Le temple protestant de Reims est un édifice religieux situé 13 bis boulevard Lundy, à Reims. La paroisse est membre de l'Église protestante unie de France.
Histoire En 1833, la ville de Reims, longtemps tenue par la Ligue catholique, accepte un retour officiel du culte protestant, principalement grâce à l'influence des négociants de champagne d'origines allemandes Johann-Joseph Krug ou Charles Heidsieck. Le culte est d'abord donné par les pasteurs Lippold et Debray au 2 rue du Tambour. En 1841, l’ancienne chapelle des Magneuses, 37 rue de la Pierrière, est affectée au culte. En 1867, le culte se fait boulevard Lundy dans un ancien fouloir aménagé par l'architecte Narcisse Brunette.
Le temple est détruit pendant la Première Guerre mondiale. Il est reconstruit selon les plans de l'architecte Charles Letrosne. La première pierre de l'édifice actuel fut posée le . Il est inauguré le .
Description Les peintures murales en Art déco de Gustave Louis Jaulmes, né à Lausanne d’un pasteur français et d’une mère franco-britannique, décorateur du Temple en 1923, ont été couvertes d'une peinture blanche en 1973, mais on peut toujours y voir les vitraux de Jacques Gruber, notamment le vitrail central qui représente quatre figures de la Réforme protestante du (Bèze, Farel, Zwingli et Calvin).
Le temple protestant de Reims a bien été reconstruit dans le style néogothique et selon un plan en croix latine. Ces caractéristiques semblent bien exceptionnelles dans l’architecture religieuse protestante selon Paul GrojeannePaul Grojeanne, Le Temple de l’Église réformée de Reims, Reims, 1991 . Mais il semblerait qu’il s’agissait surtout d’inscrire le projet architectural dans la tradition de cet « art si français » qu’est l’art gothique. Les vitraux sont de Jacques Grüber et la décoration, aujourd'hui disparue était de Gustave Louis Jaulmes et d'inspiration Art déco. L’enjeu n’est pas négligeable pour une communauté dont les notables descendent de négociants allemands. De la même façon, Luther ne figure pas sur le vitrail consacré aux Pères fondateurs de la Réforme. Finalement, un monument plus proche de l’esprit de la Haute Église que de la tradition calviniste. La décoration intérieure a été amplement remaniée et simplifiée en 1973.
Une chapelle wesleyenneFortunes made in business : a series of original sketches, biographical and anecdotic, from the recent history of industry and commerce (1884) avait été construite pour les employées de l'usine anglaise de peignage de laine Lister & Holden, en 1877, sur le terrain de cette même usine, rue des Moissons. Le culte y fut célébré en anglais jusqu'à la guerre de 1914-1918. Les pasteurs, en 1877 étaient Paumier et Labourgade.
Les orgues Le temple protestant de Reims a abrité un orgue romantique belge du célèbre organier Joseph Merklin en 1868, détruit lors de la Première Guerre mondiale.
En 1923 est construit sur la tribune un orgue néoclassique de de Haerpfer, dont il ne reste aujourd'hui que le positif de dos, pastiche.
Actuellement, se trouve un orgue néo-baroque construit par le pasteur du temple, Pierre Valloton, de 1972 à 1976. Ce dernier voulait construire un instrument monumental qui puisse faire vibrer les murs de son vaisseau.
Pour ce faire, Pierre Valloton composa son orgue à partir de divers instruments vendus ou donnés. La provenance des est très éclectique : 11 jeux proviennent de Haerpfer ; 1 jeu vient de Jean-André Silbermann ; 26 jeux viennent de Goll (facture suisse) ; 3 jeux d'anches proviennent de Daublaine ; 2 jeux proviennent de Laukuff ; 3 jeux de montre proviennent de Klein ; le jeu de clochettes a été construit par Pierre Valloton. L'orgue du Temple compte , répartis sur cinq claviers et pédalier. C'est le seul instrument de Reims a posséder autant de plans sonores (même si l'orgue de l'église Saint-Nicaise a eu cinq claviers entre les années 1955 et 1987). Voici la composition : I - Positif de DosII - Grand-OrgueIII - Écho ExpressifIV - PectoralV - Résonance PédaleBourdon 8'Bourdon 16'Flûte Creuse 8'Petit Bourdon 8'Bourdon 32'(Pas de jeux propres)Prestant 4'Montre 8'Salicional 8'Flûte à Fuseau 4'Flûte 16'Flûte Conique 4'Bourdon 8'Unda Maris 8'Principal 2'Bourdon 8'Nasard 2 2/3Prestant 4'Cor de Daim 4'Sifflet 1'Cor de Chamois 8'Doublette 2'Grosse Tierce 3 1/5Nasard 2 2/3Sesquialtera IIQuinte 5 1/3Tierce 1 3/5Quinte 2 2/3Doublette 2'Cymbale de Clochettes VIIIFlûte 4'Larigot 1 1/3Quarte de Nasard 2'Tierce 1 3/5Dulzaina en Chamade 16'Doublette 2'Fourniture IIITierce 1 3/5Carillon IIITrompette en Chamade 8'Tertian IICromorne 8'Cornet VPlein Jeu IIIFourniture IIIFourniture VRanquette 16'Bombarde 16'Cymbale IIITrompette 8'Trompette 8'Trompette 8'Clairon 4'Voix Humaine 8'Clairon 4'
Galerie de photographies
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Marie-Hélène Wieczorek, Philippe Guttinger, Le Temple protestant de Reims a 90 ans. Dominique Potier, Le Temple protestant de Reims.
Articles connexes Isaac Holden
Liens externes
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