La gare de Grenoble est une gare ferroviaire française située sur la commune de Grenoble, dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des et une liaison Ouigo hivernale, mais également par des trains régionaux du réseau .

Situation ferroviaire Établie à d'altitude, la gare de Grenoble est située au point kilométrique (PK) de la ligne de Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles (via Grenoble) entre les gares ouvertes de Saint-Egrève-Saint-Robert et Pont-de-Claix. Gare de bifurcation, elle est également l'origine de la ligne de Grenoble à Montmélian précédant alors la gare d'Échirolles.

Histoire Origine La volonté de développer le réseau ferroviaire à Grenoble émerge en 1838 lorsque le gouvernement conçoit un projet de chemin de fer qui comporte une ligne de Lyon à Grenoble, embranchement de la grande ligne de Lyon à la Méditerranée. En 1845 le projet se concrétise avec une loi qui ordonne sa réalisation. Le projet tarde à se concrétiser car la première concession attribuée en 1846 à Paulin Talabot est abandonnée par l'entrepreneur, reprise par l'État en 1851, elle s'avère trop onéreuse à réaliser. Néanmoins le gouvernement impérial, convaincu de l'importance de cette ligne, conclut une concession avec le duc de Valmy et consorts. Un décret du confirme cette concession, à , d'un embranchement assortie notamment d'une subvention de pour un coût estimé de . La Compagnie du chemin de fer de Saint-Rambert à Grenoble est officialisée le . Le premier tronçon, long de , de Saint-Rambert-d'Albon à Rives est mis en service le . Le tronçon suivant doit atteindre Grenoble, mais la ville étant une place forte, c'est l'autorité militaire et l'administration supérieure qui doivent décider de l'emplacement de la gare. En attente de la décision pour Grenoble, la compagnie met en service, le , le tronçon de de Rives à Pique-Pierre ou elle installe une gare provisoire en bois à proximité du viaduc en construction sur l'Isère. Le la compagnie est renommée Compagnie des chemins de fer du Dauphiné.

Gare de la Compagnie du Dauphiné La gare de Grenoble est mise en service le par la Compagnie des chemins de fer du Dauphiné lorsqu'elle ouvre à l'exploitation le dernier tronçon de sa ligne, long de depuis le viaduc de Pique-Pierre mis également en service ce même jour.

En 1861, le voit la mise en service de la ligne de de Rives au Grand-Lemps, puis le suivant, c'est la mise en service de la ligne de de Bourgoin-Jallieu à Saint-André-le-Gaz, dernière section de la ligne de Lyon à Grenoble.

Gare du PLM

En 1862, le PLM reprend la Chemins de fer du Dauphiné. et le de la même année, c'est la mise en service de la ligne de de Saint-André-le-Gaz à Châbons, par le PLM.

Le , mise en service de la ligne de de Valence-Ville à Moirans, par le PLM et le connait la mise en service de la ligne de de Grenoble à Montmélian, par le PLM.

vignette|La gare PLM, en 1870. Le , mise en service de la section de ligne de de la bifurcation de Veynes (à Grenoble) à Vif, par le PLM et le , ouverture complète de la ligne Grenoble – Gap, par le PLM.

vignette|La gare PLM au tout début du , avec de nombreux fiacres qui attendent des voyageurs. vignette|La gare, en 1901. Les correspondances s'effectuent avec le réseau de tramway SGTE et la ligne de tramway de Grenoble à Chapareillan. Le , mise en service du Centre autorails de Grenoble.

En 1935, un autorail ZZR « Micheline » de Michelin du PLM basé au Centre autorails de Grenoble, relie sans arrêt Grenoble à Lyon-Perrache en .

Gare de la SNCF

En 1938, la SNCF (créée par décret en 1937) reprend le PLM.

En 1938, le Centre autorails de Grenoble reçoit sa première série d'autorails Decauville ZZ P 1 à 9 (transformés en 1952/1953, et renumérotés X 52000 en 1962), formant la série des autorails X 52000, pour la desserte de la ligne des Alpes.

Le , toutes les locomotives à vapeur 141 P à 15 font partie des effectifs du dépôt de Grenoble, avec des roulements sur Grenoble – Lyon.

En 1945, Le Centre autorails de Grenoble reçoit une seconde série d'autorails Decauville XDC 2101 à 2110 (renumérotés X 52101 à X 52110 en 1962) formant la série des X 52100. Les deux séries X 52000 et X 52100 assurent alors des services de Valence à Genève, de Lyon à Marseille-Saint-Charles via Veynes, de Grenoble à Briançon et de Chambéry à Bourg-Saint-Maurice ou à Modane.

En 1946, le dépôt de Grenoble reçoit ses premières locomotives à vapeur de type 141R.

En juin 1953, la relation estivale Grenoble – Digne, amorcée à Genève, est assurée avec des autorails X 52000 et X 52100.

Le , création du train GC/CG « Le Catalan » Genève – Portbou via Grenoble, Avignon, Montpellier et Perpignan, relation assurée en RGP 2 quadricaisse (X 2700 + XR 7700 + XR 7700 + X 2700).

Le , les autorails panoramiques de la série X 4200, avec les X 4205 et X 4206, assurent pour la première fois la relation « Alpazur » Genève – Grenoble – Veynes - Dévoluy – Digne (et retour), par la ligne des Alpes.

Le , création du train rapide de avec supplément GM/MG Le Rhodanien Genève – Marseille via Grenoble et Avignon, assuré en rame RGP1 ex-TEE de la série X 2770.

Le , la mise en service de l'estacade de Grenoble permet de supprimer quatre passages à niveau importants de la villeLa Vie du rail magazine () : « Bonnes feuilles », photo légendée de la .. Cet ouvrage a été conçu spécialement pour l'électrification en prévoyant les emplacements des supports caténaires lors de sa construction. En 1985, cette perspective est mise à profit lors de l'électrification Lyon-Grenoble. La rampe, côté grands boulevards, a été étudiée afin de ne pas engager le gabarit , sous le pont des boulevards, pourtant construit, au début de la Seconde Guerre mondiale.

Le , mise en service du nouveau poste PRS de Grenoble (côté nord) et doté d'un poste de contrôle optique (PCO). La reconstruction totale de la gare actuelle est préférée à la modernisation de l'ancienne qui est simplement démolie pour pallier le grand manque de capacité que génèrent les Jeux Olympiques d'hiver de Grenoble 1968.

Le , inauguration par l'autorail panoramique X 4204 (série X 4200) du contournement sud de Grenoble, d'une longueur de , supprimant les passages à niveau du sud de la ville. Ce contournement a été finalement retenu. Un autre projet prévoyait le maintien du tronçon d'origine, toujours à double voie, mais en tranchée, à la place des passages à niveau. Le contournement a été conçu pour les caténaires .

Du 6 au , les à Grenoble nécessitent le renforcement de l'offre ferroviaire avec le renfort de locomotives A1A A1A 68500 du dépôt de Chalindrey et de BB 67300 des dépôts de Strasbourg et de Nîmes. On note la circulation de nombreux trains supplémentaires, dont des trains directs Dortmund – Grenoble via Strasbourg et Chambéry. Mise en service d'une nouvelle gare à Grenoble et d'une autre baptisée Grenoble-Olympique (provisoirement à cette occasion, au sud d'Alpexpo, sur le contournement ferroviaire de Grenoble ; après les Jeux, les voies secondaires sont démontées, seuls subsistent les quais principaux).

Le , dernier jour de circulation du train GC/CG « Le Catalan » Genève – Cerbère via Chambéry et Grenoble. Le , création du Trans-Europ-Express (TEE) « Catalan-Talgo » relie Genève à Barcelone en passant par Chambéry et Grenoble.

Le , dernier jour de circulation de l'autorail rapide de avec supplément GM/MG « Le Rhodanien » reliant Genève à Marseille via Grenoble et Avignon, assuré en RGP1 ex-TEE X 2770 du dépôt de Marseille-Blancarde et remplacé le lendemain par un train classique offrant les deux classes.

En 1972, on compte 12 allers-retours quotidiens entre Grenoble et Genève.

Le , mise en service des autorails X 4500 sur Valence – Grenoble – Chambéry – Genève.

Le , dernière circulation régulière en traction à vapeur avec un train de marchandises de Grenoble à Lyon Guillotière, tracté par la locomotive à vapeur 141 R 1187 du dépôt de Vénissieux. Le , dernière circulation des autorails Decauville du Centre autorails de Grenoble avec un aller-retour Grenoble – Vif effectué par les autorails X 52006 et X 52103 encadrant deux remorques d'autorails unifiées Decauville. L'autorail X 52103, représente la première génération d'autorails diesel-électriques de France au Musée français du chemin de fer à Mulhouse.

Le des turbotrains ETG entre Grenoble et Lyon-Perrache sont mis en service. Le , le train TEE « Catalan-Talgo » Genève – Barcelone transite via Lyon au lieu de Grenoble. Le même jour, des turbotrains ETG sur Valence – Grenoble – Chambéry – Genève sont mis en service. Le succès est tel qu'il faut rapidement faire circuler deux rames accouplées pour faire face à la demande.

Le , 01/10/1978, festivités du centenaire de la ligne des Alpes avec un train spécial Grenoble – Veynes – Grenoble tracté par la locomotive diesel CC 72084 (série CC 72000) pavoisée.

En 1979, les turbotrains ETG en provenance de Valence et Grenoble doivent être limités en gare de Pontcharra par suite de l'affaissement du pont ferroviaire de Montmélian sur l'Isère qui ne peut être remplacé qu'en par un pont provisoire du génie militaire dans l'attente de la construction d'un nouvel ouvrage. Sur le nouveau pont définitif, des emplacements pour de futurs poteaux caténaires sont prévus.

vignette|Une Caravelle, en 1981.

Le , le train « Catalan-Talgo » Genève – Barcelone perd sa qualité de TEE et est transformé en EC qui comporte les deux classes, tout en repassant par Chambéry et Grenoble. Création du train IC 5642/3 qui reprend le nom « Le Rhodanien », Genève – Marseille via Chambéry, Grenoble, Valence et Avignon.

Le , la plupart des trains Grenoble – Lyon arrivent désormais dans la nouvelle gare de Lyon Part-Dieu. Des turbotrains RTG viennent renforcer les turbotrains ETG sur Grenoble – Lyon Part-Dieu.

Le , la ligne reliant Lyon depuis Grenoble adopte l'électrification en courant . En mars de la même année, le premier TGV commercial Paris - Grenoble est mis en service. À la rentrée de , les dessertes sur la ligne Grenoble - Rives (Isère) sont mises en service. Le Conseil général de l'Isère fait l'acquisition d'une rame RRR4.

Le , création du Comité pour un TGV France-Italie qui deviendra l'Association européenne pour le développement du transport ferroviaire (AEDTF), avec installation de son siège européen à Grenoble..

Septembre 1991 : mise en service de l'électrification en courant – de la section de ligne de Grenoble à Gières, par le conseil général de l'Isère, afin de prolonger quelques trains périurbains Rives – Grenoble.

En 1993, dernières circulations des turbotrains ETG et RTG, sur Grenoble – Lyon Part-Dieu.

Le , dernier jour de circulation de l'EC « Catalan-Talgo » Genève – Barcelone via Grenoble.

Le , la gare de Gières-Campus est rebaptisée Grenoble-Universités-Gières pour devenir à partir de ce jour la seconde gare de l'agglomération grenobloise. Elle soulage la gare principale de Grenoble, en permettant un accès direct au domaine universitaire et au CHU de La Tronche. Création du train diurne quotidien /5 Évian-les-Bains – Valence via Annecy, Chambéry et Grenoble (et retour). Mise en service d'un TGV direct Grenoble () – Bruxelles () et retour Bruxelles () – Grenoble (), avec desserte de Lyon-Part-Dieu et de Lille-Europe (reconduite le , puis supprimée ultérieurement).

En 1999, le train nocturne « Rhône-Océan » Lyon – Nantes est amorcé à Grenoble les fins de semaine. C'est une Sybic qui le tracte entre Lyon-Perrache (après rebroussement) et Grenoble.

vignette|La gare en 2006, vue depuis le toit du d'Europole. vignette|Entrée de la gare, côté Europole. vignette|redresse|Le hall, vu après la rénovation des .

Le , la locomotive diesel CC 72059 tracte le train 4490/1 Le Ventadour Bordeaux – Grenoble via Clermont-Ferrand et Lyon.

Le , ouverture de la halte d'Échirolles.

Le , réouverture de la gare de Lancey, fermée en été 1996.