La population de la Syrie compte entre Données République arabe syrienne Banque Mondiale 2015 et habitants en 2016..

Histoire En 1940, la Syrie a une population de 3 millions d'habitants, avant de passer à habitants en 1960 et à habitants en 1981. Le pays durant le connait une croissance démographie particulièrement forte avec un taux de fécondité qui atteint 7,8 enfants par femme. Durant cette période, la part de la population kurde a tendance à augmenter passant de 6,8 % de la population en 1953 à 8,1 % en 2004. À compter des années 1980, le pays effectue sa transition démographique, le taux de fécondité passe de 4,25 enfants par femme en 1990, à 3,5 enfants par femme en 2009 et à 2,8 enfants par femme en 2011. Cette transition démographique est liée à un âge moyen du mariage plus tardif, à un meilleur accès à l'éducation pour les femmes ainsi qu'à la contraception. La contraception se répand durant les années 1990, avec un taux d'utilisation pour les femmes mariées de 58 % entre 2005 et 2009. À partir des années 2000, l'État syrien accentue sa politique pour une diminution de l'augmentation démographique, en réduisant les incitations financières liées aux naissances.

Le dernier recensement officiel date de 2004, la Syrie avait alors une population de habitants.

Depuis le début de la guerre civile syrienne de 2011-2012, le pays connait une forte baisse démographique, à cause entre autres d'une émigration importante. Le pays aurait vu sa population passer de 20,6 millions d'habitants en 2011 à 18,2 millions d'habitants en 2016. En , 4,8 millions de personnes seraient réfugiées dans un autre pays, dont 57 % en Turquie, 22 % au Liban et 13 % en Jordanie.

En , l'ONU estime que le bilan du conflit est d'environ Alarmed by Continuing Syria Crisis, Security Council Affirms Its Support for Special Envoy’s Approach in Moving Political Solution Forward, un.org, 17 août 2015.. Le , le Centre syrien pour la recherche politique affirme que le conflit a fait depuis Report on Syria conflict finds 11.5% of population killed or injured, The Guardian, 11 février 2016.Le bilan du conflit en Syrie approcherait 500.000 morts, Reuters, 11 février 2016.

Évolution des principaux indicateurs démographiques

Période.Naissances annuellesDécès annuelsSolde naturel annuelTaux de natalité (‰)Taux de mortalité (‰)Solde naturel (‰)Indice de féconditéTaux de mortalité infantile 1950 – 1955 51,2 20,5 30,6 7,23 180,1 1955 – 1960 50,1 18,1 32,0 7,38 150,5 1960 – 1965 48,5 15,3 33,3 7,54 121,8 1965 – 1970 46,8 12,5 34,2 7,56 98,8 1970 – 1975 46,3 10,1 36,2 7,54 77,3 1975 – 1980 45,4 8,3 37,0 7,32 63,1 1980 – 1985 42,8 6,7 36,1 6,77 49,9 1985 – 1990 38,4 5,3 33,1 5,87 36,2 1990 – 1995 33,3 4,3 28,9 4,80 26,1 1995 – 2000 29,7 3,8 25,8 3,96 20,8 2000 – 2005 26,2 3,6 22,6 3,39 17,4 2005 – 2010 23,9 3,5 20,4 3,10 15,0

Distribution de la population En 2011, la Syrie a un taux d'urbanisation de 55 %, taux particulièrement faible par rapport au 87 % du Liban et au 83 % de la Jordanie. Il était de 36,9 % en 1960, de 47,1 % en 1981 et de 53,5 en 2004. La densité du pays est de 113,28 hab/km. Toujours en 2011, le pays comptait 20,86 millions d'habitants dont 4,8 uniquement pour Alep, la ville la plus peuplée du pays. Le pays connait un important tissu urbain auto-construit, liée à la faiblesse de la planification urbaine et à l'exode rural.

Ethnies thumb|250px|Carte montrant la répartition ethno-religieuse de la Syrie avant la guerre civile. En cas de repli militaire, chacun de ces groupes pourrait choisir de se replier sur son foyer géographique d'origine.

Le régime syrien se voulant un État laïc, aucun recensement confessionnel n'existe en Syrie. Il en est de même pour le décompte des appartenances ethniques non arabes, comme les Kurdes notamment, celui-ci s'opposant à l'idée de nationalisme arabeFrédéric Pichon, Syrie : Pourquoi l'Occident s'est trompé, Éditions du Rocher, 2014, .

Composition ethnique au Un article français de 1955 brosse le portrait confessionnel et ethnique de la Syrie au seuil de son indépendanceLa structure confessionnelle de la population syrienne dans « Annales de Géographie », 1955, Étienne de Vaumas sur Persée. Un rapport d'un groupe interparlementaire du Sénat français datant de 2007Où en est la Syrie ?, Rapport de groupe interparlementaire d'amitié , 11 octobre 2007 Sénat français fait état de la répartition suivante : Sunnites 74 % Alaouites 10 % Chiites 3,5 % Druzes 1,5 % Chrétiens 10 % (chrétiens syriaques orthodoxes, chrétiens grecs-catholiques, chrétiens grecs-orthodoxes, chrétiens arméniens grégoriens et autres chrétiens)

Composition ethnique au Selon des chiffres publiés en 2012Ce que la démographie nous dit du conflit syrien sur Slate la répartition serait la suivante : Arabes sunnites 72,8 % Kurdes sunnites 8,3 % Arabes alaouites 10,2 % Arabes druzes 1,8 % Arabes chiites ismaéliens 0,9 % Arabes chiites duodécimains 0,4 %, Tcherkesses sunnites 0,3 % Turkmènes - Turcomans sunnites 0,6 %. Kurdophones yézidis 0,1 % Chrétiens 4,6 %.

Les chrétiens se répartiraient ainsi : Arabes de religion grecque orthodoxe : Arabes de religion grecque catholique: Arméniens apostoliques : Jacobites Maronites Arméniens catholiques Protestants Nestoriens Syriaques catholiques Chaldéens catholiques Catholiques latins

Selon d'autres chiffres la population se divise de la sorteL'Histoire, n°375, mai 2012, page 67. : 64 %Les écarts parfois importants sont liés aux divergences d'estimations entre démographes et représentants de ces minorités. de sunnites arabes, soit 14 millions d'individus. 20 % d'alaouites, soit 4,5 millions d'individus. 4 % de kurdes, soit 0,8 million d'individus. 10 % de chrétiens arabes, soit 2.3 millions d'individus. 2,2 % d'assyriens, soit individus. 0,65 à 2,2 % de turkmènes, soit à individus. 4 % de druzes, soit 1 million d'individus. 1,3 % de chiites, ismaéliens et duodécimains (chiisme duodécimain), soit individus. 0,35 à 0,65 % de tcherkesses (ou adyguéens), soit à individus. 0,5 % d'arméniens, soit individus.

Kurdes Les Kurdes, qui sont linguistiquement un peuple indo-iranien, représentent une minorité ethnique, avec environ 10 % de la population. La plupart des Kurdes vivent dans le nord-est de la Syrie, et beaucoup parlent encore la langue kurde. Quelques Kurdes vivent aussi dans les grandes villes syriennes, comme Hasakah, Al Qamishli ou Abu Kamal.

Regroupée au nord-est du pays sur la frontière turque, ainsi que dans la province d'Alep, le Jazirah et la banlieue de Damas, cette population au fort sentiment communautaire met à profit l’affaiblissement de l'armée syrienne en pour investir plusieurs villes du Nord du paysLes Kurdes du PKK à l'offensive contre le régime de Damas, Le Monde, 23 juillet 2012., soutenue par l'espoir, entretenu par le PKK, de la création d'un Kurdistan indépendant.

Religions Il n'y a plus de recensement confessionnel en Syrie depuis 1958, et les estimations des répartitions des différents groupes religieux reprennent, ou s'inspirent des statistiques établies au temps du mandat français, en 1936.

Musulmans La population de la Syrie compte environ 78 % de musulmans sunnites et 12 % d'alaouites.. D'autres sources estiment que parmi les musulmans, 64 % sont sunnites, et les 36 % restants sont membres d'autres groupes musulmans, principalement les alaouites et les druzes, mais également un nombre restreint d'ismaéliens et de chiites..

Chrétiens

Environ 10 % de la population syrienne est chrétienne. Les chrétiens sont répartis en plusieurs confessions : les syriaques (appelés syrian en arabe, ou suryoyo ou suraya en syriaque moderne) sont de loin les plus nombreux, suivis par les grecs-orthodoxes (environ , chrétiens de rite byzantin), viennent ensuite les grecs-catholiques melkites (environ , chrétiens de rite byzantin unis à Rome depuis 1724), les maronites, les syriaques, les assyriens et les chaldéens (ashuriyin et kaldan en arabe), les protestants et les catholiques-romains (rite latin).

Il existe aussi une importante communauté arméniene vivant principalement à Alep, issue de rescapés du génocide de 1915 perpétré par les Ottomans lors de la mondiale. Les Arméniens étaient environ en Syrie au début des années 1960, ils étaient en 2010.

À part les Arméniens (pour beaucoup issus de Turquie), tous les chrétiens sont d'origine autochtone, issus des premières communautés chrétiennes et que les différents rites s'expliquent par les scissions au sein de l'église originelle survenues au cours de l'Histoire (rite grec/byzantin à l'origine, rite syriaque, rite maronite, rite chaldéen puis rite latin et protestant).

La part des chrétiens dans la population totale a fortement baissé au cours des dernières décennies, cette population émigrant beaucoup et ayant un taux de natalité faible. Les chrétiens de Syrie forment une communauté globalement prospère et éduquée. Les élites chrétiennes urbaines sont très souvent anglophones, pour certaines encore francophones même si la pratique du français a décru depuis les années 1960, occidentalisées, en particulier la bourgeoisie grecque-orthodoxe, grecque-catholique et arménienne, très présentes dans les professions libérales et les affaires à Damas ou à Alep. Comme tous les Syriens ils ont adopté la langue et les coutumes arabes après l'invasion de la Syrie par les Arabes au , et sont considérés depuis comme des Arabes d'un point de vue culturel et linguistique (avant le , le grec médiéval était la langue véhiculaire). Ils sont au même titre que leurs compatriotes musulmans pleinement intégrés à la société syrienne.

On trouve des chrétiens dans toutes les grandes villes, en particulier des grecs-orthodoxes, des grecs-catholiques, des arméniens et des maronites. Il est également à noter qu'il existe encore quelques régions dominées par les chrétiens, notamment dans les montagnes à l'ouest du pays, vers Tartous, au nord du Liban. Les assyriens et les syriaques vivent pour beaucoup dans le nord et le nord-est du pays.

Yézidis

Les yézidis représentent environ personnes. Adeptes d'un monothéisme issu d'anciennes croyances kurdes, ils sont installés sur la frontière irakienne et turque, au nord-est, et presque tous d’ethnie kurde. Depuis 2011, de nombreux Kurdes se déclarent Yézidis, et il apparaîtrait que la religion Yézidie est beaucoup plus importante que les diverses estimations communiquées depuis 1965.

Juifs et Israéliens Il existe une minorité juive en Syrie. Leur nombre était estimé à mais la plupart ont émigré vers Israël dans les années 1990. Il reste aujourd’hui une petite minorité juive à Damas et à Alep, mais aussi dans le Golan, terre occupée par forces les israéliennes depuis la guerre des Six Jours. Les juifs israéliens originaires de Syrie conservent pour la plupart des liens avec leur pays d’origine.

Plus de Israéliens (sur habitants) sont installés dans le Golan, après la défaite Syrienne de 1967. Il est occupé par l’armée israélienne depuis la guerre des Six Jours (1967), puis annexé et colonisé par l'État hébreu, annexion non internationalement reconnue.

Langues

thumb|Une carte des communautés religieuses et ethniques de la Syrie et du Liban (1935) La langue arabe est la langue officielle du pays, la grande majorité des Syriens parlent l'arabe syrien, variante dialectale de l'arabe, également utilisée au Liban, en Autorité palestinienne, et dans une moindre mesure en Irak et en Jordanie. De nombreux Syriens instruits parlent l’anglais, le russe et le français (surtout dans la bourgeoisie et la communauté chrétienne, il y a moins de francophones de nos jours), mais l’anglais est plus largement compris (de à un million de locuteurs, en seconde langue). L’arménien, le kurde, le tcherkesse et le turkmène sont aussi parlés dans le pays par les minorités nationales.