vignette|Pile à combustible de la NASA, au méthanol. Les piles à combustible à méthanol direct (DMFC, de l'anglais ) sont une sous-catégorie de piles à combustible à membrane échangeuse de protons dans lesquelles le combustible, le méthanol , n'est pas reformé mais est fourni directement à la pile à combustible.

Avantages Le méthanol, étant fourni directement à la pile à combustible, permet d'éviter un reformage catalytique compliqué, et permet aussi un stockage plus facile que l'hydrogène, ne nécessitant ni hautes pressions, ni températures basses car il est liquide à température ambiante. La densité énergétique volumique du méthanol (quantité d'énergie relâchée lors de l'utilisation d'un volume donné de méthanol) est beaucoup plus importante que celle de l'hydrogène, même très fortement comprimé.

Inconvénients La diffusion du méthanol à travers la membrane diminue le rendement de la réduction d'oxygène à la cathode. C'est dû au fait que les sites du catalyseur (souvent le platine) sont en partie utilisés pour la réduction du méthanol au lieu de celle du dioxygène.

De plus, la production de à la cathode implique un processus supplémentaire nécessitant sa neutralisation ou son utilisation éventuelle dans le procédé (il peut notamment être utilisé pour pressuriser le réservoir contenant le méthanol).

L'un des grands freins à l'utilisation de ce type de pile est notamment la difficulté de transport des cartouches de méthanol (toujours interdites dans les avions en )Listes des objets interdits en cabine et en soute, valise-cabine.info, consulté le 15 mars 2020.

Développements Capables de stocker l'énergie dans de faibles volumes, les DMFC avaient une puissance limitée dans leurs premiers développements produisant ainsi une faible quantité d'énergie sur une longue période. Utilisées pour les téléphones ou ordinateurs portables, les piles à combustible au méthanol étaient alors impropres aux applications d'auto-locomotion.

Difficultés inhérentes piles à combustible au méthanol : le méthanol est un toxique sous plusieurs de ses formes ; dans une PAC à éthanol direct (DEFC) l'éthanol est injecté au niveau de l'anode, de façon électrocatalytique, pour qu'il y soit oxydé. Jusqu'en 2009, l'efficacité du combustible était faible, en raison de la haute perméabilité de la membrane vis-à-vis du méthanol (phénomène dit de , correspondant à une perte d'éthanol, qui par ailleurs « pollue » la pile). Cette membrane doit séparer les deux chambres de la PAC l'une de l'autre et ne laisser passer que les protons et non l'éthanol.En 2009, un pas a été franchi avec la création en AllemagneCréation par l'Institut Fraunhofer des techniques de surface et bioprocédés (IGB) d'un nouveau type de membrane composite (enrichie en nanoparticules anorganiques de silice, sous forme de micro-billes de dioxyde de silicium). Cette membrane est à peu près imperméable à l'éthanol (environ plus performante que les précédents types de membrane), mais laisse passer les protons, répondant mieux aux exigences d'une pile à combustible (PAC) à éthanol. Un catalyseur optimisé a déjà été testé avec cette membraneCommuniqué de presse Fraunhofer (11 mai 2009), cité par le Bulletin ADIT Allemagne 59457.

Un nouveau cap technologique semble avoir été franchi par « Blue World Technologies », une entreprise danoise spécialisée dans le développement de piles à combustible au méthanol à haute température The next generation of high-efficient methanol fuel celle solutions, blue.world, consulté le 15 mars 2020.

Fonctionnement (réactions) Les DMFC sont basées sur l'oxydation du méthanol sur une couche de catalyseur afin de former du dioxyde de carbone. De l'eau est consommée à l'anode et est produite à la cathode. Les protons (ion H+) sont transportés au travers de la membrane échangeuse de protons vers la cathode où ils réagissent avec de l'oxygène afin de produire de l'eau. Les électrons sont transportés via un circuit externe de l'anode vers la cathode, procurant ainsi de l'énergie aux équipements externes.

Les demi-réactions sont : anode : CH3OH + → + 6 H+ + 6 e− cathode : + 4 H+ + 4 e− → 2 ce qui donne globalement : 2 CH3OH + 3 → 2 + 4 .

Puisque l'eau est consommée à l'anode lors de la réaction, le méthanol pur ne peut pas être utilisé sans réserve d'eau via un transport passif comme la rétro-diffusion (osmose) ou un transport actif comme le pompage. Le besoin en eau limite la densité énergétique du combustible.

Histoire À la fin de l'année 2004, la filiale de Mechanical Technology Inc., MTI MicroFuel Cells a produit sa première DMFCNon trouvé le 15 mars 2020, ncl.ac.uk pour un usage commercial. La technologie de la batterie compacte sans fil et rechargeable de « MTI's Mobion » consiste en une pile à combustible qui fonctionne sous 100 % de méthanol. Cette solution a été commercialisée sur les marchés militaires, industriels et grand public comme une solution à bas coût pour les batteries lithium-ion.

En 2005, le record de la plus petite pile commerciale disponible était détenu par Toshiba, avec pour dimension . Cet objet délivre sur de combustible, et tire avantage des nouvelles technologies permettant l'usage de méthanol non dilué (99,5 %).

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Pile à combustible Méthanol Méthode de séparation membranaire Énergies renouvelables Électricité

Liens externes Une pile à combustible pour voiliers et camping-cars Communiqué de presse de Toshiba Codes et standards pour les piles à combustibles

Méthanol direct

ko:연료전지#직접메탄올 연료전지 (Direct Methanol Fuel Cell, DMFC)