est une chanson du groupe de rock anglais , et la quatrième piste de leur album sorti en 1971. D'une durée de , cette chanson au rythme jazzy est composée entièrement par Roger Waters, qui assure la voix principale ainsi que les partitions de guitare acoustique et de basse. Le titre comprend également un solo en deux parties de David Gilmour et il se conclut sur une improvisation de Richard Wright.

La chanson a été inspirée par une tournée de dans le sud de la France en 1970, durant laquelle le groupe a vécu et joué à Saint-Tropez. Le titre est bien accueilli par la critique, et il est même parfois considéré comme l'une des meilleures compositions de Waters. n'a cependant jamais été jouée en concert par le groupe.

Historique Composition et enregistrement

Dans les années 1960, avant la formation de , David Gilmour et Syd Barrett se trouvent à Saint-Tropez et jouent dans des cafés pour gagner un peu d'argent. Des années plus tard, le , Gilmour y retourne avec et joue aux Caves du Roy de Saint-Tropez. Le concert, organisé pour la tournée du groupe dans le sud de la France, est enregistré dans l'émission française . Les Floyd séjournent alors à Saint-Tropez avec leurs familles et leur équipe de tournée dans une villa qu'ils louent, et ils donnent des concerts dans des villes voisines entre le et le . L'année suivante, ce séjour semble inspirer Roger Waters, qui amène au reste du groupe une maquette toute faite qu'il a enregistré seul, avec l'idée d'intégrer la chanson à l'album Meddle.

Les dates de studio ne sont pas connues pour ce titre, à l'exception d'une séance le , mais il semble que soit la dernière chanson à avoir été enregistrée pour . Elle aurait alors été réalisée en urgence pour terminer l'album. Puisque Waters est le seul compositeur de , il s'agit de la seule chanson de à ne pas avoir été écrite en collaboration avec un autre membre de .

Parution, accueil et postérité est le quatrième titre de la face A de , album sorti le aux États-Unis et le au Royaume-Uni... Dans une critique de l'album, Jean-Charles Costa de décrit , ainsi que , comme une . Il décrit également les deux chansons comme .. décrit comme , rajoutant également que ..

Selon Jean-Michel Guesdon et Philippe Margotin dans leur livre Pink Floyd, la totale, bien que Waters ait conçu pour faire du remplissage, . n'a jamais été joué en concert par . Elle a cependant fait partie des titres qui étaient censés figurer sur la compilation des meilleures chansons du groupe, , mais la chanson n'a finalement pas été retenue..

Caractéristiques artistiques Titre et paroles vignette|alt=Bâtiments au bord de l'eau devant lesquels sont amarrés des bateaux.|Le port de Saint-Tropez, ville ayant inspiré la chanson . Le titre de la chanson vient de la façon dont les anglais écrivent Saint-Tropez. La chanson s'inspire alors, selon Nick Mason, .

Dans le premier couplet, le narrateur de parle de solitude, de sa notoriété et d'un amour qui veut l'aider à se consoler. Il est possible que ce soit une allusion à la vie de , qui serait alors devenue pesante. La deuxième phrase, , est ouverte à interprétation. En effet, le mot () pourrait être une erreur de retranscription. La phrase peut ainsi vouloir dire ou . Il est alors possible que le narrateur fasse allusion à l'écorce d'un fruit hallucinogène ou à une ligne de cocaïne.

Le deuxième couplet est sûrement une référence aux riches qui passent leurs vacances estivales à Saint-Tropez, notamment depuis la parution du film Et Dieu… créa la femme dans lequel joue Brigitte Bardot. Le narrateur parle alors de son enfance dans une famille modeste avec , ce qui ne l'empêche pas de vivre comme un jet-setteur car il . Enfin, dans le troisième couplet, le narrateur se trouve sur un chemin de campagne et revient à la réalité en trouvant le bonheur : l'amour ().

Musique

est une chanson très légère à l'ambiance jazzy et au style très différent des autres titres de l'album . Philippe Margotin et Jean-Michel Guesdon, dans leur livre , la totale, comparent la composition de Roger Waters à Burt Bacharach. Waters assure le de guitare acoustique , et joue également la partition de basse sur sa Precision. C'est aussi lui qui chante, avec une voix douce et sensuelle et un accent semblable à celui de David Gilmour ; Waters se double aussi, sans réelle harmonie.

Le jeu de Nick Mason présente un rythme plutôt pop, ce qui minimise l'aspect jazz de la chanson. Richard Wright joue quant à lui en stéréo, ce qui donne une place importante à sa partition dans le mix. Ses accords riches en harmonie colorent la chanson et démontrent que le jazz reste un de ses genres musicaux préférés. L'intervention de David Gilmour dans le morceau est tardive, puisque celui-ci n'apparaît qu'à partir de la fin du deuxième couplet. Il assure alors un solo de guitare slide en deux parties : d'abord en son clair dès , probablement sur sa Black Strat, suivie d'une deuxième partie plus agressive, peut-être sur sa Lewis, légèrement saturée, dès . Il accompagne ensuite le reste du morceau avec un son clair et quelques , notamment à . Wright clôt la chanson avec un solo de piano improvisé, donc certains parties rappellent Duke Ellington, que Wright admire.

Fiche technique Version

Interprètes originaux est écrite par Roger Waters et interprétée par : David Gilmour : guitare électrique slide, guitare électrique rythmique et voix principale ; Nick Mason : batterie ; Roger Waters : guitare, basse, chant ; Richard Wright : piano.

Équipe de production : production ; Rob Black : ingénieur du son (studios Morgan) ; Roger Quested : assistant ingénieur du son (studios Morgan) ; Peter Bown : ingénieur du son (studios AIR) ; John Leckie : assistant ingénieur du son (studios Air et EMI) ; James Guthrie : remastering ; Doug Sax : remastering.

Annexes Bibliographie

Liens externes Site officiel de Pink Floyd Site officiel de Roger Waters Site officiel de David Gilmour

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Chanson interprétée par Pink Floyd Catégorie:Chanson de 1971 Catégorie:Chanson évoquant la France