Ligny-le-Châtel est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.
Ses habitants sont appelés les Linéens.
Géographie La commune est constituée du bourg et de trois hameaux et lieux-dits : Lordonnois, La Mouillère et les Prés du Bois. Lordonnois se trouve sur la N77 entre Pontigny et St-Florentin, une autre ville plus au nord. La Mouillère domine un vallon au sud-ouest en direction de la N77, alors que les Prés du Bois sont plutôt vers le nord-ouest.
Communes limitrophes
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site publié par Météo-France en ..
Urbanisme Typologie Au , Ligny-le-Châtel est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Auxerre, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (57,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (41,5 %), terres arables (31,5 %), prairies (11,8 %), zones agricoles hétérogènes (10,8 %), zones urbanisées (2,8 %), cultures permanentes (1,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Commune formée de Ligny-la-Ville et de Ligny-le-Châtel.. Le lieu-dit lui-même se divisait en Ligny-la-Ville (Lanniacum-Villa) et Ligny-le-Château (Lanniacum Castrum) ou encore en « ville basse » et « ville haute ».
Le nom de la localité est attesté sous les formes Lageniacum (1108) ; Ligniacum (1116) ; Lagniacum (1119) ; Lanniacum Villa (1135) ; Latiniacum Castellum et Latiniacum Villa (1135) ; Lengniacum (1174) ; Leniacum Villa (1208) ; Ligniacum Castrum (XIIIe siècle) ; Laigniacum ; Leigniacum ; Laegny ; Legny ; Laagni (1167) ; Leigni-lou-Chastel (1284) ; Leingni-lou-Chasteau (1309) ; Ligny-la-Ville, Ligny-le-Chasteaul (1295) ; Laingny-la-Ville, Laingny-le-Chastiaul (1315).
Toponyme désignant dans le département du Nord, un « domaine de Latinus », nom romain et dans le département de la Meuse, une « plantation de lin ».
Histoire En 1116, l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Ligny-le-Châtel (Ligniaco Castro) est confirmée dans son rattachement à l'abbaye Saint-Michel de Tonnerre par Godefroy (Geoffroy de La Roche-Vanneau), évêque de Langres..
À partir du les habitants ont reçu différents sobriquets : Pelle-au-cul, Louzans ou Chair-du-diableAnnuaire historique de l'Yonne 1898..
Ligny relevait du comté de Tonnerre., et les comtes l'eurent directement jusqu'à Jeanne II de Chalon, comtesse en 1424 après ses frères Louis II et Hugues, † 1440, fille du comte Louis de Chalon, femme en de Jean (II) de La Baume-Montrevel seigneur de Valfin..
Jean (1397-1453) bâtard de Chalon ou de Tonnerre, fils naturel du comte Louis II reçut Ligny de sa tante Jeanne en 1439, et Valençay en 1434. Puis Ligny passa au fils de la comtesse Jeanne et de Jean (II) de La Baume : Claude de La Baume-Montrevel, époux en 1427 de Gasparde, fille de Philippe IV de Lévis-Lautrec, hérita de la/du vicomté de Ligny qu'il transmit à son fils cadet Claude (II), lui-même † vers 1502 sans postérité légitime ; son frère aîné le comte Jean III de La Baume-Montrevel hérita, puis transmit à sa fille Bonne, mariée à son cousin le comte Marc de La Baume-Montrevel († vers 1526).
Le fils de Bonne et Marc de La Baume, le comte Jean IV de La Baume-Montrevel, eut deux filles de sa femme Françoise de Vienne épousée en 1527, fille de François de Vienne-Listenois ;
la deuxième fille de Jean IV, Françoise de La Baume-Montrevel, se maria en 1546 avec le maréchal Gaspard de Saulx-Tavannes, d'où la succession du vicomté de Ligny-le-Châtel à leur fils cadet le ligueur Jean (), frère puîné de Guillaume de Saulx et père entre autres enfants, d'Henri (1597-1653), Anne et Charles (l'aîné) de Saulx-Tavannes ; puis la seigneurie se partage entre deux nièces d'Henri, petites-filles du ligueur Jean : Melchiore de Grimaldi de Beuil (fille d'Anne de Saulx-Tavannes), et Claire-Françoise-Eugénie de Saulx-Tavannes (fille du demi-frère aîné d'Henri, Charles de Saulx), dame de Lugny, seigneurie du Haut-Mâconnais, et de Ligny-le-Châtel ; elle épouse son lointain cousin le comte Charles-François de La Baume-Montrevel, un arrière-arrière-arrière petit-fils de Jean IV), plus un cousin, Noël de Saulx-Tavannes, frère du frondeur Jacques de Saulx, fils de Claude de Saulx-comte de Buzançais, petit-fils de Guillaume de Saulx, et petit-neveu du ligueur Jean.
Finalement, Ligny échoit à Jean (II) (ou de sa branche), dit le marquis de Tavannes, sire du Mayet († 1665 ; neveu du ligueur Jean, dernier fils de Guillaume, dernier frère de Claude de Saulx, et oncle de Jacques et Noël de Saulx). Partisan du roi contre la Fronde en Bourgogne, il est battu en 1650 par son propre neveu, ledit Jacques de Saulx. Marié en 1642 à Jeanne-Françoise de Pontailler, il réunit la vicomté de Ligny, que possèdent après lui son fils - Jean (III) de Saulx-Tavannes (1646-1717 ; marié en 1672 avec postérité à Anne-Louise fille de Jean-Louis de Bourbon-Busset de Châlus), et sa fille - Eléonore de Saulx-Tavannes (mariée avec postérité en 1665 à Michel du Faur de Pibrac, arrière-petit-fils du poète Guy).
En 1690, Jean (III) de Saulx-Tavannes vend la vicomté de Ligny à Jean-Baptiste Colbert de Seignelay (1651-1690), et elle est réunie au marquisat de Seignelay. Sa petite-fille Anne-Sophie Colbert (1711-1747 ; mariée en 1724 au maréchal Charles II Frédéric de Montmorency-Luxembourg) transmet Ligny aux Montmorency-Luxembourg qui conservent Ligny, avec le domaine de Seignelay, au moins jusqu'à Anne-Louis-Christian (1769-1844) et sa fille Sidonie de Montmorency (1799-1878 ; x 1819 le comte Edouard de La Châtre).
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Démographie
Le nombre d'habitants à Ligny-le-Châtel était de 1318 en 2018. L'agrandissement du village, par la construction de lotissements composés de maisons individuelles, favorise la croissance de ce nombre.
Lieux et monuments Église remarquable, qui présente la particularité d'avoir vu sa construction commencer au avant d'être terminée au .
L'explication de cela repose sur la construction première d'une église romane. Quatre siècles plus tard, ce bourg voulut détruire l'ancienne église pour en construire une correspondant plus à l'époque. Ils commencèrent donc la construction dans le prolongement de la nef romane. Mais un incendie du village vint remettre en cause le financement de ce projet. Il fut donc réduit à son minimum. Ce qui nous laisse une nef romane dans le prolongement de laquelle se trouve une partie renaissance et dont la hauteur et la luminosité contraste avec la précédente.
Personnalités liées à la commune
Jumelages
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes Liste des communes de l'Yonne Liste des anciennes communes de l'Yonne
Liens externes
Ligny-le-Châtel sur le site de l'Institut géographique national
Notes et références Notes
Cartes
Références
Ligny-le-Chatel Catégorie:Aire d'attraction d'Auxerre