Guillaume François d'Aigremont ou encore Daigremont, né le à Paris, mort dans la même ville le , était un général de cavalerie de la Révolution française et du Premier Empire.
Biographie
Il sert en qualité de soldat avant la révolution française dans le régiment de La Rochefoucauld-Dragons ( de ligne), du jusqu'au . De retour à Paris au moment de l'organisation des volontaires nationaux, il est nommé sous-lieutenant dans le bataillon de volontaires de Paris le , lieutenant le , et donne sa démission pour entrer, en qualité de sous-lieutenant dans le régiment de cavalerie (ci-devant Royal-Champagne-Cavalerie) le 23 du même mois.
Envoyé alors à l'armée du Centre, et l'année suivante à celle du Nord, il y obtient le grade de lieutenant le . Peu après, il entreprend deux actions d'une audace peu commune qui font présager pour leur auteur un glorieux avenir. Tout d'abord le , il pénètre seul dans le village de Roncq, entre Lille et Menin, gardé par 600 hussards, et tue leur colonel d'un coup de pistolet, au moment où celui-ci donne l'ordre de monter à cheval. Puis le suivant, après un combat opiniâtre, il est assez heureux pour arracher un prisonnier français des mains des Autrichiens, lorsque, saisi lui-même par 15 hussards du régiment de Barkow, il parvient à leur échapper après une lutte terrible et à sauver son camarade. Le général en chef Dampierre, témoin de cet acte de courage, le met à l'ordre du jour de l'armée, et en rend compte à la Convention qui nomme Daigremont capitaine le . Il sert ensuite aux armées des Ardennes et de Sambre-et-Meuse en 1796 et 1797.
En l'an IV, sur le Hunsrück, il s'empare d'une pièce d'artillerie française enlevée dans l'action par des hussards de Kaisers et dégage une compagnie d'artillerie légère coupée de sa division. Aux environs de Guimmenden, il combat seul contre 30 cavaliers ennemis. Il cesse d'être employé du au . Lorsque la guerre éclate de nouveau avec l'Autriche, il est nommé le nivôse an VIII aide de camp du général de division Gobert, qu'il suit à l'armée de réserve. À la bataille de Marengo, il arrête presque seul, et pendant quelques minutes, une colonne de cavaliers, reçoit plusieurs coups de sabre sur la tête et est fait prisonnier sur la fin de la journée ; mais sa captivité ne dure que deux heures. Le 19 vendémiaire an X, il rentre au régiment de cavalerie comme chef d'escadron et est incorporé avec son régiment le 18 germinal an XI dans le de cavalerie ( de dragons) ; mis à la suite, il devient titulaire par son passage au de cuirassiers le et est fait membre de la Légion d'honneur le suivant. Il participe aux campagnes d'Autriche, de Prusse et de Pologne en 1805 et 1806.
Major au régiment de cuirassiers le , il est nommé colonel du de l'arme le . Il rejoint immédiatement les escadrons de guerre en Espagne et se trouve le à la Bataille de Maria-Belchite, où il fournit plusieurs charges victorieuses contre les Espagnols. Officier de la Légion d'honneur le à la suite de cette affaire, il prend part le à l'expédition du mont Tremendad et reçoit au retour les félicitations du général Suchet.
L'année suivante, au siège et à la prise de Lérida le , sa conduite à la tête du de cuirassiers lui vaut de nouveaux éloges et bientôt après le titre de baron. Général de brigade le , il contribue le suivant, par une marche forcée de quinze lieues faite le même jour, à faire échouer les projets des Anglais sur Valence. Contraint de rentrer en France le par le mauvais état de sa santé, il est nommé le commandant du département de la Somme. La Restauration, qui le maintient dans ce poste, le fait chevalier de Saint-Louis le .
Mis en disponibilité le et employé à l'inspection de la cavalerie le , il est choisi par Louis XVIII pour commander le département de l'Allier le suivant. Passé dans la division militaire le , il y obtient le commandement de la subdivision le , passe à celui de la subdivision le et est admis à la retraite le .
Le général d'Aigremont meurt à Paris le et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise ( division).
Distinctions : Citation à l'ordre de l'armée du Nord
1810 : Baron d'Empire
Titres
Chevalier d'Aigremont (alias Daigremont) et de l'Empire (lettres patentes du ) ; Baron d'Aigremont et de l'Empire (nouvelles lettres du ; Donataire revenus : ) sur le Hanovre le , et sur le Trasimène le ; Confirmation du titre de baron héréditaire (lettres patentes du ) ;
Armoiries
Figure Blasonnement 80px80px Armes du chevalier d'Aigremont (alias Daigremont) et de l'Empire (lettres patentes du )
D'or au pal de gueules, chargé du signe des membres légionnaires, accosté à dextre d'un rocher de six coupeaux de sable, surmonté d'une étoile d'azur, et à senestre d'une cuirasse d'azur, traversée en pal par un sabre de gueules.. Armes du baron d'Aigremont et de l'Empire
D'or, au pal de gueules, adextré d'un rocher de six coupeaux de sable, mouv. de la pointe, surmonté d'une étoile d'azur, et senestrés d'un plastron (cuirasse) d'azur doublé de sable, enfilé d'un sabre de gueules, en pal, la pointe en haut ; au canton des Barons militaires de l'Empire brochant... 80px100px Armes de baron héréditaire sous la Restauration
D'or, au pal de gueules, accosté à dextre d'un rocher de six coupeaux, 1, 2, 3, de sable, surmonté d'une étoile d'azur, et à sénestre d'une cuirasse d'azur, traversée en pal d'un sabre de gueules., et ses Compléments sur www.euraldic.com
Notes et références
Source
Catégorie:Général du Premier Empire promu en 1813 Catégorie:Chevalier de l'Empire Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1809 Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Naissance en avril 1770 Catégorie:Naissance à Paris au XVIIIe siècle Catégorie:Décès en janvier 1827 Catégorie:Décès dans l'ancien 3e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 56 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 53)