Le Congrès, est réuni du 8 au , au Parc des expositions dans le 15e arrondissement de Paris. Huit années se sont écoulées depuis le précédent congrès. Ce large espace temporel, qui aurait impliqué par lui-même en « temps normal » deux ou trois Congrès confédérauxLa périodicité des congrès est avant 1939 bisannuelle. Elle le demeure jusqu'en 1969, sauf exception entre 1948 et 1951, pour devenir triennale après cette date. recouvre des moments où le syndicalisme a été confronté à des situations extrêmes : éclatement du Front populaire, guerre, interdiction et dissolution, Résistance (ou collaboration pour une faible part), répression, Libération. Au renouvellement naturel des hommes, à la déportation et aux exécutions de nombreux leaders syndicauxParmi les exécutés du à Châteaubriant, figurent nombre de militants-dirigeants de la CGT., succèdent des situations inédites : des députés siègent en 1944-1945 à l'Assemblée consultative où ils représentent la CGT, des ministres issus de la CGT siègent au gouvernement. Ambroise Croizat ancien secrétaire général de la Fédération des Métaux, Charles Tillon ancien secrétaire d'une fédération de la CGTU, Marcel Paul, secrétaire général de la fédération de l’Éclairage, Auguste Lecœur, militant de la fédération des Mineurs, Marius Patinaud, dirigeant des métallurgistes de la Loire côté communiste, Albert Gazier dirigeant de la fédération des Employés, Robert Lacoste, secrétaire de la fédération des fonctionnaires, Christian Pineau ancien secrétaire général de la Fédération des Employés côté socialiste, sont de ceux-là. Minoritaires lors de la réunification syndicale, les anciens « unitaires » sont devenus majoritaires dans la CGT. Les votes des motions au Congrès permettent de quantifier les audiences respectives. Le rapport est de 3/4 pour les ex-unitaires, 1/4 pour les ex-confédérés. Pourtant le bureau confédéral élu à la suite du Congrès est composé pour moitié d'anciens « confédérés », pour l'autre moitié d'anciens unitairesLes anciens unitaires sont signalés par un °. La profession et le département ou la région indiqués sont ceux d'origine et de débuts militants s'ils sont différents..

Composition du bureau vignette|Benoît Frachon en 1946.

Léon Jouhaux, secrétaire général, 67 ans. Ouvrier allumettier (Paris/Région parisienne) Benoît Frachon°, secrétaire général, 53 ans. Ouvrier métallurgiste (Loire/Région parisienne) Robert Bothereau, 45 ans. Ajusteur-mécanicien, ouvrier d'État (Loiret) Albert Bouzanquet, 49 ans. Fonctionnaire civil au ministère de la Guerre (Gard/Tunisie) Marie Couette°, 48 ans. Employée des PTT (Loir-et-Cher/Paris-chèques). Georges Delamarre, 39 ans. Ouvrier métallurgiste (Région parisienne) Pierre Le Brun, 40 ans. Ingénieur des Ponts-et-Chaussées (Jura/Région parisienne) Gaston Monmousseau°, 61 ans. Menuisier puis ouvrier des Chemins de fer (Indre-et-Loire/Paris) Pierre Neumeyer, 68 ans. Fonctionnaire des Douanes (Vosges/Région parisienne) Henri Raynaud°, 56 ans. Commis des PTT (Haute-Garonne/région parisienne) Julien Racamond°, 61 ans. Ouvrier boulanger (Côte-d'Or) Louis Saillant, 36 ans. Ouvrier sculpteur sur bois (Drôme) André Tollet°, 33 ans. Ouvrier tapissier (Paris)

Notes et références

Notes

Références

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