Lise Thériault, née le à Toronto, est une femme d'affaires, éditrice et femme politique québécoise. Elle est députée libérale de la circonscription Anjou–Louis-Riel du au .
Membre du Parti libéral du Québec, elle occupe plusieurs fonctions ministérielles au sein des gouvernements Charest et Couillard – notamment à l'Immigration, au Travail, à la Sécurité publique, aux Petites et Moyennes Entreprises, à l’Allègement réglementaire et au Développement économique régional, ainsi qu’à la Condition féminine – et occupe également la fonction de vice-première ministre du Québec, pendant trois ans et demi, jusqu'en .
Biographie Carrière entrepreneuriale Lise Thériault est la troisième d'une famille de cinq enfants, née d'un père acadien et d'une mère québécoise. Après ses études en secrétariat bureautique et administration au secondaire, elle désire entrer immédiatement sur le marché du travail. Engagée comme secrétaire-réceptionniste dans une compagnie de publicité, elle passe rapidement au département des ventes comme représentante en publicité. À l’âge de elle devient directrice des ventes et est à la tête d’une équipe d’une trentaine de représentants. Au milieu des années 1980, diriger une équipe des ventes n’était pas évident pour une jeune femme. Forte de cette expérience, elle fonde à l’âge de , avec son conjoint Gérard Therrien, son entreprise. Le Journal L’Édition commerciale fait son apparition dans l’Est de Montréal avec la publication du premier numéro en . L’Édition commerciale deviendra L’Édition, le journal des gens d’affaires. Deux autres mensuels viendront s’ajouter soit L’Express d’Anjou et L’Express du Plateau. Les deux journaux locaux seront achetés par le groupe Transcontinental qui cessera leurs publications.
Gérard Therrien étant l’unique propriétaire depuis le passage en politique de Lise Thériault, il conserva l’Édition jusqu’en 2008, année où il fut vendu à son fidèle collaborateur Alain Dulong. Le journal a cessé ses opérations en .
Au démarrage du journal, Lise Thériault s'implique dans de nombreux organismes, entre autres à la chambre de commerce et d’industrie de l'est de l'île de Montréal (CCIEIM), au Réseau des femmes d'affaires du Québec (RFAQ) et dans plusieurs conseils d’administration locaux.
À ce titre, elle remporte, en 2001, le concours provincial des Prix des Femmes d'Affaires 2001, catégorie Femme d'affaires socialement engagée. Pendant ce temps, elle s'intéresse aussi à la politique. Elle soutient Louise Harel, alors députée d'Hochelaga-Maisonneuve., ainsi que Line Beauchamp au Parti libéral du Québec, avec qui elle siège sur plusieurs comités. Elle admire ces femmes courageuses qui sont de beaux exemples, deux beaux modèles à suivre.
Carrière politique Le , le député d'Anjou–Louis-Riel, circonscription qu'habite Lise Thériault, démissionne. La femme d'affaires est alors courtisée par le Parti québécois et le Parti libéral du Québec pour devenir candidate dans la circonscription d'Anjou pour le remplacer. Elle choisit de porter les couleurs libérales et remporte la circonscription le , lors de la tenue d'élections partielles.
Une fois élue, elle est porte-parole de l'opposition officielle en matière d'emploi. Lors des élections générales québécoises de 2003, les libéraux accèdent au pouvoir. Elle est alors membre de la Commission de l’administration publique de à et Vice-présidente de la Commission des institutions du au . Elle est par la suite nommée, par Jean Charest, ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles et devient membre du Comité ministériel du développement social, éducatif et culturel de à . À la suite de l'élection d’un gouvernement minoritaire, elle n’assume pas de fonction ministérielle et elle préside la Commission des institutions, tout en étant membre de la Commission de l'Assemblée de à .
De 2008 à 2010, à la suite de l'élection de , elle accède à nouveau au conseil des ministres à titre de ministre déléguée aux Services sociaux, puis est nommée ministre du Travail le . Elle est alors envoyée au front pour piloter le dossier de l'abolition du placement syndical dans le secteur de la construction. De à , elle est membre du Comité ministériel du développement social, éducatif et culturel. Après un deuxième court passage dans l'opposition officielle de 2012 à 2014, elle devient ministre de la Sécurité publique. Le premier ministre Philippe Couillard la choisit comme vice-première ministre du Québec. En , elle devient ministre responsable de la région de Lanaudière. Le , à l'occasion d'un remaniement ministériel, le premier ministre la reconduit dans ses fonctions de vice-première ministre du Québec et lui confie le rôle de ministre responsable des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Allègement réglementaire et du Développement économique régional, ainsi que la responsabilité de la Condition féminine. Elle fait l'objet de critiques en en se positionnant comme non féministe alors qu'elle est la ministre responsable de la Condition féminine. Elle donne le conseil suivant aux femmes : « Tu veux prendre ta place ? Faire ton chemin ? Let’s go, vas-y ! ». Elle tente de rectifier la situation en se disant par la suite « féministe à [s]a manière », mais entre-temps, son premier ministre Philippe Couillard, qui lui-même refuse l'étiquette de féministe, commente en disant que l'« étiquette de féministe [est] un débat peu utile ». À la fin de sa carrière politique, Lise Thériault revient sur ce moment et précise qu’elle n'est pas pour le féminisme revanchard. Elle est d’avis que les femmes et les hommes doivent travailler ensemble, sur le même pied d’égalité. Elle précise en disant qu’il faut faire des batailles avec les hommes et non contre les hommes.
En , elle est nommée ministre de l’Habitation, ainsi que ministre responsable de la Protection des consommateurs. Elle cède le rôle de vice-première ministre en . Pendant cette période, elle est également membre de plusieurs comités ministériels tels que le Comité ministériel du développement social, éducatif et culturel, le Comité ministériel de l’économie, de la création d’emplois et du développement durable, ainsi que le Comité ministériel de l’implantation de la stratégie maritime. Elle est également Vice-présidente du Comité des priorités et des projets stratégiques d' à . Le , elle est réélue comme députée d'Anjou-Louis-Riel même si sa formation politique, le Parti libéral du Québec, se retrouve dans l'opposition.
Fonctions dans l'opposition officielle 2002 Lorsqu’elle est se retrouve pour la première fois dans l’opposition officielle, en 2002, Lise Thériault devient membre de la Commission de l’aménagement du territoire d' à , ainsi que porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi pendant cette même période.
2012 à 2014 Entre 2012 et 2014, alors que le Parti libéral du Québec se retrouve dans l’opposition officielle, Lise Thériault occupe plusieurs fonctions. Elle est notamment leader parlementaire adjointe du au , ainsi que du au . Elle est porte-parole en matière d’éthique et de déontologie du au . Elle est également porte-parole en matière d’éthique, de déontologie et de services gouvernementaux du au . Du au , elle est membre du Bureau de l’Assemblée nationale.
2018 à 2022 De 2018 à 2022, Lise Thériault est porte-parole et membre de commission. Pendant cette période, elle est porte-parole pour la protection des consommateurs, en matière d’habitation, en matière d’affaires municipales, ainsi qu’en matière d’entrepreneuriat féminin. Elle est membre de la Commission des transports et de l’environnement, de la Commission de l’aménagement du territoire et de la Commission de l’Assemblée nationale. Elle est présidente de la Commission de l’aménagement du territoire du au et présidente de la Commission de la culture et de l’éducation du au .
Relations internationales - Familles de parlementaires Lise Thériault s’est impliquée dans de nombreuses familles de parlementaires au cours de ses mandats dans l’opposition officielle. Elle s’est notamment impliquée dans le Réseau des femmes de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) d' à , ainsi que de à . Elle est d’ailleurs membre du Comité directeur et du Réseau du au . Cette expérience lui permet de se déplacer au Sénégal, au Laos, en Mauritanie et au Gabon. Lors de ces séjours à l’international, elle donne des conférences sur la place des femmes en politique.
En 2003, Lise Thériault est rapporteure pour la Convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes (CDEF).
Du au , ainsi que du au , elle est membre de la section du Québec de la Confédération parlementaire des Amériques (COPA) et membre de la Délégation de l'Assemblée nationale pour les relations avec les institutions européennes (DANRIE).
Elle est également membre de la Délégation de l'Assemblée nationale pour les relations avec l’Assemblée nationale française (DANRANF) du au . Elle occupe le poste de vice-présidente de l’Assemblée nationale pour les Relations avec le Sénégal : Comité directeur (DANRANS) du au .
Engagement auprès du Parti libéral du Québec - militantisme Lise Thériault est co-présidente du Congrès des membres du Parti libéral du Québec en 2004 avec Éric Forest, maintenant sénateur à la chambre haute du Canada.
Elle est également présidente de la campagne de Raymond Bachand, lors de la course à la chefferie du Parti libéral du Québec, de 2012 à 2013.
Principales réalisations en tant que ministre Lorsque Lise Thériault est ministre de l’Immigration et des communautés culturelles, en , son ministère publie le Guide apprendre le Québec - Guide pour réussir mon intégration pour la première fois. Ce guide est revu et corrigé en 2012 mais il est toujours considéré comme un outil indispensable qui présente une synthèse des démarches les plus importantes pour bien préparer son projet d’immigration et réussir son intégration à la société québécoise.
C’est à titre de ministre déléguée aux Services sociaux en 2009 qu’un premier Plan d’action pour lutter contre l’itinérance est déposé, à la suite des consultations menées entre autres, par son collègue Geoffrey Kelley.
Lors du terrible tremblement de terre qui touche Haïti en , avec son collègue Emmanuel Dubourg et le gouvernement du Canada, c'est déjà orphelins qui sont rapatriés au Québec. Les parents qui avaient entamé les procédures d’adoption avant le séisme et les enfants qui étaient jumelés, bénéficient d’une loi d’exception créant une procédure exceptionnelle pour permettre de compléter leur dossier d’adoption. Les juges haïtiens étant décédés, il est impossible de refaire tous les documents qui ont été détruits dans le séisme. Constatant l’impossibilité de faire reconnaître l’adoption devant le tribunal de la jeunesse, l’adoption d’une loi spéciale est nécessaire pour reconnaître les droits parentaux sur les enfants, faire les changements de noms des enfants auprès du directeur de l’état civil, émettre les certificats de naissance, ainsi que tous les documents dont les parents ont besoin pour faire reconnaître la citoyenneté canadienne pour leurs enfants. Cette loi d’exception suspend aussi le pouvoir des juges et est valide pour les concernés.