Jean-François Graindorge, né le à Saint-Pois dans la Manche et mort le des suites des blessures reçues à la bataille de Buçaco au Portugal, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie

Sous la Révolution française

Il entra au service le comme lieutenant à la formation du de volontaires de l'Orne, devenu d'infanterie de ligne. Il fit les campagnes de 1792 à 1793 à l'armée du Nord.

Le , dans une affaire qui eut lieu près de Grissole, en avant de Maubeuge, il fut blessé d'un coup de feu à la cuisse droite. Le , à la bataille de Hondschoote, il s'empara d'une redoute placée sur la route et y reçut un coup de feu au travers du corps. Le 9 du même mois, à Bergues, il contribua à la prise des redoutes qui défendaient les approches de cette place, malgré l'inondation qui couvrait le terrain à plus d'un quart de lieue. Le même jour, en entrant dans la ville, il reçut un nouveau coup de feu au travers du corps.

Nommé capitaine le 8 vendémiaire an II, Graindorge prit part aux opérations de l'armée de Sambre-et-Meuse pendant les ans II, III, IV et V, et reçut quatre coups de sabre dont trois sur la tête et un sur le bras gauche pendant le blocus de Charleroi. Le 19 fructidor an III, au passage du Rhin, il fut atteint d'un coup de feu au genou gauche. Le 14 messidor an IV, au nouveau passage de ce fleuve, à Neuwied, il pénétra dans les redoutes autrichiennes et fut nommé chef de bataillon sur le champ de bataille par le général en chef Hoche. Cette nomination fut confirmée par arrêté du Directoire exécutif du 5 messidor an V.

Passé à l'armée d'Helvétie, il y fit la campagne de l'an VI et de an VII. Le 8 thermidor de cette dernière année, étant à Davol, dans les gorges de Lanquarte (pays des Grisons), il soutint pendant onze heures, avec cinq compagnies, les assauts de quatre régiments autrichiens et de six compagnies du prince d'Orange, qui furent repoussés et perdirent 150 prisonniers. Le général en chef Masséna, témoin de la conduite de Graindorge, le nomma chef de brigade sur le champ de bataille. Employé à l'armée du Rhin en l'an VIII et en l'an IX, il commandait l'avant-garde de cette armée, le 3 vendémiaire an VIII, au passage de la Limmat, où il enleva plusieurs bouches à feu et cinq drapeaux aux Russes.

Nommé une seconde fois chef de brigade à la suite de cette journée, il fut placé en cette qualité, le 16 brumaire suivant, à la tête de la demi-brigade, devenue de ligne.

Au service de Napoléon

vignette|Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Ouest, et .

Il fut confirmé dans son grade par arrêté du Premier consul du 29 vendémiaire an IX. Il tint garnison à Aix-la-Chapelle pendant les ans X et XI et fut employé au camp de Saint-Omer pendant les ans XII et XIII. Membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire an XII, et officier de l'Ordre le 25 prairial suivant, il fut nommé général de brigade le 12 pluviôse an XIII, et employé dans la le 11 ventôse, puis à la réserve d'infanterie à Lille le 29 floréal de la même année.

Commandant une brigade de la du de la Grande Armée pendant la campagne d'Allemagne de 1805, il combattit à Dürenstein le , à Saalfeld le , à Iéna, où il fut blessé, le 14 du même mois, à Pułtusk le suivant, à Ostrovno et à Stanislasvowa les 3 et . Le 16 du même mois, à Ostrołęka, le général Savary, commandant du de la Grande Armée, ordonna au général Graindorge, commandant les avant-postes de ce corps, d'attaquer la division russe qui avait pris position à Rossaga. Graindorge commença l'attaque avec le du léger qu'il fit soutenir par le et par le de ligne. Ces soldats repoussèrent les Russes et prirent trois pièces de canon ainsi qu'un drapeau.

Employé au 1er corps d'observation de la Gironde le , Graindorge passa au de l'armée d'Espagne le . Créé baron de l'Empire en 1808, il fut fait commandeur de la Légion d'honneur le en récompense de ses services.

Commandant la de la du , il est grièvement blessé à la bataille de Buçaco le , lors de la troisième invasion napoléonienne du Portugal.. Il mourut des suites de ses blessures le suivant, à Carquejo.

Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Ouest.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Liens externes

Catégorie:Général du Premier Empire promu en 1805 Catégorie:Naissance en juillet 1770 Catégorie:Naissance dans la province de Normandie Catégorie:Militaire français mort au combat lors des guerres napoléoniennes Catégorie:Nom gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1807 Catégorie:Décès en octobre 1810 Catégorie:Décès à 40 ans Catégorie:Général français du XIXe siècle Catégorie:Militaire français des guerres de la Révolution française Catégorie:Chef militaire français des guerres napoléoniennes