Gouey est une ancienne commune française du département de la Manche. La commune a été rattachée en 1818 à Portbail bien que celle-ci ait moins d'habitants. Les deux paroisses avaient déjà fusionné en 1803 à la suite du concordat même si la paroisse Notre-Dame de Portbail fut rétablie à titre de succursale par ordonnance entre et .

Les deux églises sont si près que le dicton disait qu'« Entre Port-Bail et Gouey, il ne croit ni herbe, ni bled ».. Portbail, avec son prieuré, son église Notre-Dame avec son cimetière, et une partie de l'habitat, est tournée vers le havre, alors que Gouey, avec son habitat autour de son église Saint-Martin entourée de son propre cimetière, s'étendait vers l'intérieur des terres, englobant l'enclave priorale de Portbail..

Toponyme Le nom de Gouey représenterait celui du domaine gallo-romain de gaudiacum, dominant le Portus BalliolumPortbail / Gouey : deux agglomérations en une..

Il est formé avec le nom d'homme latin (de type chrétien) « Gaudius » , issu du latin gaudium (joie).. Les formes anciennes du nom sont « Goie » () et Goe (vers 1175 et vers 1280).

Histoire Moyen Âge Au , le territoire de Gouey, qui relève de l'honneur de La Haye, appartient au comté de Mortain..

Les abbés de de Saint-Sauveur avaient le patronage de la paroisse..

Il se tenait à Gouey une foire annuelle dite foire Sainte-Agathe, et, depuis 1454, deux autres foires, l'une le et l'autre le , ainsi qu'un marché hebdomadaire qui, en 1439, se tenait dans le cimetière.

Le droit de coutume et étalage sur le marché de Gouey n'appartenait plus au seigneur de Barneville à la suite d'une sentence rendue le entre Julien du Saussay, écuyer, seigneur de Barneville et Guillot Lefebvre, atourné de Jean d'Ouessey, baron d'Orglandes et seigneur de Brucourt, défendant au seigneur de Barneville

Temps modernes En 1567, Pierres du Castel, sieur du Dicq, est taxé pour ce fief de dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -. Le fief du Dicq à Gouey, huitième de fief de haubert, tenu du roi sous la vicomté de Valognes, avait des extensions à Portbail, Saint-Lô-d'Ourville, Saint-Jean-de-la-Rivière, Saint-Georges-de-la-Rivière et Saint-Martin-du-Mesnil..

En 1640, un état de la noblesse cite Gilles Poërier, écuyer, seigneur de Gouey et de la Ducquerie, père de deux fils.. En 1747, c'est Pancrace Hellouin, lieutenant-général civil et criminel à Saint-Sauveur-Lendelin et Périers, qui est qualifié de seigneur de Gouey, Besneville et Le Dicq.

En 1768, il y avait vingt-neuf salines dans le havre de Portbail, dont trois sur la paroisse de Gouey..

Démographie

Liste des maires

Lieux et monuments Église Saint-Martin des . Jacques Jouan, sieur de Rucqueville, né à Gouey, fut inhumé dans le choeur de l'église le .. L'église fut très endommagée lors de la libération de Portbail en et c'est seulement en 1953 que l'on déblai les ruines et en 1954 que l'église est mise hors d'eau. L'autel est consacré le par , recteur de l'institut Catholique de Paris, en présence de , maire, et de , archidiacre de Coutances. À cette époque, l'édifice ne possède plus qu'une cloche ; les trois cloches seront installées solennellement, le par , évêque de Coutances..

Pour mémoire Chapelle de cimetière Saint-Pierre.

Voir aussi Articles connexes Liste des anciennes communes de la Manche

Liens externes

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Notes et références Notes

Références

Catégorie:Ancienne commune dans la Manche