Une cellule dormante relie des espions et des agents à l'étranger, parfois recrutés sur place, et provisoirement inactifs. Ce terme se retrouve dans le vocabulaire des services secrets, notamment vis-à-vis du contre-espionnage et du contre-terrorisme. Il peut être apparenté à un réseau clandestin dans le cas d'un réseau hostile.
Niveaux de risques Quatre niveaux de risque sont définis, selon les caractéristiques observées par les comportements des agents objets d'une investigation :
risque faible ou low risk cells risque moyen ou medium risk cells risque important ou high risk cells risque maximum ou urgent risk cells
Exemples historiques De 1950 à 1990, des cellules stay-behind étaient des réseaux clandestins reliés à l'OTAN. Ces réseaux comprenaient de nombreux agents dormants fidèles à la nation dans laquelle ils résidaient, ils n'étaient donc pas des défecteurs. Ils auraient été réactivés en cas d'invasion de leur pays par l'URSS.
Entre 1996 et 2006, la stratégie de certaines organisations terroristes, en particulier Al‑Qaïda et les réseaux jihadistes, s’est recentrée sur une logique mondiale. Les villes d'Allemagne notamment ont servi de bases arrière à l'infiltration d'un grand nombre des vingt-sept terroristes du 11 septembre. Le démantèlement du projet d'attentats sur les lignes aériennes transatlantiques de 2006 est un cas réussi de l'identification puis de la neutralisation d'une cellule dormante ayant des ramifications pakistanaises au Royaume-Uni. L'organisation État islamique utilise à profusion des agents dormants étrangers recrutés via les réseaux sociaux, que ce soit pour alimenter les troupes de ses différents théâtres d'opération ou pour préparer des actions terroristes localement.
Depuis 2014, la Russie utilise de nombreux réseaux dormants pour déstabiliser les pays d'Europe pour leur soutien à l'Ukraine vis-à-vis de la guerre russo-ukrainienne.
Depuis 2026, plusieurs structures ont été renforcées entre Paris et d'autres nations, dans lesquelles inter-opèrent notamment des agents des services secrets britanniques, américains, allemands, ukrainiens et français.
Culture populaire La cellule dormante est un thème présent dans de nombreux éléments de la pop-culture:
Dans le jeu vidéo Tom Clancy's Splinter Cell.
Dans le film Land of Plenty (Wim Wenders, 2004), dont ce thème fait l'objet d'une obsession de la part du personnage principal. Dans le film Un espion de trop, qui illustre ce thème avec des espions « dormants ».
Références
Articles connexes
Réseau clandestin
Infiltration Antiterrorisme
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