Annay-la-Côte est une commune française située dans le département de l'Yonne, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Les habitants, appelés les Annéens, sont au nombre de en . La commune fait partie de l'aire urbaine d'Avallon. qui comprend en 2017.. Géographie vignette|gauche|Carte administrative. Le territoire de la commune s'étend sur et ne comprend qu'un seul hameau, le Champ-du-Feu.

Le village est situé dans la haute vallée de l'Yonne, . Du sommet (environ ) on domine le plateau ondulé au nord d'Avallon, et plus loin au sud les premiers contreforts du Morvan. Les deux paysages sont bien contrastés : champs et prairies autour d'Avallon, forêts immenses du Morvan.

La ligne Auxerre-Avallon passe au bas de la colline ; la gare la plus proche étant située à Vassy.

Hydrographie

Au niveau hydrographique, la commune bénéficie de l'apport de plusieurs rus provenant du plateau de Valloux situé à au-dessus du niveau de la rivière Cousin : le ru du Bouchin, le ru d'Aisy et le ru des Regains..

Plusieurs sources se situent dans le village, lieu où la nappe phréatique affleure, ce phénomène est principalement dû à la présence d'argile à ciment. Une des sources a permis autrefois de faire tourner un moulin et d'alimenter un abreuvoir et un lavoir.

Communes limitrophes

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « St André », sur la commune de Saint-André-en-Terre-Plaine à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Urbanisme Typologie Au , Annay-la-Côte est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avallon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (58,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (59,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (58,7 %), terres arables (19,4 %), prairies (16,6 %), zones urbanisées (3,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes in pago Avalinsi (634) ; Abundiacus (864) ; Anneiacum (1184) ; Annetum (1368) ; Aigna (1213) ; Annay (1390) ; Annoy-la-Coste (1488) ; Hannes-la-Couste (1574)..

Le nom du village vient de la configuration géographique du lieu, au sommet d'une colline, « la Côte de Presle » (attestée sous la forme Couste de Presle en 1574)., de qui se détache du plateau entre Avallon et Lucy-le-Bois.

Histoire Moyen Âge En 634, les terres appartiennent à l'évêque d'Auxerre, dont Pallade qui donne ce territoire au monastère Saint-Julien qu'il a fondé avec l'autorisation du roi des Francs, Dagobert .

Au , la colonie prend de l'ampleur et forme un village qui dépend désormais en partie du monastère Saint-Germain d'Auxerre à la suite d'un échange avec la terre d'Oligny située à Le Vault. Les habitants du lieu y obtiennent des libertés données par les abbesses.

Au , selon Claude Courtépée, le village est entouré de murs épais et garni par trois portes d'accès.

En 1213, Eudes III de Bourgogne, duc de Bourgogne, confirme les libertés accordées aux habitants par les abbesses de Saint-Julien, et les ducs de Bourgogne contrôlent une partie des vignes du village. Le prévôt est chargé de les faire cultiver et de les récolter.

En 1312, ces vignes sont données en fief à Jean de Seignelay comme remboursement de qu'on lui devait.

Au , une église est construite par les ducs de Bourgogne avec un clocher composée d'une haute cour carrée.

Sous Charles V, les habitants s'illustrent par une révolte : ils refusent l'impôt et tuent le receveur. La réplique du bailli d'Auxerre est exemplaire : vingt-cinq habitants prisonniers, quinze « inféaux et mécréans d'Annet » pendus.

En , Annay-la-Côte devient le camp pendant huit jours à partir duquel le maréchal de Bourgogne va combattre les Écorcheurs.

Époque moderne En 1543, le village compte 107 feux.

Au cours des guerres de la Ligue, Annay-la-Côte est disputée et par les ligueurs et par les royalistes, changeant à plusieurs reprises de main. .

Après ces évènements, le village dénombre 50 feux en 1596. La population va progressivement augmenter au cours du passant de 28 feux en 1605, à 95 feux en 1643 et à 117 feux en 1679.

Époque contemporaine

En 1806, la population est de . Puis, varie de en 1826 à 489 en 1846.

Fouilles archéologiques au et au début

Dans la deuxième partie du , quatre campagnes de fouilles archéologiques sont menées sur le territoire de la commune et permettent la découverte de . La première campagne a lieu en 1856, à trois kilomètres de la commune, dans la forêt et permet de révéler douze squelettes munies de bracelets et d'anneaux en bronze. Un des squelettes portent plusieurs bracelets composés d'un fil de bronze au bras et seuls trente fragments sont récupérés à cause du poids de la terre. Deux tibias avec des anneaux de bronze sont également trouvés, ainsi qu'un torque d'un diamètre de et d'une épaisseur de .

Une deuxième campagne de fouilles est réalisée sur deux ans dans le bois du Porroin, en 1872-1873, par l'abbé d'Annay-la-Côte de l'époque, l'abbé Lavy. Cette campagne permet de dévoiler des objets en bronze (anneaux, bracelets et torques). La troisième et dernière campagne de fouilles est menée par la Société d'Études d'Avallon a lieu en 1880, près de la forêt de Montoison, et révèle une vingtaine de bracelets qui sont transférés au musée d'Avallon.

Les dernières fouilles sont menées par l'abbé Poulaine en juillet 1902 sur le flanc oriental de la colline d'Annay-la-Côte et amènent à la découverte d'un . Ce dernier, d'une circonférence de et d'une hauteur de , est composé de terre et de pierres plates appelées très courantes en Bourgogne. Six squelettes y sont découverts avec mâchoires et dents relativement bien conservées, ainsi que six bracelets de bronze. Ces bracelets sont recouverts d'une patine vert sombre et font des tailles différentes. Les bracelets découverts vont d'un diamètre de à pour des poids situés entre à .

Politique et administration Liste des maires Maires élus depuis la Révolution Française

Démographie

Économie

D'après Victor Petit, au , les vignobles situés sur le versant sud de la colline où se situe la commune sont réputés pour leur qualité.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Église Saint-Marcel

L'église Saint-Marcel est bâtie au avec des voûtes en pierre à nervures ogivales. Selon Victor Petit, l'intérieur comporte de grandes dalles tumulaires et des boiseries de style Louis XV.

Le clocher est une haute tour de forme carrée, avec de larges contreforts, bâtie par les ducs de Bourgogne. Le clocher est composé de deux cloches en bronze, qui sont créées en 1788 par le fondeur de cloches Dominique Cochois...

À la base d'un contrefort, une petite niche datant du est attestée avec un écusson aux armes de France.

Autres monuments Deux lavoirs sont présents dans la commune alimentés par une source locale. Monument aux morts Plusieurs croix

Personnalités liées à la commune Frère Scubilion (1797-1867), membre des Frères des écoles chrétiennes qui participe à l'émancipation des esclaves de La Réunion, béatifié le 2 mai 1989, à La Réunion, lors du passage du pape Jean-Paul II.

Dans la culture

Le film Le Garçon de Zabou Breitman et Florent Vassault () est tourné en partie à Annay-la-Côte, village vers lequel a mené l'enquête à propos du garçon nommé Jacques, en raison d'une mention à l'arrière d'une photographie.

Voir aussi

Bibliographie . . .

Articles connexes Liste des communes de l'Yonne

Liens externes

Notes et références Notes

Cartes

Références

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