Saint-Michel-Chef-Chef est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Elle fait partie de la Bretagne historique, du pays nantais et du pays de Retz.

Ses habitants, appelés les Michelois, étaient au nombre de au recensement de .

La commune de Saint-Michel-Chef-Chef inclut la station balnéaire de Tharon-Plage et est aussi connue comme siège de la Biscuiterie Saint-Michel, qui produit notamment la « galette Saint-Michel ».

Géographie Situation vignette|gauche|200px|Situation de la commune de Saint-Michel-Chef-Chef dans le département de la Loire-Atlantique

La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais.

Saint-Michel-Chef-Chef est située sur la côte de Jade, à au sud de Saint-Nazaire via la Route bleue et à l'ouest de Nantes, à l'extrémité occidentale du pays de Retz.

Communes limitrophes

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rinais, la Tabardière, le Calais et et un autre petit cours d'eau..

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang des Gâtineaux, d'une superficie totale de ( sur la commune).. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Saint-Michel-Chef-ChefLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Géographie humaine La station balnéaire de Tharon-Plage détient le pavillon bleu depuis quelques années déjà. Ses plages sont un lieu idéal pour la pêche à pied.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montoir-de-Bretagne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Michel-Chef-Chef est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-NazaireUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Saint-Nazaire comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pornic, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (53,2 %), terres arables (18,8 %), zones urbanisées (18,2 %), prairies (6,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,8 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1,1 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Chemicherium au , Sancti Michaelis de Chevecier en 1287..

Le nom de Saint-Michel-Chef-Chef, dont l’étymologie est discutée, est une déformation de la forme ancienne Saint-Michel-de-Chevesché, issue du bas-latin Terra de Chevesché, ancien nom de la pointe Saint-Gildas toute proche.

Le terme Chevesché est une déformation de chevecier-chef, qui désignait naguère en langue ecclésiastique celui qui surveillait le chevet d'une église et qui, par extension, avait la garde du trésor. Ce dignitaire religieux qui percevait les revenus d'une abbaye (ici en l'occurrence celle de Pornic), logeait dans une chefferie..

En ce qui concerne l'archange saint Michel, il suffit de rappeler que les lieux nommés Saint-Michel sont très courants en France et qu'ils dérivent de lieux antérieurement consacrés à une divinité celtique, Lug , la divinité éponyme de Lugdunum (l’actuelle Lyon), assimilée par les Romains à Mercure. Le cas le plus remarquable de cette filiation est Saint-Michel-Mont-Mercure en Vendée.

La commune se trouve dans la zone de transition linguistique entre gallo et poitevin. En gallo, le nom de la commune se prononce comme en français et peut s'écrire Saint-Michel selon l'écriture ABCD. ou encore Sint Michèl selon l'écriture MOGA..

La forme bretonne proposée par l'Office public de la langue bretonne est .

Histoire Préhistoire L’occupation du territoire est attestée au Néolithique, comme en témoigne la découverte du site de l'éperon des Gâtineaux et, à peu de distance plus au sud, le menhir de la Souchais. Plusieurs autres sites mégalithiques (dolmens et menhirs) existaient sur le territoire de la commune, mais ils furent détruits à la fin du .

Antiquité rapporte que Saint-Michel était une léproserie au .

Moyen Âge Saint-Michel-Chef-Chef faisait partie de la châtellenie, baronnie, puis duché-pairie de Retz.

Vers 1104, Garsire de Retz donna l'église à l'abbaye Saint-Serge d'Angers.

Époque contemporaine Pendant la période de déchristianisation des années 1792-1800, Saint-Michel reçoit le nom de Sablons.

Aménagement de la station de Tharon-Plage au début des années 1900.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, alors que la Loire-Inférieure est libérée au mois d', Saint-Michel-Chef-Chef fait partie des territoires qui restent occupés par les Allemands dans la Poche de Saint-Nazaire qui s'étend de l'estuaire de la Vilaine à Pornic. Ici, la libération n'a lieu que le , trois jours après la capitulation de l'armée allemande.

Politique et administration Liste des maires

Population et société Démographie

Selon le classement établi par l'Insee, Saint-Michel-Chef-Chef fait partie de l'aire urbaine, de l'unité urbaine et du bassin de vie de Saint-Brevin-les-Pins et de la zone d'emploi de Saint-Nazaire. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme : 98 % des habitants résidaient dans des zones et 2 % dans des zones , données récupérées dans un fichier téléchargeable sous format Excel..

Évolution démographique

Pyramide des âges La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 27,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 35,7 % la même année, alors qu'il est de 23,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 51,77 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,42 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Église Saint-Michel de style néo-Renaissance (fin ), possède une statue de saint Michel terrassant le démon par Vallet. Nombreuses décorations représentant des fruits de mer. Une plaque commémorative de la guerre de 14-18 se trouve à droite en entrant sous un vitrail représentant des actes de guerre dans les tranchées.

Chapelle Sainte-Anne de Tharon : objets provenant de l'Abbaye de Buzay, dont le plus ancien crucifix du pays de Retz (datant du ), un autre Christ du et une statue du . Château de Tharon : il ne subsiste que des vestiges, en particulier une tour en ruines. Château de La Cossonnière. Maisons anciennes de pêcheurs. Moulins à vent de Beaulieu, de la Proutière et de La Sicaudais (1842).

Calvaires, ossuaire et croix de chemin.

Folies balnéaires et belles demeures du front de mer à Tharon-Plage. Plages de Saint-Michel du Redois, de Comberge et de Tharon dominées de falaises schisteuses et de dunes anciennement boisées.

Vaste étang () des Gatineaux propice à la pêche. Port de Comberge, accessible uniquement à marée haute. Parc du Bois Roy Bois Tallureau Mairie, bâtiments administratifs

Héraldique

Blasonnement de Saint-Michel-Chef-Chef

Blasonnement de Tharon-Plage

Personnalités liées à la commune Famille Michel Gabriel Michel (1702-1765), armateur nantais, est seigneur de Tharon à partir des années 1740 (et par ailleurs seigneur de Doulon et constructeur du château du Grand-Blottereau). sa fille, Henriette-Françoise Michel (1738-1794), épouse du marquis de Marbeuf, devint dame de Tharon après la mort de son père ; le , elle est présente au baptême d'une cloche de l'église.

Estivants célèbres Pierre Roy, peintre surréaliste français (1880-1950). Jean L'Herminier, officier de marine (1902-1953) Ginette Neveu, violoniste française (1919-1949). René-Guy Cadou, poète français (1920-1951).

Voir aussi

Bibliographie Michel Tessier et Renée Guillemin, Saint-Michel-Chef-Chef et Tharon-Plage, Éditions des Paludiers, La Baule, 1987.

Articles connexes