Tullus Hostilius (règne de 671 à 640 ) est le troisième roi légendaire de Rome.. Il précéda Ancus Marcius.
Histoire Tullus Hostilius, petit-fils de la sabine Hersilie, épouse de Romulus, succéda au Sabin Numa Pompilius vers 671 comme roi de Rome. Cependant, il était fondamentalement différent de son prédécesseur, qui avait fait campagne pour la paix et la prospéritéTite-Live I-22.
Son règne fut marqué par la lutte de Rome contre Albe la Longue, sa métropole, qui est finalement devenue sa vassale (épisode des Horaces et des Curiaces). À la fin du règne de Tullus, Albe rebelle fut rasée, et ses habitants déportés à Rome. Ce roi guerrier battit également les Véiens et les FidénatesEutrope, Abrégé de l'histoire romaine I.4, et agrandit la ville par l'incorporation du Caelius.
Tullus s'étant querellé avec les dieux à la suite d'une inexactitude dans le rituel de sacrifice, Jupiter jeta la foudre sur son palais, qu'il consuma, sans que ses concitoyens ne puissent lui rendre les honneurs suprêmesEutrope : Abrégé de l'histoire romaine (tr : Maurice Rat) : « IV. - Son successeur fut Tullus Hostilius. Ce prince reprit les guerres, vainquit les Albains, fixés à douze milles de la ville de Rome, et battit les Véiens et les Fidénates, établis les uns à six milles, les autres à dix-huit milles. Il agrandit la ville en y ajoutant le mont Célius. Après un règne de trente-deux ans, il fut frappé de la foudre et consumé avec son palais. » Valère Maxime, Les Faits et dits mémorables, Livre IX, chapitre XII Des morts extraordinaires, Exemples romains, 1 (lire le passage). (tr : Pierre Constant) : « Tullus Hostilius fut frappé de la foudre et consumé avec toute sa maison. Étrange destinée que la sienne ! Ce prince qui était le plus haut personnage de Rome fut tué au sein même de Rome, sans que ses concitoyens pussent lui rendre les honneurs suprêmes. Le feu céleste le réduisit à trouver à la fois son bûcher et son tombeau dans ses pénates et dans son palais. (An de R. 113.) ».
Selon une autre tradition, il aurait été tué par Ancus Marcius.
À sa mort, selon la tradition, on nomma d'abord un interroi, puis le peuple élut comme souverain Ancus Marcius (640 av. J.-C.), petit-fils du roi Numa Pompilius par sa mère, selon Tite-Live (et petit-fils de Numa Marcius, premier pontife désigné par Numa).
La tradition rapportée par VarronVarron, Lingua Latina, V, 155 attribue la construction de la Curie Hostilia au troisième roi de Rome Tullus Hostilius, après la destruction d'Albe-la-Longue et l'entrée au Sénat des grandes familles d'AlbeTite-Live, Histoire romaine, I, 30.
Interprétations Le comparatiste Georges Dumézil a montré que le règne de Tullus Hostilius, comme celui des quatre premiers rois de Rome, s'inscrit dans un cadre légendaire et transpose, avec notamment la victoire du troisième Horace sur le trio des Curiaces, la carrière du dieu guerrier Indra et la victoire du héros Trita « troisième » sur le démon triple dans la mythologie védique indienne. Ainsi, il établit une association entre Tullus Hostilus et Indra, représentant la fonction guerrière, l'un nommant trois champions, les Horaces, l'autre aidé de trois héros, les Aptya. Les deux terrassent un adversaire divisé en trois, à savoir la fratrie Curiace et le Tricéphale fils de Tvashtri.
Évocations artistiques Théâtre Horace de Pierre Corneille
Bibliographie Dominique Briquel, « Tullus Hostilius et le thème indo-européen des trois péchés du guerrier », Revue de l'histoire des religions, Année 2004, 221-1, pp. 23-62
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Notes et références
Articles connexes Combat des Horaces et des Curiaces Mettius Fufetius
Catégorie:Roi de la Rome antique Catégorie:Monarque du VIIe siècle av. J.-C.