Charles Louis Antiboul, né à Saint-Tropez (Var), le , mort guillotiné à Paris, le , député du Var à la Convention nationale.

Biographie

Avocat à Saint-Tropez, il exerce les fonctions de juge seigneurial à Gassin entre 1779 et 1791. Dans un document, il se plaint de la difficulté de cette mission : .

Député à la convention nationale Il devient après 1789, administrateur du Var, et, le , il est élu par ce département, le septième sur huit au premier tour avec 277 sur 470 votants, à la Convention nationale, où il siège sur les bancs Girondins. Il est secrétaire de la séance de vote.

Lors du procès de Louis XVI, il vote pour la culpabilité du roi, pour la mort, mais , contre la ratification du jugement du peuple, pour la détention, comme mesure de sûreté générale, et il s'abstient lors du suffrage sur la possibilité d'un sursis.

Le , au cours d'une longue discussion, il défend son département accusé de fédéralisme, notamment par André Jeanbon Saint André.

Membre du Comité de marine, il est à l'origine d'un décret qui permet à la marine française d'amener dans ses ports les navires neutres chargés de marchandises destinées aux puissances ennemies.

Le , il vote contre la mise en accusation de Marat, et le , il s'abstient lors du scrutin sur le rapport du décret, qui la veille, a cassé la Commission des Douze.

Procès et exécution Charles-Louis Antiboul est mené à l’échafaud avec les Girondins|vignette Envoyé en mission en Corse en , il est capturé à Marseille par les insurgés. Accusé d'avoir compromis la dignité de représentant du peuple, il est, sur la motion de Jean Bon Saint-André, décrété d'arrestation le . Il comparaît devant le Tribunal révolutionnaire en même temps que les Girondins, et sous la même inculpation, du 3 au 9 brumaire an II (24-). Il n'a pratiquement pas la parole, si ce n'est pour répondre de la manière dont il a voté lors du procès du roi et lors du décret d'accusation de Marat. Il déclare également à une troisième question du président Herman :

Le comité de surveillance de Saint-Tropez signe en vain une déclaration de soutien qui est envoyée au comité de sûreté générale, témoignant du civisme et de la ferveur d'Antiboul contre les ennemis de la Révolution.

Fouquier-Tinville, l'accusateur public, réclame la mort pour tous les accusés par leurs . Ils sont condamnés à mort le 9 brumaire an II. Antiboul et ses co-accusés sont conduits à l’échafaud dans des charrettes, dont l'une transporte également le corps de Valazé, qui s'est poignardé après le verdict.

Il fait partie des honorés par un décret du 1 vendémiaire an IV pour la fête du même jour ().

Sources

Biographie sur le site de l'Assemblée nationale Biographie sur un site historique Biographie + photocopie acte de décès sur un autre site historique Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises. Première série, 1787 à 1799. Tomes LIII, LVII, LXII, LXV et LXXI Gérard Walter, Actes du Tribunal révolutionnaire.

Notes et références

Catégorie:Avocat français du XVIIIe siècle Catégorie:Député de la Convention nationale Catégorie:Naissance en mai 1752 Catégorie:Naissance à Saint-Tropez Catégorie:Décès en octobre 1793 Catégorie:Décès à Paris Catégorie:Décès à 41 ans Catégorie:Personnalité guillotinée durant la Révolution française Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière de la Madeleine Catégorie:Personnalité inhumée dans les catacombes de Paris