Le () est une unité d'artillerie de l'armée française, créée en 1873 et dissoute en .

Création et différentes dénominations : formation du : prend le nom de (). : devient (). : dissolution. : recréation : dissolution. : recréé sous le nom de : devient le : dissolution.

Chefs de corps

Historique des garnisons, combats et bataille

De à Le est formé à Vincennes le lors de la réorganisation des corps d'artillerie français, avec : 1 batterie provenant du 1 batterie provenant du 1 batterie provenant du 4 batteries provenant du 2 batteries provenant du Le régiment fait partie de la .

En , il quitte Vincennes pour tenir garnison à Orléans.

En -, la participe à la campagne de TunisieHistoriques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900). : Le tient garnisons àAnnuaire officiel armée Française , , vue 605 : Orléans, pour l'artillerie montée (, ) et les batteries lourdes de 155 CTR ( : , , ) et à Fontainebleau ( : , , ) : changement de garnisons: Artillerie montée, pour le , l'état major et du quittent Orléans pour FontainebleauRetronews : La France militaire : journal non politique des armées de terre et de mer, édition du 05.04.1914, page 1, en bas dernière colonne et page 2. Artillerie lourde, pour le , les batteries de 155 CTR du du (, , ) quittent Orléans pour Gien.

; en application de la loi du Loi du 24 juillet 1909 modifiée par la loi du , relative à la constitution des cadres et des effectifs de l'armée d'active et territoriale en ce qui concerne l'artillerie., le du (batteries 10, 11, 12) armées de 155 CTR à Gien devient le du ..

Première Guerre mondiale Affectation Début le est mobilisé à Fontainebleau. Constitué de trois groupes de 75, il est rattaché à la d'infanterie.

Bataille des Frontières : bataille de Charleroi, bataille de Guise, Montmirail (du au ) Grande Retraite Batailles de la Marne et de l'Aisne (du au ) Bataille de l'Yser. La Maison du Passeur. Ypres (du à fin )

Nieuport (du à )

Rive gauche de la Meuse (304) (du au ) Rive droite de la Meuse (prise de Fleury) (du au ) Prise de Douaumont () (du au ) Louvement () (du au )

Aisne () (du au ) Bataille de la Malmaison () (du au )

Bataille de Picardie (combat de Rellet) (du au ) Opérations devant Noyon (du au ) Bataille de l'Aisne (Longpont, Bougneux) (du au )

Entre-deux-guerres Après avoir participé à l'occupation de la rive gauche du Rhin, il rejoint Fontainebleau en . En , il est fusionné avec le pour former le recréé à Vincennes au fort de Charenton.

Seconde Guerre mondiale Le participe à la Seconde Guerre mondiale au sein de la , il est dissous fin .

Reformé en partir de groupes F.F.I de Paris, le SHAEF refuse son engagement sur le front allemand. Il est alors dirigé avec la 10e DI dans les Deux-SèvresStéphane Weiss, « Entre grands desseins et désillusions, le difficile réarmement de la France en 1944-1945 vu à travers les cas des 10e et 19e Divisions de Paris et de Bretagne », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest [En ligne], 125-4 | 2018, mis en ligne le 18 décembre 2020, consulté le 17 février 2024. URL : http://journals.openedition.org/abpo/4138 ; DOI : https://doi.org/10.4000/abpo.4138, il rejoint avec ses canons de et court la reformée. Il a également reçu 12 obusiers de la part de l’armée américaine (sur 48 prévus). Il participe à la libération de la poche de Royan et à celle de l'Île d'Oléron, avant de rejoindre l'Allemagne. De à , ses groupes sont disséminés dans plusieurs villes occupées.

à 150px|right|thumb|Insigne de béret de l'artillerie de à

Le régiment était basé à Idar-Oberstein (Allemagne de l'Ouest, land de Rhénanie-Palatinat). Selon le service des archives de cette ville, il y a à Idar-Oberstein trois casernes, nommées , et Straßburger-kaserne. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, ces trois casernes étaient occupées par les troupes françaises. En , la Straßburger-kaserne, où était basé le 2/, est passée sous le contrôle des troupes américaines. Les troupes françaises sont restées jusqu'en aux Hohl-Kaserne et Klotzberg-kaserne.

L'armée française avait établi : Le « Quartier Clappier » dans la Hohl-Kaserne affecté au commandement du régiment, et le 1/ Le « Quartier Jeanne d'Arc » dans la Klotzberg-kaserne, affecté à l'école d'application d'artillerie. Dans la Straßburger-kaserne était affecté le 2/, transféré en à Altenglan, près du camp de Baumholder. Le était stationné à Wittlich, au nord de Trèves. Ces groupes furent ensuite regroupés à près de Coblence, quartier Jeanne d'Arc, caserne allemande « GneisenauAppelé de la classe 49/2. Service à Wittlich en 1949-1950. Appelé du contingent qui y a séjourné de novembre 1954 à juillet 1956 ». Ces éléments du étaient pourvus d'obusiers de de campagne.

De à Le du participe aux opérations de maintien de l'ordre en Afrique du Nord (Tunisie). Dissous puis recréé en Allemagne, il changera d'appellation.

De à Le () est stationné à Müllheim.Le régiment devient le () en .

De à

Le () est arrivé à Stetten am kalten Markt, camp du Heuberg, près de Sigmaringen et faisait partie de la . À Stetten, il était constitué de d'artillerie et d'une batterie de commandement : Le de 3 batteries équipé de quatre obusiers automoteurs M41 de . Le de 3 batteries quatre équipé d'obusiers automoteurs M41 de Le équipé deux lanceurs de roquettes Honest John de . La Batterie de commandement de l'artillerie divisionnaire (BCAD) (batterie au service de la dans son ensemble) composée de 3 sections : Deux sections de radars ANPQ4 (qui avaient remplacé les Q10 que la batterie avait à Müllheim), pour protéger la contre les tirs de mortiers en détectant leurs points de départ donc permettre les tirs de contre-batterie et de radars SDS (surveillance du sol) pour repérer dans la profondeur les mouvements de l'ennemi (portée maximum sur véhicules et hélicoptères, sur personnels à pieds). Une section topographique destinée à l'équipement topographique de la zone divisionnaire Une section météorologique destinée à fournir les éléments aérologiques pour l'ensemble des régiments d'artillerie de la division. La BCAD fournissait aussi les véhicules et moyens radio du Commandement de l'artillerie de la division en cas d'activation de celle-ci. En , la Batterie de commandement de l'artillerie divisionnaire (BCAD) devient la Batterie d'Artillerie Divisionnaire (BAD).

de à Le () équipé de 105 autoportés AU 50, était basé à Weingarten.

de à Le () revient en France pour être équipé de missiles Pluton en remplacement du missile américain Honest John. Il est stationné à Oberhoffen-sur-Moder depuis novembre près de Haguenau jusqu'en . de à vignette|Chargement d'un AUF1 à Mostar (Bosnie). Le régiment est équipé de canons automoteurs de AUF1 et rejoint la dont le poste de commandement (PC) est stationné à Besançon. En les hommes du participent aux actions extérieurs comme en Afrique, au Moyen-Orient et en ex-Yougoslavie notamment au Mont Igman.. Il est dissous en 1999..

Le missile Pluton

Le Pluton était un blindé de transport et de lancement des missiles nucléaires tactiques de l'armée de terre française. Le missile Pluton était en lui-même un système balistique nucléaire à courte portée, lancé à partir d'une rampe lance-missile montée sur un châssis chenillé AMX-30 D. Cet équipement a constitué la force de dissuasion tactique nucléaire française pendant la guerre froide. Le missile Pluton avait une portée opérationnelle de , avec une précision de l'ordre de , ce qui ne lui permettait pas de frapper au-delà de Allemagne de l'Ouest ou du territoire français, cette portée limitée a conduit au développement du missile Hadès, à plus long rayon d'action. Le temps de mise en batterie opérationnel d'un Pluton est d'environ . Le système balistique nucléaire Pluton était relativement facile de déploiement, même dans des conditions difficiles, de plus un drone CT.20 était capable de fournir des informations de dernière minute sur la cible avant le tir, ce qui faisait de ce lanceur un système opérationnel rapide et sûr en opérations. Cette arme fut uniquement utilisée par la France, elle lui a fourni la possibilité de tirer des vecteurs nucléaires de courte portée avec une puissance chirurgicale, le tout mobile, et donc difficilement repérable. Le Pluton fut déployé jusqu'à la fin des années 1980, dans cinq régiments d'artillerie de corps d'armées basés dans le nord de la France, chacun étant équipés de six lanceurs. Le de l'armée française était l'un des cinq régiments d'artillerie français équipés de missiles nucléaires pré-stratégiques Pluton.

Étendard

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : L'Yser 1914 Verdun 1916 La Malmaison 1917 L'Avre 1918 La Marne 1918

Décorations Sa cravate est décorée de la croix de guerre - avec cinq citations à l'ordre de l'armée.

Il obtient sa première citation sur l'Yser puis une autre à Verdun et à La Malmaison en . Deux autres citations à l'ordre de l'armée en lui vaudront la fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire.

Insigne

Personnalités ayant servi au sein du régiment

Édouard Laffon de Ladebat (-), général français. Alfred Dreyfus (-), officier français. Victor Napoléon (-), fils de Napoléon (Jérôme) Bonaparte et de Clotilde de Savoie-Carignan. Jacques Cariou (-), triple médaillé en équitation aux Jeux olympiques de 1912, lieutenant, puis capitaine au de à « Cariou Jacques », sur culture.gouv.fr, base Léonore, dossier LH/427/76, notice L0427076, 8 (consulté le 12 février 2018).. Henri Marais (-), Compagnon de la Libération. Eugène Rhullier (1881-1917), poète et sous-lieutenant puis lieutenant au régiment. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Cole Porter (-), compositeur et parolier américain. Marcel Doret (-), aviateur (qui a commencé la guerre mondiale dans ce régiment d'artillerie). Paul Jonas (-), Compagnon de la Libération. Henri Paumelle (-), homme politique. René Cailleaud (-), résistant français, Compagnon de la Libération. Roger Séférian (-), Compagnon de la Libération.

Sources et bibliographie Pierre Montagnon : Histoire de l'armée française. Henri Kauffer : Historiques de l'artillerie française. Capitaine Delcourt : Historique du . , . Historique du Régiment d’Artillerie Louis Susane : Histoire de l'artillerie Française Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900)

Notes et références

Voir aussi Liens externes

En Bosnie description de l'engagement du 32 en Bosnie.

Articles connexes Liste de régiments français Grades de l'armée française Régiment d'artillerie français

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