Le traité de Paris de 1303 est conclu entre le roi de France Philippe IV le Bel et le roi d’Angleterre Édouard . Il est signé à Paris le et met un terme définitif à la Guerre de Guyenne, rallumée en 1294, à la suite des conflits persistants entre marins de Normandie ou de Bretagne et des marins de Bayonne et de Guyenne. Il confirme les dispositions arrêtées dans le traité de Montreuil, signé le , qui avait instauré une trêve entre les belligérants.

Contexte Au début de son règne, Philippe IV le Bel confirme la rétrocession de la Saintonge, au-delà de la Charente, que son grand-père, Saint Louis, par mesure de justice, avait rendu à Henri III d'Angleterre. Il fait également évacuer l'Agenais, que son père, Philippe III le Hardi, avait occupé, en violation du traité de Paris de 1229.

Dès l'année de son accession au trône, il parvient à obtenir du roi d'Angleterre, Édouard , que celui-ci reconnaisse être son vassal au titre de ses terres de Guyenne et d’Aquitaine. Le , Édouard vient à Paris mettre genou à terre devant son suzerain, pour lui prêter hommage de ses fiefs mouvants de la couronne de France (Guyenne).

Mais, en 1292, pour un prétexte stupide la guerre se rallume entre la France et l’Angleterre. Philippe envahit la Guyenne.

La paix Le pape, Boniface VIII, inquiet de voir tant de sang chrétien couler pour de sombres querelles, alors que l'infidèle occupe les lieux-saints, enjoint aux combattants de faire la paix. Les décisions « de paix » sont ratifiées par le traité de Montreuil, signé le , en présence du légat du pape, Raoul de Vicence. Ce traité instaure une trêve, qui sera reconduite d'année en année jusqu'au , date où le traité de Paris entérinera les décisions de celui de Montreuil.

Cette paix se conclut en outre par un double mariage. Édouard accepte d'épouser Marguerite, la sœur de Philippe le Bel, âgée de dix-sept ans, et le roi de France, qui n'a qu’une fille, Isabelle, âgée de sept ans, la réserve au prince de Galles, Édouard (futur Édouard II).

Le traité de Paris prévoit la restitution de la Guyenne à Édouard . Ce dernier en rendra hommage à Philippe le Bel. Les places fortes prises par les deux rois seront mises sous séquestre entre les mains du pape, jusqu'à exécution complète du traité.

L'accord le plus difficile à obtenir concerne le roi d'Écosse, vaincu et capturé par Édouard .

Philippe IV défend la thèse que le souverain écossais, étant son allié, doit bénéficier du traité, et qu'Édouard étant son vassal, le roi d'Écosse ne relève que de sa justice. Philippe IV obtient gain de cause dans un premier temps. Mais, sur ce sujet délicat, les deux souverains se rencontrent une nouvelle fois, le , à Amiens. Cette fois, Philippe IV cède et abandonne son allié au bon vouloir de son ancien ennemi.

Notes et références

Paris 1303 Paris 1303 Paris 1303 Catégorie:Histoire de l'Angleterre médiévale Catégorie:Formation territoriale de la France 1303 Catégorie:1303 Catégorie:Traité de paix signé par le royaume de France Catégorie:Philippe IV le Bel Catégorie:Édouard Ier (roi d'Angleterre) Catégorie:Traité du Moyen Âge tardif Catégorie:Relations entre l'Angleterre et la France