vignette|Affiche électorale du Parti Conservateur (1891) Ceci est une liste des résultats des élections fédérales canadiennes depuis 1867.

Pour plus de détails incluant les résultats par province et les résultats des partis et candidats n'ayant remporté aucun siège, veuillez consulter les articles traitant des élections individuelles.

Liste des élections Les résultats des troisième, quatrième et cinquièmes partis sont inclus dans « Autres » si le parti n'a pas gagné au moins 4 sièges à une élection dans son histoire. Les résultats des partis arrivés sixième et plus (comme lors de l'élection de 1926) sont aussi inclus dans « Autres », tout comme les députés indépendants.

Légende Libéraux-conservateursConservateurs (historiques)Aux élections de 1921, les conservateurs se présentent sous le nom de Parti national libéral et conservateur et, en 1940, sous le nom de Gouvernement national. Dans les deux cas, les conservateurs perdent l'élection et le nouveau nom est abandonné rapidement. Progressistes-conservateurs Libéraux Coalition unioniste Libéral-progressiste Conservateurs (modernes) Anti-confédération Réformistes United Farmers Alliance canadienne Fédération du commonwealth coopératifParti social démocratique du Canada Progressistes Néo-démocrates Crédit socialRalliement des créditistes Bloc québécois

Premiers pas (1867-1891) Dans les années qui suivent la Confédération, le Parti conservateur et son chef John A. Macdonald dominent la vie politique. Les libéraux ne sont alors pas un parti politique vraiment structuré, mais plutôt une somme d'intérêts opposés au gouvernement de la Confédération, tels que des intérêts financiers ou, au Québec, l'Église catholique.

ÉlectionAnnéeRésumé Gouvernement Oppositionofficielle Troisièmeparti Quatrièmeparti CinquièmepartiAutreTotaldes sièges 1867Le Parti conservateur, dirigé par John A. Macdonald, forme le premier gouvernement majoritaire du Canada, défaisant les libéraux et leur chef de facto George Brown.100Inclut les résultats du Parti libéral-conservateur.6218 - - 018021872Les conservateurs de Macdonald sont réélus avec une deuxième majorité, défaisant les libéraux et leur chef de facto Edward Blake.100Inclut les résultats du Parti libéral-conservateur et un candidat conservateur-travailliste.95---520031874Le Parti libéral, dirigé par Alexander Mackenzie, forme le gouvernement depuis que l'implication du gouvernement conservateur dans le scandale du Pacifique a forcé la démission du premier ministre Macdonald en 1873. Les libéraux sont reconduits au pouvoir avec une majorité.12965---1220641878Les conservateurs, toujours dirigés par Macdonald, reviennent au pouvoir en remportant une majorité face aux libéraux de Mackenzie. La Politique nationale de Macdonald, qui prône une approche protectionniste pour développer l'économie canadienne, compte pour beaucoup dans cette victoire.13463---920651882Les conservateurs de Macdonald sont réélus avec un quatrième mandat majoritaire face aux libéraux d'Edward Blake.134Inclut les résultats du Parti libéral-conservateur et des nationalistes-conservateurs.73---421161887Les conservateurs de Macdonald sont réélus avec un cinquième mandat majoritaire face aux libéraux d'Edward Blake.12480---1121571891Les conservateurs de Macdonald sont réélus à un sixième mandat majoritaire, défaisant les libéraux et leur nouveau chef Wilfrid Laurier. C'est la dernière élection de Macdonald, qui meurt peu de temps après : quatre chefs conservateurs lui succèdent : John Abbott, John Thompson, Mackenzie Bowell et Charles Tupper. Tous, sauf Tupper, meurent en fonction.11890---7215

Débats à propos de la politique étrangère (1896-1917) Wilfrid Laurier fait du Parti libéral un véritable parti organisé, au même titre que les conservateurs, et remporte quatre majorités successives. Cette période est caractérisée par l'ascendance de Laurier sur le parti libéral, qui ne passera les rênes du parti à son successeur qu'en 1919.

Le Canada se retrouve maintes fois divisé en deux camps : d'un côté, les anglophones prônent un soutien actif du Canada au Royaume-Uni alors que de l'autre les Canadiens français réclament un plus grand isolationnisme du pays dans la conduite de ses affaires extérieures. Ce clivage est exacerbé lors de la guerre des Boers de 1899 et, de façon beaucoup plus virulente à l'approche de la Première Guerre mondiale. En 1911, le gouvernement Laurier chute lorsque sa proposition de construire une marine de guerre pour appuyer le Royaume-Uni dans sa course aux armements avec l'Allemagne est considérée comme faible par les Canadiens anglais mais trop pour les Canadiens-français. Le débat autour de la participation du Canada à la Première Guerre mondiale a des conséquences plus douloureuses encore : la conscription est finalement imposée en 1917, après d'amères élections qui voient s'opposer le gouvernement d'union nationale de Borden, qui est favorable, à Laurier et les libéraux qui lui sont restés fidèles, opposés à la conscription et représentant principalement le Québec.

ÉlectionAnnéeRésumé Gouvernement Oppositionofficielle Troisièmeparti Quatrièmeparti CinquièmepartiAutreTotaldes sièges81896Le Parti libéral de Wilfrid Laurier est élu et forme un gouvernement majoritaire, défaisant les conservateurs du premier ministre Charles Tupper.11786---1021391900Les libéraux de Laurier sont réélus avec un deuxième mandat majoritaire, défaisant les conservateurs de Tupper.12879---6213101904Les libéraux de Laurier sont réélus avec un troisième mandat majoritaire, défaisant les conservateurs de Robert Borden.13775---2214111908Les libéraux de Laurier sont réélus avec un quatrième mandat majoritaire, défaisant les conservateurs de Borden.13385---3221121911Les conservateurs, dirigés par Borden, sont élus avec un gouvernement majoritaire, défaisant les libéraux de Laurier. La campagne est dominée par les questions économiques, les libéraux promouvant le libre-échange avec les États-Unis alors que les conservateurs promette une politique protectionniste. Laurier s'est par ailleurs aliéné l'appui du Québec et des nationalistes d'Henri Bourassa en proposant de créer une marine impériale de guerre.13285---4221131917Borden forme en un gouvernement unioniste pro-conscription composée de conservateurs et de libéraux. Le chef libéral Wilfried Laurier, anti-conscription, conduit les « libéraux de Laurier » dans une campagne considérée comme la plus amère de l'histoire du Canada. La coalition unioniste remporte les élections, malgré seulement trois députés élus au Québec, alors que les libéraux de Laurier sont en majorité élus dans cette province.15382---0235

Affirmation du Canada à l'international (1921-1962) Cette période est marquée par le leadership du premier ministre William Lyon Mackenzie King, dont le Parti libéral occupe le pouvoir pendant 31 années, contre 11 pour les conservateurs.

Le Canada obtient son siège à la Société des Nations en 1921 et se fait une place importante dans les relations internationales. La Grande Dépression provoque la chute du gouvernement Mackenzie King. Il revient au pouvoir en 1935, juste avant que le Canada ne s'engage dans la Seconde Guerre mondiale. Mackenzie King démissionne en 1948 et son successeur, Louis St-Laurent, affirme la position du Canada sur la scène internationale.

ÉlectionAnnéeRésumé Gouvernement Oppositionofficielle Troisièmeparti Quatrièmeparti CinquièmepartiAutreTotaldes sièges141921Le Parti libéral, mené par William Lyon Mackenzie King, est élu avec un gouvernement minoritaire, défaisant le premier ministre conservateur Arthur Meighen, qui avait succédé à Robert Borden en 1920. Les conservateurs tombent à la troisième place à la Chambre des communes mais Meighen devient leader de l'opposition officielle après que le Parti progressiste a refusé cette position.11849583Total pour les United Farmers of Alberta et les United Farmers of Ontario.-7235151925Les conservateurs de Meighen remportent plus de sièges que les libéraux de Mackenzie King mais ces derniers se maintiennent au pouvoir grâce à l'appui des progressistes de Robert Forke. Moins d'un an plus tard, les progressistes retirent leur appui aux libéraux, criblés de scandales, ouvrant une crise constitutionnelle lorsque le gouverneur général du Canada, Julian Byng, refuse de dissoudre le Parlement et demande chef de l'opposition officielle, Arthur Meighen, de former le gouvernement. Mackenzie King démissionne et les conservateurs forment alors le gouvernement mais ils sont renversés quatre jours plus tard, déclenchant l'élection de 1926.100115222Sièges des United Farmers of Alberta.-6245161926Les libéraux de King remportent la victoire face aux conservateurs de Meighen avec un gouvernement majoritaire dans une coalition libérale-progressiste. King fait campagne avec succès sur la crise constitutionnelle et la question des pouvoirs du gouverneur général.11691111287245171930Dans un contexte de Grande Dépression, les conservateurs de Richard Bedford Bennett sont élus avec un gouvernement majoritaire, défaisant les libéraux de Mackenzie King.134909327245181935Après les années tumultueuses de la Grande Dépression, les libéraux de Mackenzie King reviennent au pouvoir avec un gouvernement majoritaire, défaisant les conservateurs de Bennett.1733917745245191940Alors que la Seconde Guerre mondiale a débuté l'année précédente, le Parti libéral de Mackenzie King est réélu avec un deuxième gouvernement majoritaire consécutif après avoir fait campagne au Québec sur la promesse de ne pas imposer une seconde fois la conscription au pays. Les conservateurs de Robert Manion se présentaient comme « Gouvernement national », tentant de recréer le Parti unioniste de la Première Guerre mondiale.17939Inclut les résultats du parti pour le Gouvernement national.10Inclut les résultats de New Democracy.836245201945Les libéraux de Mackenzie King sont réélus avec un troisième gouvernement majoritaire consécutif, défaisant le Parti progressiste-conservateur, fraîchement rebaptisé, dirigé par John Bracken. La montée de la FCC grâce à la popularité de ses promesses en matière de politiques sociales force les libéraux à gouverner un peu plus à gauche, ce qui se traduit par la mise sur pied de l'État-providence au Canada.118662813-20245211949Les libéraux, dirigés par le premier ministre Louis St-Laurent, sont réélus avec un gouvernement majoritaire, défaisant les progressistes-conservateurs de George Drew.191Inclut un siège remporté par un candidat libéral-travailliste à Kenora—Rainy River qui siège dans la chambre avec les libéraux.41131016262221953Les libéraux de Louis St-Laurent sont réélus avec un gouvernement majoritaire, défaisant les progressistes-conservateurs de George Drew.16951231516265231957Le Parti progressiste-conservateur, mené par John Diefenbaker, est élu avec un gouvernement minoritaire, défaisant les libéraux de Louis St-Laurent.1111042519-6265241958Les progressistes-conservateurs de Diefenbaker sont réélus, avec ce qui est alors la plus grande majorité de l'histoire canadienne, défaisant les libéraux et leur nouveau chef Lester B. Pearson. Les conservateurs bénéficient de l'appui au Québec de l'Union nationale de Maurice Duplessis.208488 --1265251962Le Parti progressiste-conservateur de Diefenbaker est réélu avec un gouvernement minoritaire. Le gouvernement perd la confiance de la chambre sur la question des missiles nucléaires.116993019-1265

Débats constitutionnels (1963-1988) Après Lester B. Pearson et l'adoption du drapeau unifolié en 1965, cette période est marquée par les figures de Pierre Elliott Trudeau et de Brian Mulroney, deux Québécois, et un débat constitutionnel qui donne lieu au référendum sur la souveraineté-association du Québec en 1980, au rapatriement de la Constitution en 1982 et les échecs des Lac Meech et de Charlottetown.

Parallèlement, le Canada débat de son adhésion à l'ALÉNA et la droite canadienne prend un tournant libertarien avec la montée en puissance du Parti réformiste.