Le Congrès, se tient du 16 au , à Vitry-sur-Seine. Il réunit délégués porteurs des voix de . Premier congrès confédéral organisé après mai/, mais aussi après le départ du général de Gaulle, sur le plan national, il a lieu aussi après l'écrasement du Printemps de Prague par les chars soviétiques (que la CGT a réprouvé), et alors que l'intervention des Américains au Vietnam s'intensifie. Le CongrèsComptes-rendus du congrès dans l'Humanité (pas moins de 7 journalistes).Comptes-rendus du congrès dans Le Monde, dont les articles sont signés par la journaliste Joanine Roy. reçoit chaleureusement la cosmonaute Valentina Terechkova, ancienne ouvrière du textile, une délégation des syndicats du Viet Nam, et « ovationne » une jeune porte-parole des Commissions ouvrières d'Espagne. Ce sont les problèmes du monde du travail, et ceux du syndicat, qui sont au centre des travaux. Interventions de Georges Séguy, de Henri Krasucki, de René Buhl, certes, mais aussi intervention marquante du Président de la CGT Benoît Frachon, qui est une sorte de « leçon d'histoire » du syndicalisme adressée aux syndiqués, jeunes ou pasL'intervention de Benoît Frachon au Congrès de 1969 est une sorte de testament politique et syndical, résumant au travers ses expériences, 60 ans de syndicalisme et en tirant des leçons fortes : condamnation des fractions organisées au sein de la CGT, refus de l'incompatibilité des mandats politiques et syndicaux, sans en faire un dogme et aspiration à l'unité syndicale, sans taire la diversité. De nouveaux statuts du syndicat sont en débats et la discussion porte sur l'unité syndicale et la démocratie syndicale au sein de la CGT. 99,92 % des voix votent pour ces nouveaux statuts (, contre 0, et abstentions), dont les nouveautés fortes sont la reconnaissance pour les cadres syndiqués de s'organiser en section de l'UGICT et la création d'un organisme de direction nouveau, élu par le Congrès, la Commission exécutive (CE). C'est au sein de la CE immédiatement élue, et nouvelle instance décisionnelle, que le CCN choisit et élit le Bureau confédéral : 7 membres sur 15 sont connus pour être membre du Parti communiste°Guillaume Roubaud-Quashie, , , in La CGT (1975-1995). Un syndicalisme à l'épreuve des crises, cf bibliographie., et un autre pour être adhérent au PSU°°.
Le bureau confédéral compte 15 membres, dont 4 nouveaux. :
Benoît Frachon°, président de la CGT, 76 ans ; Georges Séguy°, secrétaire général, 42 ans ; André Allamy°, employé aux usines Dunlop de Montluçon, secrétaire général de l'UD de l'Allier, André Berteloot, René Buhl, Marcel Caille°, Jacqueline Dhervilly-Lambert, inspectrice des Impôts (Fédération des Finances)Notice , par Jocelyne George, Le Maitron en ligne., René Duhamel, Christiane Gilles°, employée de banque (UD des Hauts-de-Seine), Henri Krasucki°, directeur de La Vie Ouvrière, Livio Mascarello, Léon Mauvais°, Jean-Louis Moynot, Louis Saillant, Jean Schaefer°°.
Les 3 départs du bureau confédéral concernent Madeleine Colin, membre du Bureau confédéral depuis 1955Madeleine Colin demeure directrice du mensuel Antoinette destiné aux femmes. Germaine Guillé, membre du bureau confédéral depuis 1953, et André Merlot, 49 ans. Un retour a lieu, celui de Louis Saillant, qui a quitté en le secrétariat général de la FSM qu'il détenait depuis 1945. Symboliquement il est placé au troisième rang dans la liste des noms du Bureau confédéralLe Monde, .L'Humanité, ..
Notes et références
Notes
Références
Catégorie:Congrès de la Confédération générale du travail