Le du train () était une unité de l'armée française, appartenant à l'arme du train, dont les origines remontent au du train des équipages de la Garde impériale de .
Il a été créé en 1811 et dissous le .
Création et différentes dénominations 1811 : création du bataillon du train des équipages militaires de la Garde impériale à partir des unités des Équipages à la suite des corps, dissous 1814 : dissolution 1815 : renommé pendant les Cent-Jours escadron des équipages de la Garde impériale 1815 : renommé du train des équipages militaires 1855 : création de l'escadron du train des équipages militaires de la Garde impériale 1873 : dissolution 1875 : reformation sous le nom de du train des équipages militaires 1928 : renommé du train : reformé en tant que Dépôt de guerre du train n° 19 : dissolution 1945-1946 : reformation sous le nom de du train : renommé régional du train 1955 : renommé du train : dissolution
Chefs de corps
Historique des garnisons, combats et batailles du Empire 1811-1814 : bataillon du train des équipages militaires de la Garde impériale. Créé le et mis sur pied à Vincennes, le bataillon est composé de 6 compagnies soit 17 officiers, 755 sous-officiers et soldats, 1165 chevaux et quelque 270 voitures. Il est armé à partir des "Équipages à la suite des Corps" qui sont supprimés et bénéficie de la remise de leurs matériels. Il est équipé de voitures de différents types dont des ambulances. La première compagnie est spécialement affectée au transport de la caisse, des effets et papiers de chaque corps de grenadiers, chasseurs et cavaliers. D'autres compagnies doivent assurer le transport de 10 jours de vivres pour 50 000 hommes. Ce bataillon effectue un soutien qui devient la raison d'être de toutes les formations futures du train. En 1812 le bataillon participe à la campagne de Russie et se distingue lors de la bataille de la Moskova à Borodino, puis devant Moscou et à Wilna. En le bataillon porté à 10 compagnies combat en Saxe, se distingue à Leipzig avant de faire retraite. Avant sa dissolution en 1814 après l'abdication de , il combat en France jusqu'aux portes de Paris.
Restauration 1814-1830 Les deux compagnies non dissoutes forment le du train des équipages militaires qui est doublé en 1823 pour la campagne d'Espagne. En 1823 ces escadrons forment le Corps du train des équipages militaires dont la mission est d'effectuer les services et transport au profit des parcs de construction.
Cent-Jours 1815 : pendant les Cent-Jours, le bataillon prend part à la Bataille de Waterloo le .
Monarchie de Juillet 1830-1848 En 1842, à la suite des difficultés logistiques de la guerre d'Algérie, Louis-Philippe redonne forme à l'arme du train en créant de nombreux escadrons autonomes qui se distinguent en Afrique, Italie, Crimée, Asie ou Mexique
Second Empire 1851-1870 1855-1873 : Le l'escadron du train des équipages militaires de la Garde impériale est créé par Napoléon III à la demande du maréchal Vaillant.Dès sa création l'escadron envoie un détachement en Crimée qui s'illustre le à Tchernaia (ou Traktir) et lors de la prise de Sébastopol le .En 1859 l'escadron participe à la campagne d'Italie. Il s'illustre à Montebello, Turbigo, Magenta.De 1862 à 1864 la de l'escadron suit le corps expéditionnaire engagé dans la campagne du Mexique. Ses personnels y sont distingués aussi bien dans les phases du soutien que pour leur part active à la défense des places.Lors de la guerre franco-allemande de 1870 il participe à la bataille de Frœschwiller. L'escadron est rattaché au d'armée du général Bazaine et se distingue à Bitche et lors du siège de Paris.
Troisième République 1871-1914 1873 : l'escadron est licencié, ses moyens participent à la création du du train. 1875 : La loi du fixant la réorganisation de l'armée précise que le train qui devient une arme comprend vingt escadrons dont deux ( et ) pour le gouverneur militaire de Paris. Le du train des équipages militaires est formé à Paris, au quartier Fontenoy (emplacement actuel de l'Unesco). Cet escadron constitue le correspondant privilégié des autorités militaires, états-majors, organismes de l'administration centrale. Compétence et polyvalence sont les lignes directrices d'un soutien qui s'étend largement en Île-de-France. l'étendard du train est remis au 19 le . Des détachements ou des volontaires de l'escadron s'illustrent en : Tunisie 1882 Tonkin 1884-1885 Madagascar 1895 Chine 1900-1901 Maroc 1908-1914
1914-1918
Le met sur pied entre le et le 20 compagnies hippomobiles et 120 unités automobiles soit près de , . De nouveaux détachements sont créés pendant la guerre, le dépôt du régiment gérant hippomobiles et automobiles, sans compter les services spéciaux.
Ses personnels isolés, détachements ou unités constituées participent à toutes les batailles : les , , , , , et compagnies rejoignent le d'armée, les , et compagnies servent au d'armée colonial, les , et compagnies au d'armée colonial, les , , , , , , , , , , , et , et , ainsi que divers détachements, sont affectés à de nombreux types de missions (transport au niveau de l'armée ou de la division, travaux forestiers, transport d'interprètes). Les , , , et compagnies sont des compagnies territoriales affectées à la place fortifiée de Paris.
L'importance du déploiement des escadrons du train sur tous les champs de bataille explique qu'ils n'eurent aucune citation collective propre, alors que leurs unités obtiennent 145 citations dont 20 à l'ordre de l'armée.
Entre deux-guerres 1918-1939
En 1928 le du train est implanté au quartier Fontenoy, à l'École militaire, au quartier Mortier, à Versailles. Il assure le soutien des formations et autorités militaires parisiennes, en hommes et matériels. Il instruit les recrues, en particulier les conducteurs et gradés de toutes les armes. Il gère et instruit près de 7 000 officiers et sous-officiers de réserve. Enfin il participe activement à l'évolution de la doctrine d'emploi du train en accord avec les progrès de la motorisation et donc de la mobilité des unités. En 1933, il est établi à la caserne Mortier, sur le boulevard Mortier (Paris 20e).
Seconde Guerre mondiale Dissous le , il est transformé en Dépôt de guerre du train n°19 qui assure la mise sur pied d'un très grand nombre d'unités et la gestion des unités du Train auprès des divisions ou armées.
Le Dépôt est dissous le après avoir échappé aux colonnes allemandes tout en sauvegardant l'essentiel de son matériel.
Le le est recréé et retrouve ses missions mais reste éclaté jusqu'à son regroupement principal au quartier Dupleix.
Après guerre 1946 : le devient le du train composé d'un état-major et de 7 escadrons associés au sein de deux groupes. Il soutient la militaire. Il est souvent restructuré pour s'adapter aux missions. Ses unités se spécialisent. En 1947, le centre d'instruction du train créé à Montlhéry est administrativement rattaché au ET. En 1949 le deuxième groupe devient le de quartier général de l'administration centrale doté d'une large autonomie. L'escadron participe aussi aux manœuvres des armées en France ou en Allemagne, il apporte son assistance aux populations en détresse lors de grèves ou inondations. Enfin il participe activement à toutes les cérémonies nationales mais fournit aussi de très nombreuses prestations de moindre importance.
1955-2000 : du train. L'importance de la formation nécessite un changement des structures. Ainsi naît le du train, le par changement d'appellation du régional du train. Il est composé de : 1 état-major ; 1 compagnie de commandement et des services ; d'escadrons de quartier général de l'administration centrale ; (soutien des ministères) ; (soutien de la Présidence de la République et organismes de la Défense Nationale) ; (soutien de l'État-major de l'Armée de Terre) ; régional du train, compagnie de quartier général régionale (à l'origine de la formation du groupement des moyens régionaux 1), compagnie de secrétaires de recrutement et de passagers, compagnie de transport, centre d'instruction du train 151, , , La corniche militaire Leclerc était aussi affectée au .
Il est souvent restructuré ou renforcé mais toujours il assume davantage de soutien, en particulier lors de la dissolution du d'infanterie de Vincennes et du Groupement des services des écoles de l'enseignement militaire supérieur (GSEEMS).
En 1997, il est transféré à Vincennes (94) afin de réoccuper les locaux du RI dissous.
Dans le cadre d'une nouvelle restructuration, le régiment du train est dissous en 2002 et laisse la place à trois bases de soutien au commandement (elles-mêmes dissoutes en 2010) : il n'y a plus de régiment à Paris. Le régiment du train parachutiste de Toulouse, créé en 1999, n'a aucune filiation avec le régiment du train (le RTP est créé par fusion de trois autres régiments préexistants : régiment parachutiste de commandement et de soutien de Toulouse, régiment de livraison par air de Metz et base opérationnelle mobile aéroportée de Balma.)
Étendard L'étendard est celui du train. Voir ici.
Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie:
Le train des équipages reçoit son premier étendard en 1812.
Devise Premier oblige
Insigne right|thumb|Insigne de béret. Le Petit poucet 1914 : C'est au cours de la Grande Guerre qu'apparait l'habitude de marquer au pochoir les véhicules d'un dessin, unique par groupe, de couleur différente selon les sections. (Bleu, rouge, vert, jaune et tricolore). Le Groupement Auto n°6 adopte différents dessins, dont pour la première fois le "Poucet botté" à la section d'état-major. Ce dessin précise les trois grandes règles qui s'imposent aux unités du train. Rapidité dans l'exécution (bottes de 7 lieues) Souci de la direction (flèche) Vigilance (casque)
1916 : Apparaissent des marques successives présentant le "Poucet botté" tourné dans l'autre sens avec souvent au bout de l'empennage de la flèche une lettre, initiale du commandant du groupement. 1939 Les unités automobiles sont dissoutes ou absorbées dans le train, mais les anciens de ces groupements restent attachés à leur insigne et l'attribuent aux véhicules des escadrons. 1937 : Les insignes métalliques de poitrine du train sont officialisés et la roue dentée devient le symbole distinctif de l'Arme. À priori le chef d'escadron Korn aurait fait attribuer le "Petit Poucet" au du train. Roue crénelée d'argent à huit branches sur champ d'or avec un petit poucet botté, casqué, armé d'une flèche empennée, pointe à droite avec en pointe l'écusson aux armes de Paris et en chef le numéro de l'escadron. 1939 : Le du train modifie l'insigne. Il est rapidement dissous et sa de mortiers constitue le noyau actif du Groupe de transport de personnel n° 129/24 qui adopte le "Petit Poucet" mais avec une forme plus moderne et tourné à droite. La roue est à 20 dents et sur les véhicules sa couleur désigne la compagnie. 1945 : Le groupe 129/24 est dissous. Le du train qui venait d'être recréé à Paris rejoint Dupleix. Il reprend le "Petit Poucet" comme insigne. 1946 : Le 19 devient le du train. Le "Petit Poucet" est rajeuni, modernisé et les armes de la ville de Paris remises en pointe. 1947 : L'insigne est homologué. 1955 : Le Premier régiment du train est formé par changement d'appellation du du train, l'insigne adopté dans sa forme qu'il garde jusqu'à la dissolution de ce régiment.