Le droit des successions (chareh) est réglementé de façon précise par le fiqh (la science du droit musulman), qui s'appuie sur plusieurs passages du Coran. Il influence de façon assez forte le droit positif d'un certain nombre de pays musulmans, aussi bien en Jordanie, Syrie, Irak, Soudan ou Koweït (qui suivent le rite hanéfite); que dans les pays de rite malékite (y compris en Tunisie, art. 85-152 du Code du statut personnel de 1956, qui s'écarte pourtant de la charia dans bien des aspects ; mais aussi au Maroc, avec la Moudawana de 2004, art. 277-395) François-Paul Blanc, Le droit musulman, Dalloz, , 2007, 128 p., 127-128. .

Droit de successions dans le Coran Le Coran est très précis sur les différents bénéficiaires de l'héritage du défunt, ainsi il suffit à lui seul pour établir le droit de successions, sans même faire référence à la Sunna.

Les versets traitant de cette question se trouvent dans la sourate du Qorʾān, traditionnellement intitulée An-Nisa (« Les Femmes » en français).

Versets 11 et 12 de la sourate Les Femmes

Verset 176 de la sourate Les Femmes

Ces versets coraniques vont être la source principale en ce qui concerne le droit de succession. La Sunna, quant à elle, n'en parle presque pas si ce n'est un hadith où Mahomet confirme les éléments énoncés dans le Coran en disant : . (rapporté par Ahmad, At-Tirmidhi)

Représentation successorale Bien que n'existant pas dans le droit musulman, la représentation successorale a été mise en œuvre dans la plupart des pays, via le « legs obligatoire », qui provient d'une innovation juridique égyptienne. La loi égyptienne du sur le testament innove en effet en empruntant à l'école zahirite, disparue et rejetée par l'ensemble des rites sunnites : le législateur stipule ainsi que les petits-enfants, exclus de la succession de leurs grands-parents, à la suite du décès d'un de leurs parents, pourraient désormais recueillir une part de succession ne pouvant excéder le tiers, à titre de légataire.

L’Égypte fut suivie en Syrie (Code du statut personnel de 1953), en Tunisie (Code du statut personnel de 1956), au Maroc (Moudawana de 1958 et de 2004), en Algérie (Code de la famille de 1984) et en Mauritanie (Code du statut personnel de 2001).

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Droit du mariage dans la tradition musulmane Droit des successions

Liens externes

Calculateur d'héritage Calculateur d'héritage islamique Le parlement iranien donne aux femmes le même droit à l’héritage qu’aux hommes (sisyphe.org)

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