Le fort de Boussois est un fort du système Séré de Rivières, construit entre 1881 et 1883 sur la commune de Boussois, dans le département du Nord. Le fort a servi en août et lors du siège de Maubeuge.
Sur l'emplacement du fort ruiné a été construit à partir de 1934 l'ouvrage de Boussois, un ouvrage fortifié de la ligne Maginot : il s'agit d'un petit ouvrage d'infanterie (de quatrième classe) comptant trois blocs. L'ouvrage a été abimé par les combats de .
Fort Séré de Rivières vignette|La tourelle Mougin du fort de Boussois, détruite en par les obus allemands de . Le fort de Boussois est entouré d'un fossé défendu par des caponnières, le tout dessinant un pentagone irrégulier. Son principal armement était une tourelle Mougin de 155 mm modèle 1876.
Le , lors du siège de Maubeuge, un obus allemand bloque la tourelle et tue de la garnison. Le fort se rend le ; les Allemands font ensuite sauter à l'explosif les caponnières et la tourelle..
Ouvrage Maginot
Position sur la ligne L'ouvrage de Boussois se trouve au milieu du secteur fortifié de Maubeuge, il forme l'aile droite de la ligne de résistance protégeant Maubeuge de part et d'autre de la Sambre. L'ouvrage est flanqué d'une part au nord-ouest par la casemate d'intervalle de l'Épinette, d'autre part au sud-est par la casemate de Rocq.
Mis à part les tirs de mitrailleuses venant des casemates (à limite de portée utile), l'ouvrage est isolé, car aucun ouvrage d'artillerie ne le couvre de ses tirs.
Description L'ouvrage de Boussois est construit sur l'ancien fort de Boussois. L'ouvrage devait être complété en second cycle avec une entrée des munitions, une entrée des hommes et deux tourelles pour canons de . Ces organes restèrent à l'état de projet faute de financement.
Le bloc 1 () sert de casemate d'infanterie flanquant vers l'ouest. Il est armé avec un créneau mixte pour JM/AC 47 (jumelage de mitrailleuses et canon antichar de ), un autre créneau pour jumelage de mitrailleuses, une cloche d'arme mixte et une cloche GFM B (guetteur et fusil-mitrailleur).
Le bloc 2 () sert de bloc-tourelle d'infanterie, avec une tourelle pour deux armes mixtes et une cloche GFM B.
Le bloc 3 () sert de casemate d'infanterie flanquant vers l'est. Il est armé avec un créneau mixte JM/AC 47, un autre créneau , une tourelle pour une arme mixte et un mortier et deux cloches GFM B (dont l'une sert d'observatoire avec un périscope).
Histoire
Le marché de la construction est daté du , pour un prix tout compris de de l'époque. Le chantier se termine en 1937, faute de financement..
Pendant la bataille de France, les ouvrages et casemates au nord-est de Maubeuge sont attaqués par l'arrière : les forces allemandes ont percé plus au sud près de Solre-le-Château dès le (par la ) et la ville de Maubeuge est prise le (par une de la puis par la ).
Le , les tirs des tourelles de l'ouvrage n'empêchent pas la neutralisation par les Allemands des casemates de la rive droite de la Sambre. En fin d'après-midi le 19, puis les 20 et 21, les blocs 1 et 3 reçoivent des tirs de la part de pièces de 88 et de placées à (hors de portée des armes de l'ouvrage). La tourelle répond par des mises en batterie brusques, des tirs rapides et son éclipse avant que les canons allemands ne puissent frapper sa muraille.
Le 21 au soir, un assaut allemand mené avec des pionniers est repoussé, mais une partie des armes de l'ouvrage est hors d'usage et la ventilation ne fonctionne plus correctement. Le 22 à du matin, après un bombardement par , les traversent les fossés, couronnent les blocs et neutralisent les bouches de ventilation. Vers , l'ouvrage se rend car l'équipage commence à être intoxiqué. Pendant ces quatre jours de combat, l'ouvrage a tiré de mitrailleuses, de mortier, 500 obus de 25 mm et 160 obus de 47 mm.
Accès L'ancien fort de Boussois et l'ouvrage sont sur la côte 166, au nord de la route D 959 entre Boussois et Marpent.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie . . .
Articles connexes
Boussois Boussois