Le d'artillerie ( RA) était un régiment d'artillerie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment d'Auxonne artillerie un régiment français d'Ancien Régime.

Il était basé dans les années 1970 au Quartier Guyon-Gellin de Hettange-Grande, puis à Chaumont au Quartier Foch, et à Phalsbourg jusqu'à sa dissolution en 1993.

Création et différentes dénominations

1791 : . 1794 : . 1815 : Licencié 1816 : Régiment d'artillerie à pied de Douai 1820 : 1829 : 1854 : Dissous 1867 : 1872 : 1883 : - RAC 1919 : transformé en régiment d'artillerie de campagne 1919 : - RACP 1924 : Dissous 1936 : - RAD 1939 : Dissous 1939 : création du - RANA 1940 : Dissous 1946 : - 1948 : Dissous 1970 : de repérage 1976 : 1993 : Dissous (fusionne dans le RA)

Chefs de corps

: François Charles de Quiefdeville de Belmesnil : Charles François Daniel Dutot 1792 : N. Montperreux : Charles de Bonvoust 1797 : Claude Martraire : Jacques Bardenet : Alexandre-Antoine Hureau de Sénarmont : Jean Edmond Filhol de Camas : Albert Laurent Annuaire officiel des officiers de l'armée active de 1819, page 426 : Robert Marilhac Titre de baron, accordé à Robert Marilhac, à la suite du décret du 30 septembre 1813 : Marie Claude Bernard Verrier : Baron Jacques Louis Hulot : Martin Etchegoyen : Victor Joseph Guidonnet : Nicolas Louis Raoul : Joseph Souiller : François Etienne Larchey François-Etienne Larchey (1795-1881) : François Braive ... : vicomte Urbain Thadée de La Queuille : Charles Malherbe : Wallerand Léonce Alcée Lagroy de Croutte de Saint-Martin : Pierre Marion : François Félix Jules Grouvel ;

Historique des garnisons, combats et bataille du Ancien Régime

Révolution et Empire La Révolution supprime les dénominations de l'ancien régime, les régiments sont numérotés. Le est attribué au régiment d'Auxonne artillerie, en fonction de son ancienneté. Devenu « » en 1791, 3 compagnies 1/2 quittèrent Metz, en , pour rallier l'armée des Ardennes. D'autres compagnies entrèrent dans la composition de l'armée du Centre. Toutes les compagnies qui n'étaient pas attachées à des places jouèrent donc un rôle à la canonnade de Valmy et à la bataille de Jemappes. Trois compagnies comprises dans les capitulations de Verdun et de Longwy avaient eu les honneurs de la guerre et étaient rentrées à Metz.

En 1793, le dépôt est transporté à Douai. Les compagnies étaient cette année dispersées aux armées du Nord, Armée de Belgique, de la Moselle, des Pyrénées-Orientales et de la Vendée, et dans les places de la Flandre. Ainsi, les compagnies se trouvent engagées en 1793 à la bataille de Neerwinden, aux sièges de Condé et de Nieuport, aux batailles de Hondschoote et de Wattignies, au siège de Valenciennes, et au combat de Bouxviller.

En 1794, les compagnies affectées à l'armée du Nord se trouvent aux batailles de Limbourg et de Fleurus tandis que les compagnies affectées à l'armée de Sambre-et-Meuse sont engagées à la bataille d'Aldenhoven, aux sièges de l'Ecluse Siège de l'écluse (Sluis) 1794. Guerre de la première Coalition. Pays-bas 1817 map, de du Quesnoy, de Namur, de Bois-le-Duc, de Graves et de Maastricht.

Fin , les et la , le de la , les et de la , le 7e bataillon de volontaires de l'Yonne, le , le 21e régiment de chasseurs à cheval, la 27e division de gendarmerie et des détachements des , et sont camp de Marly sous le ordres du général Baraguey d'Hilliers commandant de l'armée de Paris<ref>[https://archive.org/details/mergimentdinfan00unkngoog Capitaine Raymond d'Izarny-Gargas : 38e régiment d'infanterie : historique des corps qui ont porté le numéro 38]</ref>.

En 1796, il participe à la bataille de Wurtzbourg et en 1797 à celle de Neuwied.

En 1798, il rejoint l'armée d'Italie et l'année suivante l'armée de Batavie avec laquelle il assiste aux batailles de Bergen, d'Alkmaar et de Castricum.

En 1799, il se trouve à la bataille de Stockach.

En 1800, affecté à l'armée de Réserve, le régiment est engagé dans la campagne d'Italie et il se distingue lors de la prise du fort de Bard puis à la bataille de Marengo.

Au commencement de 1801, quand le dépôt fut envoyé à Rennes, le avait des compagnies cantonnées dans la Flandre maritime, à Luxembourg, à Malte et à Cherbourg. Quatre compagnies tenaient garnison à Paris. La , après avoir été retenue captive pendant 22 mois à Alger, arriva à Rennes à cette époque. D'autres participent à la bataille d'Hohenlinden

En 1802, une partie du régiment est envoyé à Saint Domingue.

Le , huit compagnies partent de Caen, où on les avait réunies de divers points de la Bretagne, pour se rendre à Douai. C'était le contingent du pour l'armée qui se formait au camp de Boulogne.

En 1807, affecté à la Grande Armée, il participe au siège de Neisse (Neiße) 1807 – Les forteresses de Silésie – Le Consulat et le Premier empire.

À partir de l'année 1808, le régiment a été presque exclusivement employé aux armées d'Espagne et de Portugal et à la garde des côtes de l'ouest. Il ne restait plus, en 1809, que 3 compagnies en Allemagne. De 1808 à 1813, les compagnies affectées à l'armée d'Espagne ont pris part à toutes les affaires dont ce pays fut le théâtre comme, en 1808 la bataille de Vimeiro et le premier siège de Sarragosse, en 1809 le second siège de Sarragosse, en 1810 le siège de Ciudad Rodrigo, en 1811 les sièges de Bajadoz et de Tarragone et la bataille d'Albuera, en 1812 la défense de Ciudad Rodrigo et en 1813 la défense de Saint-Sébastien.

Voici quelle était la position du corps au :

Quelques compagnies ont été engagées dans la campagne de Russie et ont combattu aux batailles de La Moskova et de Krasnoi.

En 1813, les , , et sont faites prisonnières de guerre à Pampelune. La plupart des autres compagnies sont dirigées sur l'Allemagne et affectées à la Grande Armée. Elles participent aux batailles de Lützen, de Wurschen Bataille de Leipzig () et de Dresde et une partie de la est prise à Stettin.

En 1814, pendant la campagne de France, les compagnies sont engagées aux batailles de Fère-Champenoise et de Paris et également bataille d'Orthez ().

Après le retour des Bourbons, le régiment est réorganisé par les soins du général Foucher de Careil. On y incorpore la de la Garde.Le dépôt part pour Douai en , et détache aussitôt cinq compagnies qui vont s'établir à Lille, Dunkerque, Maubeuge, Valenciennes et Condé. Leur ordre de départ pour ces places était daté du et provenait du gouvernement royal. Les 15 et 17 mars, le régiment inspirait sans doute confiance à ce gouvernement, car 10 compagnies étaient appelées à Paris. Quelques jours plus tard, le gouvernement impérial renvoyait ces dix compagnies dans le Nord. La , demeurée en Espagne jusqu'en 1814 et oubliée à Toulouse, reçut l'ordre de rallier le gros du régiment, qui fut représenté à Waterloo par 8 compagnies; 6 compagnies attachées au , et 2 compagnies au .

À la date du , le avait son dépôt et 3 compagnies à Limoges, 4 compagnies à l'armée de la Loire, 2 compagnies à Vincennes, 2 compagnies à Lille, 2 compagnies à Douai, et 1 compagnie dans chacune des places de Calais, Dunkerque, Gravelines, Arras, Condé, Valenciennes et Maubeuge. La était en Guadeloupe. Les compagnies détachées furent successivement dissoutes dans les villes où elles avaient été placées. Celles qui avaient passé la Loire ont été réunies à La Rochelle où elles furent licenciées le par le général Berge.

De 1816 à 1852 Le dépôt comprenant le colonel Hulot, 9 autres officiers et 110 hommes de troupe, fut renvoyé à Douai où il arriva le . Il est immédiatement, mais lentement, procédé à l'organisation d'un nouveau , qui prend le titre de « régiment de Douai ». Ce régiment, formé avec le fonds de l'ancien , a été complété par l'incorporation d'une partie des canonniers renvoyés l'année précédente dans leurs foyers, et appartenant aux départements du Nord, de la Seine-Inférieure, du Calvados de l'Oise et de Seine-et-Marne.

En 1820 le « régiment de Douai » prend le nom de « ».

Le régiment a occupé les garnisons de Douai, de Strasbourg en 1823.

En 1823, dans le cadre de l'expédition d'Espagne, il participe au combat de Campillo et aux sièges de Pampelune, de Santona et de Jaén.

En 1829, il prend le nom de en gardant ses 13 premières compagnies, dont 6 furent transformées en batteries montées et avec les , et du , en versant deux de ses compagnies au .

En 1826 il se trouve à Auxonne, et à Metz en 1830. Il est le seul des régiments d'artillerie qui ait manifesté des sentiments d'indiscipline après la révolution de 1830. L'échauffourée qui eut lieu à Metz n'avait rien de politique. Elle fut due à l'agitation produite par la réorganisation et le mélange des canonniers à cheval et des canonniers à pied, et au caractère bizarre du colonel Martin Etchegoyen, qui n'avait pas su adoucir les frottements de ce mélange et qui dut quitter le commandement du régiment l'année suivante. Celui-ci n'en demeura pas moins pendant plusieurs années un corps peu recherché.

En 1834, le envoya à Bourges une batterie à cheval, 1 batterie montée et 1 batterie à pied* Batteries à pied : tout le monde est à pied* Batteries montées : conducteurs à cheval et servants à pied.* Batteries à cheval : tout le monde est à cheval. qui sont entrées dans la formation du .

De 1840 à 1854, le régiment envoie des compagnies en Algérie.

Il est à Strasbourg en 1831, à Lyon en 1835, Besançon en 1840, Douai en 1845, La Fère en 1847, Vincennes en 1848.

Second Empire Il était encore à Metz en 1854, lorsqu'il fut atteint par la fâcheuse organisation qui marque cette année. Par des motifs absolument incompréhensibles, les vieilles traditions ont été brisées. La plupart des régiments changèrent de numéros, et le perdit le rang qu'il possédait depuis si longtemps. Il devint le .

En 1854, le est donné au régiment de Pontonniers, que ce corps a porté jusqu'en 1867.

En 1867, le titre de est repris par le et formé à Vienne au moyen de 3 batteries du , de 3 batteries du , et de 3 batteries du , et complété par des batteries nouvelles..

Le régiment a occupé les garnisons de Vienne en 1860, de Toulouse en 1863, et de Grenoble en 1868.

Guerre franco-prussienne de 1870 Bataille de Frœschwiller-Wœrth

De 1871 à 1914 En 1872, il reçoit, 2 batteries à cheval venant des et , et il cède 6 batteries montées au , 1 batterie au et 3 batteries au , en conservant 9 de ses anciennes batteries.

En 1873, il fait partie de la , reçoit 1 batterie à cheval du , lui cède 1 batterie à pied et verse 3 batteries au .

Il est en garnison à GrenobleAnnuaire de l'armée française pour 1874, vue 980 en 1874.

Première Guerre mondiale

9 batteries de 75 sont en casernement à Valence et 2 à Grenoble.

Affectation Au déclenchement de la guerre, le , affecté à la , constitue l'artillerie du .

Composition : 4 groupes de 12 batteries de 75 (48 canons). Les 4 groupes ont eu des parcours différents. 1914

1915

1916 Bataille de Verdun, dont la défense du fort de Vaux

1917 Le , les , et 43J.M.O 29 batterie du 234 RAC, cote 26 N 1044/10, contenant le JMO de la 43 batterie du 6 RAC, page 3 batteries de 75 du groupe constitue le groupe du nouveau 234e régiment d'artillerie divisionnaire à la 166 division d'infanterieA.F.G.G, 166 D.I, tome 10.2, page 908 du corps d'armée.

1918 Bataille de Noyon Bataille de la Lys (1918)

Entre-deux-guerres

Régiment de Marche

Il devient le régiment de marche 6/234, le 15 mars 1919. Il est formé avec les I et II groupes du 6 RAC et le II groupe et le parc d'artillerie du 234 RAC

Il devient 201 Régiment d'Artillerie de Campagne, le 10 décembre 1919 à Bonn, Armée Française du Rhin (A.F.R), 33 Corps d'Armée, 77 Division d'infanterie (AD/77)Annuaire officiel de l'Armée Française, 1920, page 123

Régiment d'Artillerie de Campagne Porté