Bab El Fellah ou Bab El Fella () est l'une des portes de la médina de Tunis (Tunisie). Faisant partie des portes situées sur la deuxième enceinte des faubourgs sud de Tunis, elle donnait accès à la route de Zaghouan et de Kairouan.

Édifiée vers 1350 et rasée vers 1890, la rue qui la reliait à Bab El Jazira en a conservé le nom.

Origine du nom

gauche|vignette|Brèche dans les remparts.

La porte a été appelée de trois façons différentes.

Son premier nom, (Bab El Fellah, en ), décrit son rôle économique important d'ouverture de la ville de Tunis sur les plaines agricoles en direction de Zaghouan et Kairouan.

Un deuxième nom, (Bab El Felaq, en ), lui aurait été donné à cause d'une large brèche faite dans le rempart de la deuxième enceinte à proximité d'elle.

La tradition lui attribue aussi comme troisième nom celui de (Bab El Fella, en , mot dérivé du verbe فلّ, soit ) car c'est par cette porte que de nombreux Tunisois ont pu s'enfuir en 1535 lors de la prise de la ville par Charles Quint.. C'est le nom le plus utilisé actuellement.

Témoignage L'aquarelliste français Charles Lallemand, qui visite la Tunisie à la fin du , livre un témoignage sur cette porte :

Culture Bab El Fella est le nom d'un roman historique de publié en 2005 et retraçant la situation sous l'État hafside, l'occupation espagnole et le début de la domination ottomane. Ce roman a reçu le prix du premier roman en langue arabe lors des Comar d'or 2006...

La porte, et par extension le quartier populaire du même nom, a inspiré le titre d'un film de Moslah Kraïem. sorti en 2014, Bab El Fella, le Cinémonde..

Notes et références

Fellah