La bataille de Fleurus a eu lieu le à Fleurus (en Belgique actuelle). C'est une victoire pour l'armée française commandée par le maréchal de Luxembourg contre les armées d'une coalition rassemblant les Provinces-Unies, les Impériaux, l’Espagne et l'Angleterre dirigée par le général allemand Waldeck. La France perd , alors que les coalisés en perdent plus de .

Histoire Contexte Les premiers combats de la Guerre de la Ligue d'Augsbourg se sont déroulés sur le Rhin ; mais le généralissime autrichien Waldeck, qui bénéficie de l'avantage du nombre, opère un mouvement menaçant en direction du Hainaut. L'état-major français, dirigé par le duc de Luxembourg, préfère contraindre l'ennemi à engager le combat avant qu'il ne se renforce des contingents de l'Électeur de Brandebourg.

Déroulement Les artilleurs français avaient tiré sur leurs régiments d'infanterie dont ils n'avaient pas identifié les couleurs. Tous les drapeaux reçurent, comme signe distinctif commun, une écharpe blanche nouée au sommet de la hampe.

Les troupes françaises étaient sous le commandement du duc de Luxembourg, du duc de Boufflers, du duc du Maine, du duc de Choiseul, du Grand-Prieur de Vendôme, et du Prince de Conti. Un colonel de dragons, Antoine de Pompone, prépara la victoire du maréchal de Luxembourg en emportant deux redoutes élevées sur les bords de la SambreLa comtesse de Grignan en complimenta le ministre Pomponne : (Lettre du 18 juillet 1690, citée par Louis Monmerqué au tome 34 de la Biographie universelle de Michaud)..

Comme le précise l'historien Pierre de Ségur,

En cette occasion, écrit le marquis de Feuquières, ce grand capitaine a capablement pensé avant de marcher à l'ennemi; il a jugé avec une justesse infinie du temps qu'il lui fallait pour se mettre en état d'exécuter ce qu'il avait pensé, et il l'a exécuté avec une vivacité qui n'a pas laissé à son ennemi le temps de remédier au coup qu'il lui portait.

Ce témoignage d'un connaisseur, tous les combattants de Fleurus le confirment unanimement. De ce jour, il conquit dans les rangs de l'armée une popularité vraiment extraordinaire. Quand il est là, chacun de nous en vaut deux, fut parmi les soldats une locution courante. Même note dans le corps d'officiers. Dans le régiment de Touraine, qui avait spécialement souffert, les capitaines dissimulèrent l'étendue de leurs pertes, par peur d'être envoyés se refaire dans d'autres quartiers, sous les ordres d'un autre chef. Comme nous voulions, écrit l'un d'eux, finir la campagne sous cet illustre général, nous ne nous plaignîmes jamais, et nous dîmes toujours que nous étions en état." Tous, en effet, sous lui se croyaient invincibles (...) vignette|gauche|Plan de la bataille de Fleurus, reconstitué par l'Encyclopaedia Britannica (1911).

Conséquences vignette|Waldeck et ses hommes après la bataille. Fleurus passe pour l'une des batailles les plus sanglantes de cette campagne, quoique le nombre des victimes varie beaucoup selon les auteurs : pour Gaston Bodart, les Français auraient perdu hommes et déploré autant de blessés, cependant que les Impériaux auraient eu morts, blessés et hommes faits prisonniers. Périni estime que 612 officiers et soldats français ont été tués ou blessés, faisant morts et prisonniers (il ne mentionne pas le nombre de blessés chez l'ennemi). Les Français se sont emparés de 48 canons et pris à l'ennemi 150 drapeaux ou enseignes. Les historiens britanniques réduisent les pertes de Impériaux à tués et blessés, et considèrent que les Français ont essuyé les mêmes pertes; les sources néerlandaises avancent que moins de 3000 Autrichiens ont été faits prisonniers.

Les Français ont incorporé de force une partie de leurs prisonniers dans leur armée, déployant les prisonniers autrichiens et brandebourgeois en Catalogne, les Wallons sur le Rhin et les Flamands en Savoie. La plupart désertèrent à la première occasion.

Mais malgré les lourdes pertes des Impériaux, Waldeck parvint à se replier sur Bruxelles et eut même suffisamment de temps pour reconstituer son armée austro-espagnole. Avec les contingents du Brandebourg, il disposait encore au mois d'août de hommes prêts au combat en Flandre. Victorieux sur la Boyne en Irlande, Guillaume III d'Orange-Nassau put embarquer son armée pour les Pays-Bas et prit désormais le commandement contre la France.

Participants français célèbres

César Auguste de Choiseul de Plessis-Praslin, (1637-1705), commandant l'aile droite de l'armée française. Pierre de Montesquiou d'Artagnan, (1640-1725), brigadier des armées du roi, infanterie. Gournay. le grand prieur de Vendôme. Dumetz, maréchal de camp, commandant l'artillerie. Tilladet, commanda à la place de Gournay. Charles-Eugène de Lévis, cavalerie.

Régiments français engagés thumb|320px|Edme Bovinet, La Bataille de Fleurus, gravure d'après François-Nicolas Martinet, Musée des Beaux-Arts d'Orléans Le duc de ChoiseulVoir : Jean de Beaurain : Ordre de bataille des troupes qui étaient à la bataille de Fleurus. Brigade de Lannion Dragons du roi Gendarmerie Brigade de Montfort Royal Roussillon Mérinville Quadt Furstemberg Le Maine Cravates du Roi Rubantel, lieutenant général Brigade d'Usson Champagne Touraine Orléans Greder Allemand Brigade de Séguiran Gardes Françaises Gardes Suisses Brigade d'Albergotti Normandie Italiens régiment de Provence régiment de Soissonnois Brigade de la Rocheguion régiment de Navarre régiment du Maine régiment de Vermandois La Chastre Le duc du Maine lieutenant général Brigade de Bolhen Royal Allemand Lévis Châtres Brigade de Léomaria Condé Boufflers Léomaria Royal Étranger Pomponne Montrevel, maréchal de camp Brigade de Maignac Royal Piémont Coëslin Bertillac Noailles Maignac Vatteville, maréchal de camp Brigade de Solre régiment d'Auvergne Brigade Stoppa régiment de Soissons régiment du Limousin Bombardiers Solre régiment Stoppa Vieux Stoppa Jeune Fuziliers Salis régiment de Castries Tilladet, lieutenant général Brigade du Rosel Du Rosel Langallerie Brigade de Pracomtal Sibourg Roquépine Imécourt Phélypeaux Pracomtal

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Jean de Beaurain, Histoire militaire de Flandre, depuis l'année 1690 jusqu'en 1694 inclusivement, tome 1, , 1755 (lire en ligne) Recueil des drapeaux pris à la bataille de Fleurus le (lire en ligne), carte de la bataille, carte des mouvements des armées, Ordre de bataille des troupes qui étaient à la bataille de Fleurus, carte des camps de Fleurus, de Welaines et de Farcienne après la bataille .

Articles connexes Guerres de Louis XIV

Liens externes La Bataille de Fleurus du juillet 1690 Détails de la Bataille de Fleurus du Ier juillet 1690 Plan de la Bataille de Fleurus remportée par l'armée du Roi commandée par Mr le Maréchal, duc de Luxembourg le 1er juil. 1690, levé sur les lieux par M.r le chevalier de Grandmont Vedeau enseigne La bataille de Fleurus, remportée par l'Armée du Roy, commandée par Mr le Maréchal Duc de Luxembourg, sur l'Armée des Holandois, Espagnols, Allemans et autres confederés sous le commandement du Prince de Valdec le Ier Iuillet 1690

Catégorie:Bataille de la guerre de la Ligue d'Augsbourg Catégorie:Bataille impliquant l'Angleterre Catégorie:Bataille de 1690 Catégorie:Juillet 1690 Catégorie:Fleurus (Hainaut)