchina.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Kenzō Takada (1939-2020) y a ouvert sa première boutique et présenté son premier défilé à Paris 2023 DAC 337 Apposition d’une plaque commémorative en hommage à Kenzo Takada au 6 rue Vivienne à Paris 2e..

Notes et références

Pour approfondir

Bibliographie .

Articles connexes Liste des voies du de Paris Passages couverts de Paris Burlington Arcade (Londres) (1828) Galeries Royales Saint-Hubert (Bruxelles) (1847) Galerie Bortier (Bruxelles) (1848) Le Passage (Saint-Pétersbourg) (1848)

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris . .

Catégorie:Architecture du XIXe siècle en Île-de-France Vivienne Catégorie:Patrimoine du XIXe siècle Vivienne Vivienne Catégorie:Monument historique inscrit en 1974 Catégorie:Édifice construit en 1826