Le Caudron C.714 est un avion de chasse français de la fin des années 1930. Il est l'expression française la plus aboutie de la recherche d'un chasseur léger de coût réduit compatible avec une production de guerre.

Ses principales qualités étaient une aérodynamique très favorable qui lui conférait une vitesse élevée, malgré un moteur Renault de seulement , une consommation modeste de carburant, un faible poids et sa facilité de construction.

Ce monomoteur de chasse est inspiré des avions de compétition réalisés par Marcel Riffard.

Origines Le programme C1 de 1934 Le , le Service technique de l'aéronautique (STAé) lança un programme d'avion de chasse monoplace, dit « C1 », pour remplacer les Dewoitine D.500 et Loire 46. Ce programme fut modifié à plusieurs reprises et figé le Michel Cristesco, The M.Bloch 151 & 152. Profile . Profile Publications, Leatherhead (UK), 1967. Il donna naissance aux Loire 250, Dewoitine D.513, Loire-Nieuport LN 161, Morane-Saulnier MS.405 et Bloch MB.150Green 1974 : William Green, Dimensione Cielo /I à 26. Edizioni Bizzarri, Rome (1974), .

La firme Caudron participa au segment léger du programme C1Comas, Ledet 2002. L'appareil devait être équipé d'un moteur de à , avec une vitesse maximale de , une autonomie de 2h 30 à , une montée à en moins de 6 min, en moins de 15 min et m en moins de 19 min. L'armement pouvait être constitué de 4 mitrailleuses de ou 1 canon de et 2 mitrailleuses.

Les prototypes Caudron Les études sur un chasseur léger dérivé des modèles de compétitionLes Ailes. Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne, Paris, 30 juin 1936, , , Gallica.Bnf débutèrent en 1935 chez CaudronLes Ailes, Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne, Paris, 21 février 1935, , Gallica.Bnf ; Les Ailes. Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne, Paris, 12 août 1937, , , Les avions militaires, Gallica.Bnf .

C. 710 Le monoplace de chasse léger Caudron-Renault C. 710L'Aéronautique, Gauthier-Villars, Paris, , mars 1938, , ; Don Berliner, Surviving Fighter Aircraft of World War Two: A Global Guide to Location and Types, éd. Casemate Publishers, 2011, , 9781848842656, était dérivé du Caudron C.460 de compétition. Cet avion à train fixe atteignait avec deux maquettes de canons de et le nouveau moteur Renault 12R, d'une puissance de Les Ailes. Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne, Paris, 21 mai 1936, , , Notules techniques, Les productions Caudron-Renault, Gallica.Bnf .

Caudron fit voler cet avion pour la première fois le Les Ailes. Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne, Paris, 30 juillet 1936, , , Gallica.Bnf . Il subit à partir du de nombreux essais au Centre d'Essais de Matériels Aériens (CEMA)Les Ailes. Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne, Paris, 12 août 1937, , , Gallica.Bnf .

Le C. 710 fut montré au public durant la Fête de l'Air, à Villacoublay, le Les Ailes. Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne, Paris, 30 juillet 1936, , , Gallica.Bnf ; Les Ailes. Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne, Paris, 12 août 1937, , , Les Avions militaires, Le Caudron de chasse C-710, Gallica.Bnf ; Fête de l'Air, Villacoublay, 18 juillet 1937, éd. P.A. Chavane & Cie, Paris, 1937, 62 p..

Une version plus puissante fut présentée sur la base de Villacoublay le , avec un moteur porté à L'Aérophile, Paris, , décembre 1937, , , Gallica.Bnf . Les performances annoncées étaient sensiblement amélioréesLes Ailes. Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne, Paris, juin 1938, , , Gallica.Bnf :

Altitude temps de montée en min taux moyen en m/s vitesse en km/h 0 / / 390 2000 2 min 41 s 12,42 430 4000 4 min 33 s 14,65 460 8000 11 min 27 s 11,64 /

Ce modèle est essayé par l'Aviation soviétique en 1938Les Ailes, Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne, Paris, 22 septembre 1938, , , Gallica.Bnf .

C. 712 Le Caudron C.712 R fut construit en 1936 pour battre le record de vitesse de , obtenu par Howard HughesLes Ailes. Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne, Paris, 24 décembre 1936, , , Gallica.Bnf sur l'appareil Hughes H-1 Special 1B RacerHughes H-1 (Special 1B Racer) le 13 septembre 1935 et gagner les primes délivrées par le Ministère de l'Air en cas de succès.

L'appareil était constitué d'un fuselage de C. 710 à pare-brise abaissé, de la voilure et de l'empennage horizontal du C. 560. Le moteur V 12 Renault était porté à par modification de la compression et l'utilisation d'un mélange "super-indétonant"Les Ailes. Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne, Paris, 29 avril 1937, , et , Gallica.Bnf .

L'avion fut transféré en camion à Istres le pour effectuer la tentative de record aux mains de Raymond DelmotteLes Ailes. Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne, Paris, 19 novembre 1936, , , Gallica.Bnf .

Les conditions atmosphériques empêchèrent les vols jusqu'au Les Ailes. Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne, Paris 31 décembre 1936, , , Gallica.Bnf . Après un décollage sur un kilomètre en 37 secondesLes Ailes. Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne, Paris, 29 avril 1937, , , l'avion atteint la vitesse de à 60 % de sa puissance et grimpa à en 2 minLes Ailes. Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne, Paris, 29 avril 1937, , , Gallica.Bnf . Des problèmes d'admission d'air provoqués par la vitesse limitèrent le régime du moteur et empêchèrent de battre le record de vitesse.

Une seconde tentative eut lieu au mois d' à IstresLes Ailes. Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne, Paris, 6 mai 1937, , , Delmotte se jette en parachute après avoir atteint . Les conditions météorologiques étaient idéales le et Raymond Delmotte fit décoller le C. 712 en 12 secondes sur . L'avion atteint puis d'importantes vibrations se déclarèrent et obligèrent Delmotte à se parachuter. Une pierre avait frappé un aileron de profondeur au décollage, provoqué la rupture de son longeron et la destruction du plan de profondeur.

Un nouveau prototype de Caudron C.712 R fut développé à partir de la fin de l'année 1937, avec pour objectif une vitesse de Les Ailes. Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne, Paris, 2 décembre 1937, , ; Käsmann 1990 : et 124. L'avion fut renommé C. 714 R pour entretenir une confusion avec l'avion de chasse C.714, la construction ralentit faute de décision ministérielle puis fut suspendue avec l'entrée en guerreAccueil Les Réserves Les réserves du Musée de l'Air Caudron C.714 R . Le C. 712/714 R a été caché durant la guerre sous le hall d'exposition Renault des Champs-Élysées.

C. 713

Les performances du C. 710 restaient inférieures aux demandes du programme de chasseur C1 de 1934 et Caudron-Renault développa le C. 713Les avions en essais, Le monoplace Caudron 713, Les Ailes. Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne, Paris, 30 décembre 1937 , Gallica.Bnf ; Caudron-Renault, Les avantages du monoplace de chasse léger, L'Aéronautique, Gauthier-Villars, Paris, , décembre 1938, , ; Don Berliner, Surviving Fighter Aircraft of World War Two: A Global Guide to Location and Types, éd. Casemate Publishers, 2011, , 9781848842656, à train d'atterrissage rétractable, doté d'un moteur Renault 12R de et d'un canon de dans chaque aile.

Cet avion présentait les performances suivantesCaudron-Renault, Les avantages du monoplace de chasse léger, L'Aéronautique, Gauthier-Villars, Paris, , décembre 1938, , : right|thumb|305px|Caudron C.713 Altitude temps de montée en min taux moyen en m/s vitesse en km/h 0 / / 390 1000 2 min 12 s 7,57 409 2000 4 min 49 s 6,92 431 3000 7 min 11 s 6,96 451 4000 9 min 25 s 8,6 470 5000 11 min 46 s 7,08 465 6000 14 min 52 s 6,76 459 7000 18 min 58 s 6,15 451

Le C. 713 pouvait atteindre en léger piqué et une vitesse en palier supérieure aux premiers modèles du programme C1 de 1934, les Bloch MB. 151 de 920 chBruno Parmentier, Aviafrance.com, 1999-01-09,Bloch MB-151, 1938, Chasseur, France et Morane-Saulnier MS 405 de 860 chBruno Parmentier, Aviafrance.com, 2007-02-04, Morane-Saulnier MS-405, 1935, Chasseur, France .

L'avion servit de prototype de définition du Caudron C. 714.

Le C. 714 Le prototype du C.714 Cyclone fit son vol inaugural le . Description L'avion est construit en grande partie en bois, avec un moteur en V, une voilure basse monoplan cantilever, un cockpit fermé et un train d'atterrissage escamotableLes Ailes. Journal hebdomadaire de la locomotion aérienne, Paris, 23 février 1939, , , L'avion de chasse Caudron "Cyclone", Gallica.Bnf ; Avion de chasse Caudron-Renault "Cyclone" (France), L'Aérophile, Paris, , mars 1939, , .

Plans alaires L'aile est constituée de deux longerons-caissons et de nervures. Elle est couverte d'un revêtement travaillant en contreplaqué de bouleau, entoilé et enduit de façon à obtenir un poli parfait. Les longerons sont construits en bois de limboAubreville 1950 : Terminalia superba ou limbo et de spruce, les nervures en contreplaqué de bouleau et en spruce. Les ailerons et les volets de courbure ont une structure en duralumin, recouverte de toile pour les premiers et d'une tôle de magnésium pour les seconds.

Le train d'atterrissage MessierAssociation des AnCiens et des Actifs des sociétés Messier (ACAM), Description des premiers avions équipés par Messier, 2 - Premiers avions équipés par Messier (1927 à 1940), 69 - Caudron C-714 C1 "Cyclone" : Train direct escamotable hydrauliquement vers l'intérieur dans la voilure, à compas, construction soudée, course = , amortisseur oléopneumatique avec bouteille d'air le long du caisson, roue 500x150 montée en fourche sur les premiers appareils, puis en 1/2 fourche, et frein à commande hydropneumatique Messier. Masse jambe sans roue ni frein = . Encombrement svt Pr 304464, Ensemble , Nomenclature - est large de et s'efface dans l'aile. Il est masqué par une tôle fixée à l'extérieur des jambes d'atterrissage à amortisseur oléo-pneumatique BilleRaymond Saladin, Philippe BILLE, Aviation Magazine, , 15 juin 1962. Ces dernières sont dotées d'un pneu à basse pression et d'un frein. Une béquille en acier est montée à l'extrémité arrière du fuselage.

Les gouvernails de direction et de profondeur ont une structure en duralumin et sont entoilés. Les plans mobiles sont équilibrés et compensés. Ils sont amortis contre les vibrations, articulés sur des roulements à billes et disposent de petits flettners réglables en vol.

Fuselage Le fuselage forme une poutre constituée de longerons, de montants et de traverses en spruce, renforcés aux jonctions et recouverts par des plaques de contreplaqué de bouleau. Il est entoilé sur les flancs et couvert sur le dos et le ventre de tôles de magnésium boulonnées et amovibles. À l'avant, un bâti soudé en tubes d'acier au chrome-molybdène relie la structure au moteur posé sur des blocs de caoutchouc. Le carénage du moteur en tôle de magnésium assure une circulation d'air interne et des capots clipsés permettent l'accès aux organes mécaniques.

La partie avant du fuselage est adaptée aux formes du moteur et la partie arrière présente des flancs verticaux et s'affine jusqu'à l'extrémité. L'ensemble est dessiné avec une recherche d'efficience aérodynamique.

Le poste de pilotage est placé en arrière de l'aile et dispose de grandes fenêtres latérales, le tout pour assurer une bonne visibilité. L'accès au poste s'effectue par le toit.

Motorisation