La rue Blanche, est une voie du nord-ouest du de Paris, en France.

Situation et accès Elle relie la place Blanche à la place d'Estienne-d'Orves. Elle est délimitée par la rue de Châteaudun au sud et la place Blanche au nord, elle donne son nom à la station de la ligne 2 du métro de Paris. Au sud, se trouve par ailleurs la station Trinité - d'Estienne d'Orves de la ligne 12.

Les rues suivantes débouchent sur la rue Blanche (du nord au sud) : rue de Douai, rue de Calais, rue Mansart, rue Ballu, rue Chaptal, rue La Bruyère, rue Moncey, rue de la Tour-des-Dames, rue Saint-Lazare.

Origine du nom Elle doit probablement son nom au passage fréquent, au , des tombereaux transportant du plâtre extrait des carrières de Montmartre.

Historique Cette voie est un ancien chemin qui conduisait du village des Porcherons aux carrières de Montmartre. Elle commence à être bâtie vers 1670 et est indiquée sur un plan de 1672, sous le nom de « rue de la Croix-Blanche » à cause d'un cabaret qu'on voyait encore vers 1860 à l'enseigne de la Croix-BlancheFélix Lazare et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris, Paris, 1844.. Elle prend sa dénomination actuelle en 1793 et reliait alors la rue Saint-Lazare à la place Blanche.

Le côté des numéros impairs, à partir du , longeait les folies du maréchal duc de Richelieu puis celle du fermier général Jean Gaillard de la Bouëxière dont les entrées principales se situaient rue de Clichy.

L'ouverture du square D'Estienne-d'Orves et de l'église de la Trinité a fait disparaitre les 10 premiers numéros impairs.

L'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT) a longtemps été surnommée « Rue Blanche » dans le milieu théâtral, puisqu'elle y fut domiciliée au 21 de 1942 à 1997.

En 2012, Criteo y installe son siège social.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire De la place d'Estienne-d'Orves à la rue La Bruyère

2 : Charles Guillemaut (1809-1886), général et homme politique, y est mort le Archives de Paris, 1886, Décès, 09, V4E 6248.. 2 bis : Stanislas Limousin (1831-1887), pharmacien français, y tint son officine. Celle-ci sera reprise par son gendre, Henri Bocquillon-Limousin (1856-1917). 3 : Camille-Pierre-Alexis Paganel (1795-1859), homme politique, y est mort le « Avis de décès de Camille-Pierre-Alexis Paganel », gallica.bnf.fr.. 5 : Gaudin, duc de Gaëte, ministre des finances de Napoléon, y habita en 1829-1841. Émile Léon Paul Salmson, officier de la Légion d'honneur, fils de Jean Jules Émile Salmson, fondateur de Salmson, y a habité.. Siège de la Fondation Danielle-Mitterrand - France Libertés. 6 : anciens locaux de la librairie Simon et Lucien Kra (1919-1941). 8 : Léon Laya, auteur dramatique, y habite et y meurt le Le Moniteur de la mode : journal du grand monde, 1872, .. 10 : Léon Faucher (1803-1854), homme politique, journaliste, économiste, ministre de l’Intérieur, mort le , à Marseille, au retour d’une cure en Italie y habitait« Avis de décès de Léon Faucher », gallica.bnf.fr.. 11 : Maurice Lorfeuvre y a vécu en 1919Archives de Paris, D4R1 997, fiche matricule 2550.. 11 bis : salle d’armes du Cercle national des armées sous l’Occupation. 15 : théâtre de Paris. : ancien hôtel Le Marois, construit en 1829 par l’architecte Pellechet pour le général et homme politique Jean Le Marois (1776-1836)Bruno Centorame, Le 9e arrondissement : itinéraires d’histoire et d’architecture, Action artistique de la Ville de Paris, 2000 ..

21 : hôtel de Choudens, construit en 1901 par l'architecte Charles Girault pour l'éditeur de musique Paul de ChoudensElsa Cau, « 21 Blanche : un monument de la vie parisienne devenu salle de sport », Connaissance des arts, 3 octobre 2018.. (façades, toitures, escalier intérieur et sa rampe en fer forgé, jardin d’hiver)« Ancien hôtel de Choudens », Plateforme ouverte du patrimoine (POP)., le bâtiment abrite depuis la fin des années 2010 un club de sport haut de gamme. 25 : Christuskirche - Église protestante allemande à Paris, église luthérienne membre de l'Église protestante en Allemagne (EKD), dont la façade fut construite en 1911, d'après les plans de l'architecte , dirigé alors par Édouard-Jean Niermans. 27 : l'artiste peintre Achille Gallier y meurt le Acte de décès d'Achille-Gatien Gallier sur le site des Archives de Paris , acte .. 28 : centre de secours de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris. 30 : hôtel Pellechet, petit bâtiment de style néo-classique construit en 1824 par l'architecte Pellechet 33 : immeuble de 1902, architecte Henri Cambon (inscription). 44 : maison de Jean-François Boursault dit « Boursault-Malherbe », il y meurt en 1842 et sa maison fut vendue en 1858 à Théodore Ballu. Le compositeur Hector Berlioz s'y installe le avec Harriet Smithson mais celle-ci va y habiter seule Christian Wasselin, Le Paris de Berlioz, Éditions Alexandrines, 2023, ..

De la rue La Bruyère à la place Blanche

43 : l'artiste Paul Gavarni y réside de 1836 à 1837Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de Minuit, septième édition, 1963, (« A-K »), « Rue Chardon-Lagache », .. 45 : Pierre Humbert, architecte parisien, y habitait. 47 : Manuel Francisco de Barros e Sousa, vicomte de Santarém (1791-1856), historien, diplomate et homme d'État portugais, y est mort le « Manuel Francisco de Barros e Sousa », gallica.bnf.fr.. 49 : Louis Diémer, compositeur et professeur au Conservatoire, y habite et y meurt le Acte de décès de Joseph-Louis Diémer sur le site des Archives de Paris , le 21 décembre 1919, acte 903, vue 26/29.. 51 : bâtiment d’époque RestaurationProtections patrimoniales, arrondissement, Ville de Paris, Règlement du PLU, tome 2, annexe VI, à 255.. 54 : au milieu du XIX siècle, Euphémie Vauthier est l'une des directrices de l'institution et pension de jeunes filles qui se trouve à cette adresse.Firmin Gémier (1869-1933), acteur, metteur en scène et directeur de théâtre, y est mort le « Obsèques de Firmin Gémier », gallica.bnf.fr..

64 : Jacques-Louis-Ange-Eugène Begoügne de Juniac (1810-1881), général, fils de Jacques Begoügne de Juniac, y est mort le « Obsèques de Jacques-Louis-Ange-Eugène Begoügne de Juniac », gallica.bnf.fr.. 70 : Daniele Manin, l'homme politique italien, y habite et y meurt le ; une plaque commémorative sera inaugurée en , Le Temps, 24 mars 1877.. Stéphanie-Marie Arnoult de Joyeuse, baronne Coppens, y habite et c'est chez elle que se réunissent le « les représentants du peuple » opposés au coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte. 72 : l'artiste peintre Juliette Fauchot-Baillion y est née le Acte de naissance de Juliette-Marie-Louise Baillion sur le site des Archives de Paris , acte .. Jules Garcin, violoniste, chef d'orchestre et compositeur, a longtemps habité le avec sa famille. Albert Barré, auteur dramatique, y a vécu et y est mort (1854-1910). : façade de cet immeuble d'angle avec la rue de Douai. : atelier du peintre Edgar Degas jusqu'en 1870Blandine Bouret, « Mémoires des lieux. Les ateliers du bas-Montmartre. II : autour de la place Pigalle », La Gazette de l'Hôtel Drouot, , 2001, .Nathalia Brodskya, Edgar Degas, Parkstone International, 2012, . 78 : l'architecte Théodore Ballu y habite et y meurt le (plaque).

82 : encadrement de la porte décoré. 86 : porte art déco. 96 : l'homme de théâtre André Antoine y louait un atelier en 1887« André Antoine, Mes souvenirs sur le Théâtre-Libre, Fayard, Paris, 1921, . », gallica.bnf.fr.. 96 : ici mourut en 1889 Otto von Thoren, peintre animalier, né à Vienne en 1828.

Notes et références

Pour approfondir

Bibliographie

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

Blanche Blanche, Rue Catégorie:Odonyme se référant au blanc