Coventry Climax est une société anglaise fabriquant dans les années 1940-1960 des moteurs industriels ; des moteurs six cylindres équipaient déjà les Triumph Gloria en 1934 ; ce fut aussi un célèbre motoriste d'automobile de course : Climax motorisa quatre fois la voiture championne du monde de Formule 1 dans les années 1960.

Les lettres « FW », utilisées dans la dénomination des moteurs, sont l'acronyme de « feather weight » (en français « poids plume »). Les moteurs de course Climax étaient extrêmement légers pour leur époque puisque conçus à partir de moteurs de pompes à incendie devant pouvoir être tirés par un homme. Ils étaient extrêmement coûteux mais très fiables. En effet, les moteurs de pompes devaient démarrer et fonctionner sans chauffe au maximum de leurs performances et ce pendant plusieurs jours, voire semaines. Cependant, Coventry Climax développa des moteurs spécifiquement pour la course automobile, le premier étant le FPF puis le légendaire V8 FWMV deux fois champion du monde de F1.

En 1963, l'entreprise fut achetée par Jaguar. Coventry Climax abandonna les moteurs de course en 1966. La fin de la Formule 1 à et l'échec du très complexe et très coûteux Flat-16 FWMW fit jeter l'éponge à cette petite entreprise qui ne pouvait vivre de la compétition et développer en même temps son activité historique de motoriste industriel. En 1966, le motoriste ne put qu'extrapoler un moteur du V8 FWMV car il était trop tard pour développer un moteur de course de . Cosworth, avec le célèbre DFV, prendra la relève dans les sports mécaniques anglais.

Climax fabriqua alors des moteurs diesel pour l'armée, utilisés entre autres dans les chars.

À l'heure actuelle, de nombreux moteurs Climax sont encore en circulation dans des voitures de courses historiques.

Moteurs de course FPE V8 2.5 Ce moteur V8 a été conçu pour la Formule 1 dans les années 1950. Mais, la petite entreprise n'avait pas les moyens de le développer et, pensant qu'il n'était pas compétitif, elle abandonna ce projet. Il s'avère que les puissances revendiquées par les concurrents (Ferrari en tête) n'étaient pas aussi élevées et que le FPE aurait certainement trouvé le succès.

La famille des FWx La famille des FWA est une gamme de moteurs dérivés de moto-pompes. Ce sont des blocs tout aluminium, 4 cylindres en ligne et à simple arbre à cames en tête.

FWA Bloc dérivé des moto-pompes, 4 cylindres, un seul arbre à cames. , développant une puissance de l'ordre de 70 à .

FWB Bloc dérivé du FWA, cylindrée de puissances de l'ordre de .

FWC Bloc dérivé du FWA, , utilisé pour l'endurance (type 24 Heures du Mans).

FWE Bloc hybride du FWA et FWB de conçu pour la voiture de série Lotus Elite 14.

La famille des FPF

Malgré l'échec du V8 FPE, Climax décida de développer un moteur de course pour la Formule 2 de . En effet, le seul bloc « maison » dans cette catégorie était le FWA simple arbre, réalésé à , et connu sous le nom de FWB. Il fallait un moteur capable de délivrer des puissances supérieures. La configuration carter sec et double arbre à cames fut retenue. Climax utilisa également les acquis du FPE en transposant directement le design des cylindres-pistons-culasse. Le bloc FPF était entièrement en aluminium, très bien refroidi et graissé par trois pompes. La fiabilité devait être de mise, le tout en délivrant des puissances de l'ordre de par litre de cylindrée avec de l'essence du commerce.

Le FPF 1500 connut un grand succès en Formule 2 avant d'être utilisé en Formule 1 en 1961, Climax n'avait pas encore développé le V8 FWMV spécifiquement pour cette discipline. Mais, en 1957, pour s'attaquer à la formule reine, la F1, Climax à la demande des écuries Lotus et Cooper augmenta la cylindrée du FPF vers puis , ce qui était un maximum structurel. Bien que peu puissants sur le papier face à la concurrence des « vrais » moteurs de F1 de , ces moteurs connurent le succès.

Dans cette lancée, Coventry Climax développa une nouvelle version de du FPF. Ce moteur eut un brillant succès en F1 et en Formule Tasmane (courses australasiennes). Il fut même utilisé en IndyCar en et .

FPF 2.0 (1957-1958) 4 cylindres en ligne bloc aluminium, double arbre à cames en tête. Cylindrée : 1 967 cm³ Puissance : 176 ch Régime moteur : 6 000 tours par minute

FPF 1.5, Formule 2, (1957 à 1963) 4 cylindres en ligne bloc aluminium Cylindrée : 1 475 cm³ Puissance : 142 ch puis 155 ch

FPF 1.9 (1958) 4 cylindres en ligne bloc aluminium Cylindrée : 1 900 cm³

FPF 2.2 (1958 à 1961) 4 cylindres en ligne bloc aluminium Cylindrée : 2 207 cm³ Puissance : 220 ch Régime moteur : 6 750 tours par minute

FPF 2.5 (1958 à 1960) 4 cylindres en ligne bloc aluminium Cylindrée : 2 495 cm³ Puissance : 240 ch Régime moteur : 6 750 tours par minute

FPF 2.7 (1966 à 1969) 4 cylindres en ligne Cylindrée : 2 751 cm³ Puissance : 345 ch Moteur utilisé en courses de Formule Libre/Intercontinental, voitures de sport et l'Indy 500

La famille des V8 FWMV (1961 à 1966)

Pour pouvoir lutter à armes égales avec les motoristes continentaux depuis le passage de la Formule 1 à en 1961, Coventry Climax développa un nouveau moteur de course à la configuration V8. Cette architecture, très connue dans les gros moteurs américains, était originale pour un moteur de si faible déplacement. En effet, les moteurs de sont généralement des 4 cylindres. Le rival anglais BRM tenta la même aventure avec un V8 « maison » comparable, mais avec moins de succès.

Pour la Formule 1, il fallait des puissances élevées et donc des moteurs tournant très vite. De petits pistons permettraient d'atteindre plus de , un exploit dans les années 1960. Le V8 de fut développé à partir des équipages mobiles (pistons, bielles, soupapes, arbres à cames) du très réussi moteur de course double arbres FWMC de qui développait environ pour des épreuves d'endurance type 24 Heures du Mans. Deux moteurs FWMC faisaient mathématiquement pour , une bonne base de travail.

Le FWMV débuta avec une alimentation par carburateurs et une puissance de l'ordre de à . Il fut progressivement développé pour atteindre à un incroyable régime de dans son ultime version MkVI de 1965. Depuis 1963, l'injection avait remplacé les carburateurs, puis les culasses avaient gagné 4 soupapes par cylindre en 1965.

En 1966, la réglementation autorisant , Climax ne put que proposer une version ré-alésée du FWMV qui donnait là où les blocs concurrents pouvaient atteindre les . Ce fut la fin de Coventry Climax en Formule 1, d'autant plus que l'incroyable 16 cylindres à plat FWMW de n'atteint jamais le stade de la série en 1965.

FWMV V8 Formule 1 8 cylindres en V à 90° (16 soupapes puis 32) Cylindrée : 1 495 cm³ Carburateurs Weber 38 mm DCNL-4, puis injection Lucas Poids : 115 kg Puissance : de 181 ch à jusqu'à 213 ch à

Coventry Climax 2.0 V8 (1966-1967) 8 cylindres en V, un V8 1,5 L, réalésé au maximum de ses possibilités structurelles Cylindrée : 1 970 cm³ Puissance : 240 chevaux à 8 800 tr/min

Autres moteurs FWM Bloc de dérivé d'un moteur pour la Marine. Utilisé en course comme FWMA, et en version double arbre à cames FWMC. Il remporta sa catégorie aux 24 Heures du Mans.

FWMW 1965 Projet extrêmement complexe de bloc de Formule 1 de 16 cylindres à plat, développant et jamais produit en série.

Notes et références

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