Torre Pallavicina (dialecte bergamasque. et ) est une commune italienne () de la province de Bergame (BG), dans la région de Lombardie, en Italie du Nord.
Géographie
Situation
Torre Pallavicina se situe dans la plaine bergamasque orientale, à environ à l'est de Milan, à environ au nord-ouest de Rome et à au sud-est de Bergame, à la limite des provinces de Brescia et de Crémone. Le village est situé sur les rives de l'Oglio et traversé par le Nouveau Canal Pallavicino (). C'est la commune la plus méridionale de la province de Bergame.
Le village fait partie du fuseau horaire Heure d'Europe centrale (UTC+1) et Heure d'été d'Europe centrale (UTC+2), à l'heure d'été. Torre Pallavicina est classée en zone de sismicité 2 (sismicité moyenne, accélération maximale entre 1,5 et ).
Hameaux
Torre Pallavicina comporte trois hameaux () : Villanuova, Torre et Santa Maria in Campagna (Lombardie).
Communes limitrophes
Les communes limitrophes de Torre Pallavicina sont Fontanella, Orzinuovi (BS), Pumenengo, Roccafranca (BS) et Soncino (CR).
Météorologie
Le , Torre Pallavicina subit le passage d'une trombe, qui détruit une maison.. La commune est classée en zone climatique EComune di Torre Pallavicina (BG) - CAP e Informazioni utili.. Le climat est subtropical humide (Cfa dans la classification de Köppen). Degrés-jours : .
Démographie
Torre Pallavicina a 443 ménagesAbitanti Torre Pallavicina - Dati demografici 2010. (386 en 2001Torre Pallavicina.). La population a augmenté, durant la période 1991-2001, de 1,24 % par an, en moyenne, selon les chiffres des recensements décennaux de l'Institut national de statistique (Istat).
En , la population de Torre Pallavicina compte 148 étrangers (13,0 % de la population), appartenant à 13 pays, dont 14 citoyens de l'Union européenne (9,5 % des étrangers) et sept citoyens d'Ukraine (5 % des étrangers). Il y a 572 femmes (50,3 %) et 566 hommes (49,7 %)Torre Pallavicina (BG) - Italia: Informazioni.. La commune enregistre onze naissances (taux de natalité : 0,97 %), dont huit garçons (73 %) et trois filles (27 %). +Composition de la population, en fonction du sexeNombreProportion (%)NombreProportion (%) 200251948,754751,3200350848,154851,9200451148,155251,9200553548,955851,1200653548,4570 51,6200753248,756051,3200855249,456650,6200955849,457250,6201056649,757250,3 La commune occupe, en 2004, la place, en ItalieWolfram|Alpha: What is the population of torre pallavicina, italy?.. En 2011, l'âge moyen de la population est de . +Composition de la population, en fonction du statut maritalPopolazione del Comune di Torre Pallavicina. Abitanti Torre.NombreProportion (%)NombreProportion (%)NombreProportion (%) Célibataires25047,021738,846742,8Marié(e)s27150,926146,653248,7Divorcé(e)s30,620,450,5Veuf(ve)s81,58014888,1
+Statut marital de la population, en fonction de l'âge0-19 ans20-39 ans40-59 ans60-100 ansCélibatairesNombreProportion (%)10510010661,323141213MariésNombreProportion (%)-673913483,87078DivorcésNombreProportion (%)--32-Veuf(sNombreProportion (%)---890-19 ans20-39 ans40-59 ans60-100 ansCélibatairesNombreProportion (%)11699,1563820141812MariéesNombreProportion (%)10,9896111781,85437DivorcéesNombreProportion (%)---21VeuvesNombreProportion (%)-10,76473500-19 ans20-39 ans40-59 ans60-100 ansCélibatairesNombreProportion (%)22199,516250,843143013Marié(e)sNombreProportion (%)10,515648,925182,812452,3Divorcé(e)sNombreProportion (%)--3120,8Veuf(ve)sNombreProportion (%)-10,3628134
Administration thumb|250px|Position de la commune dans la province de Bergame. Le conseil municipal de Torre Pallavicina comporte treize membres. Le maire est assisté par un maire adjoint et deux assesseursComune di Torre Pallavicina - Comune, Municipiodi Torre..
Les plaques d'immatriculation des véhicules portent les lettres BG.
Histoire
Les rares informations sur l'histoire de Torre Pallavicina ne remontent pas au-delà du Moyen Âge. Avant cela, on suppose que le territoire a comporté de petites colonies durant de la période romaine, puisque le village a été initialement identifié sous le nom de Floriano, faisant probablement partie de ce qui était communément appelé Florianus vicus, une colonie romaine créée à la suite de l'opération de centuriation de la plaine bergamasque, à l'époque impérialeComune di Torre Pallavicina..
À la fin de la domination romaine, le territoire devient faiblement peuplé, jusqu'à l'arrivée des Francs. Ceux-ci créent l'institution du Saint-Empire romain germanique, dont les dirigeants règnent sur les destinées du pays tout au long du Moyen Âge. Le vicus et le fond de Florianum sont mentionnés dans un document de 840. Dans un autre, remontant à 948, est cité le village de Valsorda, actuellement réduit à une seule ferme. Au Moyen Âge, la terre de Fiorano est détenue par le monastère féminin de Santa Giulia, à Brescia, puis par l'abbaye bénédictine masculine San Lorenzo, à Crémone.
On sait que ces terres sont données en fief, en même temps que les régions environnantes, à l'évêque de Crémone, au . L'église romane des saints Nazario et Celso, dépendant de la paroisse de Calcio, remonte au . La plaine bergamasque orientale et la Calciana sont, dans les premières décennies du , presque entièrement dépeuplées par les guerres, d'abord entre la papauté et l'Empire, puis entre les Guelfes et les Gibelins, guerres qui touchent particulièrement cette région frontalière entre les territoires de Bergame, Brescia et Crémone.
Mais c'est avec l'arrivée de la seigneurie des Barbó, attestée à partir de 1070, que le village connait une période de notoriété, au cours de laquelle, dans le cadre des luttes de factions entre Guelfes et Gibelins, on juge nécessaire d'avoir de nombreux bâtiments fortifiés. En 1366, les terres de Calcio, Pumenengo et Fiorano sont achetées par Regina della Scala, épouse du duc Bernabo Visconti. Elle essaie, par tous les moyens, de les repeupler,grâce aux privilèges avantageux accordés par son mari à sa propriété.
En 1380, la duchesse revend la propriété : Calcio aux Secco, Pumenengo aux Barbò et Fiorano aux Covi et Cropelli. Les nouveaux propriétaires prennent tour à tour la tête du fief (connu sous le nom de Condominium de la Calciana), qui continue de jouir des privilèges et exemptions, ainsi que d'une large autonomie vis-à-vis de l'État central.
Les seigneurs du village, appartenant au camp gibelin et liés avec les seigneurs Visconti de Milan, font construire, par Tristan Visconti, fils de Barnabé et successeur de Covo et Cropelli, une tour sur leurs terres. Celle-ci sert de belvédère sur les zones environnantes et la rivière Oglio, qui est, depuis toujours, une frontière entre différentes entités politiques. Le village prend le nom de Tour de Tristan (). En 1484, Elizabeth, fille unique de Tristan Visconti, apporte en dot toute la propriété à son mari, le marquis Galeazzo Pallavicino. Le village prend le nom de Torre Pallavicina (Tour des Pallavicini). Au début du , Adalberto Pallavicino fait construire, près de la tour, un splendide palais, probablement par des architectes qui travaillent ensuite à Mantoue. Il fait creuser le canal Pallavicino, qui, aujourd'hui encore, irrigue une grande partie de la haute plaine de Crémone.
Situé entre la république de Venise et le duché de Milan, le village appartient à une véritable zone franche, appelée Calciana. Il ne paie pas de taxes et possède sa propre administration. Et, comme dans toutes les régions frontalières, une importante contrebande est pratiquée, en dépit des lois strictes qui l'interdisent, sous peine de sanctions sévères. Pour les résidents, cela constitue une importante source de revenus.
L'exonération fiscale totale dure jusqu'au milieu du . En 1796, lors de la conquête napoléonienne, le village revient à la République cisalpine. La nouvelle administration révoque tous les privilèges du village, qui est annexé au département dont Bergame est le chef-lieu, et est fusionné, sur le plan administratif, avec les villes voisines de Calcio et Pumenengo. Le régime du Condominum est supprimé et la Calciana et Gera d'Adda sont rattachés à Bergame.
Au , le village subit la crise du secteur agricole, sans qu'une évolution industrielle ne la compense. Il est relégué à un rôle marginal dans l'économie de la basse plaine de Bergame.
Sites et monuments thumb|250px|Plan de situation. Dans la localité de Portici, sur le territoire de la commune, il y a une grande propriété campagnarde, avec un manoir de style néoclassique du , connue sous le nom de Villa del Portico. À proximité, se trouve également l'église de l'Assomption de Marie (), du , restaurée au . Elle abrite des peintures des et [s et un grand retable de Solaro, représentant l'Assomption.
Dans le hameau de Torre, près du palais Barbó, la villa Olofredi est en mauvais état, malgré son passé glorieux. Le hameau de Villanuova accueille également le Musée de la civilisation paysanne (). Le Moulin d'en Bas conserve une ancienne roue à eau.
Église Notre-Dame de Lorette
L'église dédiée à Notre-Dame de Lorette est, à l'origine, juste une petite chapelle, érigée, en 1621, par Vincenzo Molani, qui était meunier au « Moulin du bas », appartenant aux comtes Pallavicino et situé dans le quartier appelé « Le moulin » () ou « Rive de la forêt » (), près de la rivière Oglio. Vincenzo Molani fait construire la chapelle à ses propres frais, en remerciement d'une faveur que lui a accordée la Sainte Vierge de Lorette. Il y fait peindre l'image de Notre-Dame de Lorette, entourée par des anges, avec saint Charles Borromée, à sa droite, et saint Vincent, de l'Ordre des Prêcheurs, à sa gauche. Quelques années plus tard, lorsque de nombreux fidèles commencent à venir vénérer l'image sacrée, le marquis Galeazzo Pallavicino fait construire une salle jouant le rôle de porcheComune di Torre Pallavicina..
En , le marquis Pallavicino transmet, à l'évêque de Crémone, une demande pour construire une église qui permette d'accueillir le nombre croissant de fidèles attirés par les nombreuses grâces accordées par la Madone. L'évêque envoie Giovanni Maria Cassani, afin de recueillir des informations sur l'image miraculeuse, et, après en avoir vérifié l'exactitude, accorde la permission de construire une nouvelle église, le . La Madone est enfermé dans un sanctuaire de marbre, alors que les deux saints, peints à ses côtés sur la fresque, sont sacrifiés. La construction de l'église, conçue par Rinaldo Cambiaghi, est commencée par Adalberto, en 1638, et achevée par Alessandro Galeazzo.
En 1949, une famille de Torre fait don d'un nouvel autel, qui est consacré par l'évêque Giovanni Cazzani, le de cette même année. Il contient des ossements des saints Fermo et Rustico.
Église de Sainte-Marie-des-Champs
Histoire
La paroisse de Sainte-Marie-des-Champs () est créée, en 1478, alors que Béatrice d'Este, après la mort de son mari, Tristan Sforza, s'installe à Portico avec sa fille Elizabeth Catherine. Elle demande à l'évêque de Crémone de nommer un aumônier-curé pour la petite église de Sainte-Marie-des-Champs, avec juridiction sur Portico, Torre et Villanuova, qui se séparent donc définitivement de la paroisse de Gallignano. Le , l'évêque de Crémone, Giacomo della Torre, fonde la paroisse de Sainte-Marie-des-Champs.