La Tour de Sauvabelin est une tour en bois massif située sur les hauts de la ville de Lausanne, achevée le .

Haute de plus de , elle se caractérise par ses ( pour la montée et pour la descente) qui forment une double hélice. Les poutres formant les marches sont fixées sur un axe central, ce qui entraîne la séparation de l'escalier de montée et de celui de descente. Tout le bois utilisé provient des forêts de la ville.

Construite par l'Union des sociétés de développement de Lausanne (USDL) sur la butte des réservoirs d'eau potable de Sauvabelin, elle est inaugurée le et ouverte au public le .

La plateforme supérieure de la tour offre un panorama sur Lausanne, le lac Léman, les Alpes et Préalpes vaudoises et les Alpes françaises.

La génèse du projet

Le professeur Julius Natterer, alors patron de la chaire de construction en bois de l'EPFL, propose en 1997 d'ériger une tour s'élevant jusqu'au ras des cimes des arbres de Sauvabelin d'où l'on pourrait contempler le paysage à 360 degrés. Un projet qui, par delà son intérêt touristique est aussi un symbole, celui de l'avenir du bois dans une civilisation menacée par la pollution, arrivant au bout de ses ressources d'hydrocarbures, ne sachant plus comment se défaire de ses tonnes de déchets de béton ou de métaux. Pour cela il suggère d'utiliser directement le bois des forêts lausannoise. Le bois rond et l'équarris obtenu à partir de sapin de Douglas - dont certains mourraient sur pied à l'époque - pour l'extérieur, mais aussi des sapins et des épicéas pour l'intérieur. Il estime aussi que seul le bois de construction peut payer l'entretien et le reboisement des forêtsSauvabelin. Projet à haute valeur symbolique : les concepteurs touchent du bois, 24 heures, 25 avril 1997, (page 39). Archives Scriptorium de la BCU.

Caractéristiques

Dimensions Hauteur totale : Hauteur de la plateforme supérieure : Altitude de la plateforme supérieure : (soit au-dessus du lac Léman) Fondations : de diamètre et d'épaisseur (en béton) Diamètre à la base : Diamètre de la plateforme supérieure :

Matériaux de construction La tour de Sauvabelin pèse . Elle est constituée de trois essences d'arbres extraites des bois de la ville dans le respect de l'environnement : de sapin de Douglas d'épicéa de mélèze

Ses marches sont constituées par 151 pièces de sapin de Douglas. Son toit est en cuivre.

Accès et horaires La tour se trouve à quelques dizaines de mètres au sud du lac de Sauvabelin.

Elle est ouverte de à en hiver et de à en été.

Informations diverses Près de visiteurs y sont montés durant les deux premières années d'exploitation. Chaque marche possède une plaque en métal gravée d'un message. C'est cette initiative qui a permis le financement de la construction de la tour de Sauvabelin. La course de la tour de Sauvabelin, une course pédestre, voit son arrivée jugée au sommet de la tourSpiridon - course de la tour de Sauvabelin.

vignette|center|upright=3|Lausanne et le lac Léman vus depuis la tour de Sauvabelin

Dans la fiction

La tour figure dans la conclusion du premier tome de la série Les Enquêtes de Maëlys, « L'Énigme de la Cathédrale de Lausanne », de Christine Pompéï (2013). Elle joue un rôle central et figure sur la couverture du roman La Couronne boréale d'Adrien Bürki, premier volet de La Saga d'Otharasht (2022).

Galerie

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Bertrand Nobs, La tour de Sauvabelin - Couleur bois, Association Média et culture aux Archives de la ville de Lausanne, 2004, Lausanne, 55 minutes

Articles connexes Bois de Sauvabelin Escalier à double hélice Lac de Sauvabelin Quartier de Sauvabelin

Liens externes Site officiel La Tour de Sauvabelin en 2D et 3D

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