Agiulf (en galicien, Aguiulfo, décédé en 457, exécuté à Portus Cale) devient roi des Suèves en 456, nommé par les Wisigoths au pour diriger le royaume suève de Galice, et le chef d'une révolte contre la domination étrangère des Wisigoths. Il est d'origine du peuple Warnes.
Biographie Il règne sur la partie sud du royaume suève, alors que Framta règne sur le nord. Agiulf doit son trône à Théodoric II, roi wisigoth, qui le nomme après la défaite de Rechiaire en 456. Il est assassiné en par Maldras, qui prend sa place.
vignette|Le royaume des Suèves dans la péninsule Ibérique (vers 455). Légende : Sueben pour Suèves, Westgoten pour wisigoth. Agiulf était un « cliens » (vassal) du roi wisigoth Théodoric II (règne : 453-466), issu de la lignée des Warnes Jordanès, Getica [ Histoire des Goths ] 44, 234. In : Theodor Mommsen (dir.): Auctores antiquissimi 5,1: Iordanis Romana et Getica. Berlin 1882, p. 117–118 (Monumenta Germaniae Historica, ). On y lit en latin : « Varnorum stirpe genitus ».. Après avoir vaincu en 456 les Suèves de Rechiaire qui avaient envahi la province romaine Tarraconaise Hydatius, Chronicon 168–170. In : Theodor Mommsen (dir.): Auctores antiquissimi 11: Chronica minora saec. IV. V. VI. VII. (II). Berlin 1894, p. 28 (Monumenta Germaniae Historica, ) Jordanès, Getica 44, 229–234. In : MGH Auct. ant. 5,1 p. 116–118., ce dernier nomma le Warne Agiulf comme une sorte de sous-roi (ou gouverneur) des Suèves Helmut Castritius, Ludwig Rübekeil, Ralf Scharf : Sweben (§ 12). In: Reallexikon der Germanischen Altertumskunde (RGA). 2. Auflage. Band 30, Walter de Gruyter, Berlin / New York 2005, , p. 184–212., mais Maldras parvint à s'imposer comme roi sur une partie des Suèves Hydatius, Chronicon 180. In : MGH Auct. ant. 11, p. 29 Jordanès, Getica 44, 233. In : MGH Auct. ant. 5,1, p. 117.. Théodoric II poursuivit sa route à travers la Bétique, mais apprit à Emerita la révolte d’Agiulf ainsi que la chute et, peu après, au début de l’année 457, la mort de son ami, l’empereur romain Avitus Hydatius, Chronicon 186. In : MGH Auct. ant. 11, p. 30. et décida donc de rentrer dans son empire. En avril 457, il quitta Emerita pour retourner en Gaule et, à la tête d'une partie de son armée gothique, il vainquit le rebelle Agiulf. L'exécution d'Agiulf eut lieu en juin 457 à Portus Cale Hydatius, Chronicon 187. In : MGH Auct. ant. 11, p. 30 Jordanès, Getica 44, 234. In : MGH Auct. ant. 5,1, p. 117-118..
D'après la traduction allemande de , la Getica de Jordanès rapporte ce qui suit au sujet d'Agiulf (ici « Agriwulf ») :
On ignore si cet Agiulf est identique à un Suève du même nom mentionné par Hydace de Chaves. Cet Agiulf a tué le comes Censorius en 448/449 Hydace de Chaves 139 (pour l'année 448). Ces deux personnages sont identifiés dans la recherche antérieure, notamment chez Otto Seeck : Aiulfus. In: Paulys Realencyclopädie der classischen Altertumswissenschaft (RE). Band I,1, Stuttgart 1893, Sp. 1129. En revanche, Dietrich Claude : « Prosopographie du royaume suève espagnol ». In: Francia. Recherches sur l’histoire de l’Europe occidentale. Tome 6, 1978/1979, p. 647–676 (version numérisée), ici p. 654, qui rejette cette identification et cite la littérature, dont les avis divergent sur cette question..
Les Agilolfinges Cet Agiulf (qui, d'après la prononciation, se dirait sans doute *) est considéré par Jörg Jarnut comme l'ancêtre fondateur des Agilolfinges Jörg Jarnut : Agilolfingerstudien : Étude sur l'histoire d'une famille noble aux et siècles. Stuttgart, 1986, , p. 10–11. et établit ainsi un lien entre les Agilolfinges et les Warnes. Le fait qu’Agiulf soit présenté par d’autres comme un « Goth » Jörg Jarnut : Agilolfingerstudien : Étude sur l’histoire d’une famille noble aux et siècles. Stuttgart, 1986, , p. 37. ne contredit pas la thèse de Jarnut, car les classifications de l’Antiquité tardive ou du haut Moyen Âge ne doivent pas être comprises comme des notions d’origine ethnique Reinhard Wolters: Volk (§ 3). In: Reallexikon der Germanischen Altertumskunde (RGA). 2. Auflage. Band 32, Walter de Gruyter, Berlin / New York 2006, , p. 571–575.. Matthias Springer trouve frappant que Jordanès utilise l’expression stirpe genitus Jordanès, Getica 44, 234. In : MGH Auct. ant. 5,1, p. 117–118.. Jordanès n'écrit pas qu'Agiulf était e genere * Varnorum. Le mot « stirpe » fait plutôt penser à une lignée de souverains qu'à un « peuple » Matthias Springer: Warnen. In: Reallexikon der Germanischen Altertumskunde (RGA). 2. Auflage. Band 33, Walter de Gruyter, Berlin / New York 2006, , p. 277..
Notes et références
Voir aussi Sources
Articles connexes Suèves Royaume suève
Liens externes
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